Les études économiques et analyses risques pays Coface
Émirats arabes unis

Émirats arabes unis

Population 9,5 millions
PIB par habitant 38649 $US
A4
Evaluation des risques pays
A2
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015 2016(p) 2017(p)
Croissance PIB (%) 3,1 3,8 2,7 2,6
Inflation (moyenne annuelle) 2,3 4,1 3,5 3,1
Solde budgétaire / PIB (%) 4,9 -2,1 -3,9 -1,9
Solde courant / PIB (%) 10,0 3,3 1,1 3,2
Dette publique / PIB (%) 15,6 18,1 18,9 18,8

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Parmi les économies les plus diversifiées du Moyen Orient
  • Poids d’Abu Dhabi, détenant environ 90 % des larges réserves d’hydrocarbures des EAU
  • Importance croissante de Dubaï dans les services (centre d’affaires régional, septième port mondial)
  • Importante assise financière grâce aux Fonds souverain d’Abu Dhabi (ADIA)
  • Stabilité politique de la Fédération.

POINTS FAIBLES

  • Economies hétérogènes, toujours dépendantes des revenus d’hydrocarbures d’Abu Dhabi
  • Endettement extérieur élevé des entreprises para publiques de Dubaï
  • Manque de transparence des entités para publiques et des entreprises
  • Problème d'équilibre démographique, en raison de l’importance de la population étrangère

Appréciation du risque

Décélération de l’activité en 2016 et légère reprise en 2017

L’économie des EAU reste plus diversifiée que celle des autres pays du CCG et a démontré une certaine résilience face à la baisse des prix des hydrocarbures. Le ralentissement de la production pétrolière et la baisse des dépenses publiques ont eu des répercussions sur l’économie non-pétrolière. Abu Dhabi,  l’émirat le plus dépendant de la production d’hydrocarbure (49 % du PIB), devrait observer un ralentissement plus marqué en 2017 en raison, notamment, de la baisse des dépenses en capital et des transferts aux entreprises paragouvernementales. Dubaï se montrerait plus résilient, bien que l’activité non pétrolière laisse entrevoir des signes d’essoufflement. A l’échelle des Emirats, les secteurs financiers et du tourisme resteront les moteurs de l’activité. La construction, en revanche, continuerait à éprouver des difficultés. La distribution et le commerce souffriraient également d’une consommation moins dynamique. L’investissement ralentirait en réponse à la diminution des commandes publiques, ce qui affecterait la croissance du crédit. Les exportations continueraient d’être pénalisées par l’appréciation du dollar auquel le dirham est ancré et la hausse des taux intérêt américain renforcerait cette tendance. La légère hausse des prix pourrait cependant venir tempérer cet environnement économique mitigé et donner une légère impulsion à l’activité. L’inflation resterait contenue en 2017, l’effet de la suppression des subventions ayant été absorbé. La baisse des prix de l’immobilier risque également de peser sur le niveau général des prix.

 

Amélioration du déficit public et de l’excédent courant

Le déficit public s’est significativement creusé en 2016, mais il reste bien moins important que ceux observés dans les autres pays du CCG. La baisse du prix des hydrocarbures de 52,2 $ en moyenne en 2015 à 44$ en 2016 a affecté les recettes budgétaires de la fédération. En 2017, le déficit public serait moindre, car le léger rétablissement attendu du prix du pétrole devrait soulager les finances publiques. Les recettes non pétrolières n’évolueraient que faiblement par rapport à 2016 suite aux ajustements opérés sur les taxes et redevances ciblant en particulier les expatriés. Les dépenses devraient rester inchangées par rapport à 2016 avec un budget prévu de 13 Mds USD dont les grandes lignes seraient le développement du secteur de l’énergie et de l’eau, ainsi que le programme de logements de Sheikh Zayed. En outre, un plan s’étalant sur la période 2017-2021 entend rationaliser et prioriser les dépenses publiques. Il devrait se concentrer davantage sur les dépenses d’éducation et de santé et aurait pour objet de limiter la pression sur les infrastructures publiques causée par la croissance rapide de la population. L’apparition d’un déficit public à partir de 2015 a contraint dans un premier temps les gouvernements émiratis à ponctionner  leurs réserves financières, puis, dans un second temps, à émettre de la dette sur les marchés internationaux à l’image de l’émission obligataire d'Abu Dhabi de 5 milliards de dollars en mai 2016. Le niveau d’endettement à l’échelle de la fédération demeure soutenable, si les sept émirats appliquent le principe de solidarité budgétaire. Toutefois, le niveau d’endettement des entreprises paragouvernementales de Dubaï reste préoccupant : leur dette  représente 70 % du PIB contre 27 % pour Abu Dhabi. En dépit du ralentissement des dépôts publics, le système bancaire reste liquide. Les banques émiraties sont  profitables et bien capitalisées.

Dépendant des exportations pétrolières, les comptes extérieurs devraient se rétablir en 2017 après avoir été contraints par le ralentissement des exportations en 2016. Une appréciation du dollar, suite au relèvement des taux US, risquerait néanmoins de limiter la compétitivité des exportations, en particulier non pétrolières. L’attractivité du secteur immobilier pourrait également être pénalisée limitant, ainsi, l’attrait des investisseurs étrangers pour le secteur. Les réserves des banques centrales continueront de se maintenir à un niveau élevé. Elle atteindrait 81 Mds USD en octobre 2016.

 

A l’écart des tensions dans le monde arabe

Les Emirats Arabes Unis se démarquent par leur stabilité politique et sécuritaire dans la région. Mais la fédération n’en joue pas moins un rôle  régional, notamment au sein des coalitions internationales au Yémen et en Syrie. L’environnement des affaires, considéré comme l’un des plus favorables de la zone, tend à s’améliorer notamment grâce au vote attendu de la loi concernant les faillites qui devrait encadrer les processus de liquidation et de restructuration des entreprises en difficulté. Le programme d’"émiratisation" des emplois, qui conduit à fonder le recrutement sur la nationalité, pourrait constituer à l’inverse un frein aux investissements étrangers.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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