Les études économiques et analyses risques pays Coface
Équateur

Équateur

Population 16,279 millions
PIB par habitant 6196 $US
C
Evaluation des risques pays
B
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014  2015 2016 2017 (p)
Croissance économique (%)** 4,5 3,6 0,3 -2,2 -2,6
Inflation (moyenne annuelle) 2,7 3,5 3,9 2,4 1,1
Solde budgétaire / PIB (%)* -4,5 -5,2 -5,1 -6,7 -4,9
Solde courant / PIB (%) -1,0 -0,5 -2,2 -1,4 -0,8
Dette publique / PIB (%) 25,9 31,1 33,8 39,5 39,6

 *(p) : Prévisions

POINTS FORTS

  • Important potentiel minier, pétrolier, gazier
  • Prochaine autosuffisance énergétique grâce à l’hydroélectricité
  • Potentiel touristique (flore, faune, patrimoine)
  • Diversité climatique permettant de nombreuses cultures
  • Richesses marines : 1er exportateur de crevettes

POINTS FAIBLES

  • Economie peu diversifiée, dépendante du pétrole
  • Infrastructures insuffisantes (routes, barrages) et faible qualification de la main d’œuvre
  • Historique de défaut souverain
  • Faiblesse des investissements privés nationaux et étrangers
  • Interventionnisme étatique
  • Crédit onéreux et encore peu développé

Appréciation du risque

Une récession qui devrait persister en 2017

L’économie équatorienne, principalement soutenue par la dépense publique grâce aux revenus du pétrole, a subi le choc de la baisse du prix des hydrocarbures et est entrée en récession en 2016. L’économie déjà fragilisée a également été frappée par un séisme (avril 2016) ayant endommagé certaines infrastructures agricoles et aquacoles, en plus d’un bilan humain très important. En 2017, la contraction de l’activité devrait persister, malgré la légère reprise attendue du prix du baril de pétrole. Les exportations non pétrolières devraient perdre en compétitivité, pénalisées par l’appréciation du dollar américain (qui a remplacé le sucre, la monnaie locale) face aux devises colombiennes et péruviennes (principaux partenaires commerciaux de la région). La consommation des ménages devrait rester faible, affectée par la hausse du chômage, le gel des salaires, l’augmentation de certains impôts et par les restrictions des importations. L’investissement public devrait rester faible, le gouvernement tente de maitriser ses déficits budgétaires afin d’éviter que la charge de la dette ne s’alourdisse et devrait favoriser les dépenses sociales politiquement importantes plutôt que les dépenses en capital. Le cadre juridique instable et l’appréciation du dollar face aux autres monnaies de la région réduit par ailleurs l’intérêt de l’investisseur privé. La dollarisation de l’économie et le ralentissement de la demande interne en particulier devraient contribuer à la baisse de l’inflation.

 

Les restrictions budgétaires devraient se poursuivent

Le déficit public a sensiblement augmenté en 2016, malgré les mesures restrictives afin de limiter la hausse du déficit (gel des salaires des fonctionnaires, augmentation des taxes à l’importation, baisse des subventions, etc.). Les recettes budgétaires ont été affectées par la faiblesse du prix du pétrole (les recettes budgétaires liées à l’activité pétrolière sont passées de près de 28 % du total à environ 19 %, entre 2014 et 2016) et par la contraction de l’activité, qui se sont traduites par une baisse des rentrées d’impôts. Le tremblement de terre survenu en avril dernier n’a fait qu’accroître le besoin de financement de l’Etat, en partie couvert par l’aide du FMI. En 2017, le gouvernement équatorien devrait poursuivre sa politique de restriction budgétaire et mise notamment sur le développement du secteur privé. Le gouvernement a ainsi approuvé de nouvelles mesures et incitations fiscales : exemption de l’impôt sur les sociétés pour les entreprises qui fournissaient une assurance maladie privée pour leurs employés, exemption de taxes sur les capitaux équatoriens détenus à l’étranger à condition que le capital soit rapatrié et investi dans des activités productives en Equateur. Les petites et moyennes entreprises situées aux frontières du Pérou et de la Colombie devraient bénéficier d’une exonération de TVA afin de regagner en compétitivité en raison de la dépréciation de la monnaie des pays voisins et de réduire la contrebande des produits péruviens et colombiens devenus moins cher. Le pays pourrait également avoir recours aux marchés internationaux mais à des coûts plus élevés. La dette publique devrait ainsi progresser à près de 40 % du PIB, le seuil légal prévu la constitution.

 

La faiblesse de la demande interne devrait contribuer à la réduction du déficit courant

La réduction du déficit courant devrait se poursuivre en 2017, tirée principalement par le ralentissement des importations en lien avec la faiblesse de la demande interne et ce malgré l’appréciation du dollar qui rend les importations moins coûteuses (l’Équateur est une économie dollarisée). Le solde courant bénéficierait aussi de la reprise, bien que faible, du prix du pétrole. Les exportations de pétrole et dérivés représentent en effet près de 50% des exportations du pays et 20 % des importations. La balance des services resterait déficitaire, les coûts du fret et les services pétroliers payés à des compagnies étrangères excédant les recettes touristiques. La balance des revenus est affectée par les sorties significatives de capitaux et les IDE, en baisse, ne suffiraient pas à financer le déficit du solde courant. Enfin, le ralentissement de l’économie américaine pourrait également affecter les envois de fonds des migrants équatoriens vivant pour la plupart aux Etats-Unis.

 

L’ancien vice-président, Lenin Moreno, donné pour favori aux élections présidentielles de 2017

Les prochaines élections présidentielles et législatives en Equateur sont prévues en février 2017. Le candidat désigné du parti Alianza Pais (PA) de l’actuel président Rafael Correa, est son ancien vice-président (2007-2013), Lenin Moreno. Malgré le lobbying pro-Correa qui souhaitait convoquer un referendum pour permettre au président de se porter à nouveau candidat, celui-ci a exprimé son souhait de ne pas se représenter en 2017. Le candidat du PA est donné favori selon les sondages, mais son élection n’est pas gagnée d’avance du fait des divisions qui se sont formées au sein de la majorité de gauche et de la baisse de popularité de l’actuel gouvernement. Cela ne profite pas pour autant à la droite, dont la situation est similaire avec des divisions qui se sont créées entre les factions conservatrices et modérées. L’instabilité juridique chronique en Equateur continue de nuire à l’environnement des affaires qui reste médiocre. L’absence de recours aux tribunaux d’arbitrage internationaux, l’interventionnisme de l’Etat, ainsi que la faiblesse du prix des matières premières réduisent l’attractivité du pays.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017 

Haut de page
  • Français