Les études économiques et analyses risques pays Coface
Estonie

Estonie

Population 1.3 million
PIB par habitant 20090 $US
A3
Evaluation des risques dans ce pays
A2
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014 2015 (p)  2016(p)
Croissance PIB (%) 1,6 2,9 1,1 1,8
Inflation (moyenne annuelle) 3,2 0,5 0,0 1,8
Solde budgétaire / PIB (%) -0,1 0,7 0,3 0,0
Solde courant / PIB (%) 0,4 1,3 1,4 1,0
Dette publique / PIB (%) 10,0 10,4 10,0 9,5

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Comptes publics équilibrés et faible endettement
  • Appartenance à la zone euro
  • Liens commerciaux, financiers et culturels étroits avec la Scandinavie
  • Quasi-autosuffisance énergétique grâce aux schistes bitumineux
  • Développement de secteurs à forte valeur ajoutée (électronique, services informatiques)
  • Environnement des affaires très favorable
  • Numérisation des procédures administratives

POINTS FAIBLES

  • Baisse de la population active
  • Coût du travail (cotisations salariales = 33%) progressant plus vite que la productivité
  • Manque de liaisons terrestres avec le reste de l’Union européenne
  • Dépendance des banques aux capitaux de leurs maisons-mères étrangères
  • Dépendance de l’électronique aux importations d’une seule société suédoise
  • Retard de développement des régions orientales à majorité russophone

APPRECIATION DU RISQUE 

Dynamisme de la consommation

Comme en 2015, la consommation des ménages (50% du PIB) sera le principal moteur de la croissance en 2016. Même si les ménages risquent d’être confrontés à la reprise de l’inflation liée, en partie, à l’augmentation des taxes sur le carburant, l’alcool et le tabac, ils profiteront du relèvement du seuil d’exonération à l’impôt sur le revenu, de l’augmentation des allocations familiales et des retraites, d’une nouvelle hausse du salaire minimum et, de manière générale, de l’augmentation de l’ensemble des salaires favorisée par la baisse du chômage et de la population active. La récession et les contre-sanctions russes continueront d’exercer un impact défavorable sur le marché russe, mais aussi, indirectement, finlandais et letton. Nonobstant, les exportations devraient retrouver un peu de vigueur. Celles de produits laitiers, de poisson, d’alcool et de produits chimiques, dont la Russie était friande, ont trouvé des marchés de substitution comme les Etats-Unis, aidées par la dépréciation de l’euro. Le bois brut ou sous forme d’éléments pour la maison, les meubles et la literie trouvent preneurs au Royaume-Uni, au Danemark ou en Suède. La société suédoise Ericsson continue de se fournir en équipements de télécommunication estoniens. La raréfaction des touristes russes et finlandais est en grande partie compensée par la fréquentation accrue des britanniques, des allemands, des lituaniens, des norvégiens et des asiatiques. Par contre, l’activité de transport ferroviaire et routier pâtit de la baisse du transit de biens d’équipement à destination de la Russie, d’autant que cette dernière favorise ses ports. L’investissement devrait aussi légèrement accélérer du fait d’une demande extérieure, absorbant 70% de la production industrielle, mieux orientée et du souci des entrepreneurs d’accroître leur productivité face à au renchérissement du coût du travail. Enfin, les dépenses d’infrastructure vont reprendre grâce aux fonds européens du programme 2014-2020.

 

 

Excellence des comptes publicset extérieurs

Malgré l’accroissement des dépenses courantes, l’augmentation du budget de la défense et la construction d’une clôture électronique le long de la frontière orientale, les comptes publics seront encore très proches de l’équilibre, répondant aisément à la règle de l’équilibre structurel. La contrepartie de cette confortable situation budgétaire est le maintien de la dette publique à un faible niveau, et plus que couverte par les réserves. Le déficit commercial (5,5% du PIB en 2014) et les rapatriements de dividendes par les investisseurs suédois, finlandais et néerlandais, très présents dans la grande distribution, l’immobilier, la finance, mais aussi l’industrie, sont plus que compensés par l’excédent (8% du PIB) des services, notamment informatiques, technologiques ou transitaires. Les investissements directs étrangers (6% du PIB) et les fonds structurels européens ont pour contrepartie les importants investissements de portefeuille effectués à l’étranger par les fonds estoniens de retraite. La dette extérieure représente environ 80% du PIB, hors dettes intragroupes liées aux investissements directs étrangers. Près de la moitié correspond à des engagements bancaires, essentiellement sous forme de dépôts effectués par les banques suédoises dans leurs filiales locales. La part publique étant faible, le solde est donc constitué par l’endettement du secteur privé non financier. De plus, la dette est plus que compensée par les actifs des fonds de pension à l’étranger.

 

Une importante minorité russe, mais indépendance énergétique

Depuis les élections (à la proportionnelle) de mars 2015, Taavi Roivas dirige un gouvernement de coalition regroupant les libéraux du Parti réformateur, les conservateurs de Pro Patria – Res Publica et les socio-démocrates et disposant de 59 sièges sur 101 au Parlement. Les autorités portent une attention toute particulière à l’évolution de la crise russo-ukrainienne et aux questions de défense. Un quart de la population est composé de citoyens russophones, dont l’émanation politique, le Parti du centre, est arrivé deuxième. Si les jeunes reçoivent une éducation en estonien, les anciennes générations le maîtrisent imparfaitement ou pas du tout, empêchant certains d’entre eux d’obtenir la citoyenneté estonienne. Le pays jouit d’une relative indépendance énergétique grâce à l’exploitation des schistes bitumineux, dont le pays est le premier producteur mondial, et qui couvrent une grande partie des besoins en électricité. De plus, même si le gaz russe n’assure que 10% des besoins en énergie du pays, le pays vient d’être relié au terminal gazier lituanien de Klaïpeda qui couvre près de 30% de sa consommation. L’environnement des affaires est excellent. La numérisation du pays est très poussée.  

 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

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