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Ethiopie

Ethiopie

Population 88,85 M
GDP 47,335 M$
C
Country risk assessment
D
Business Climate
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Synthesis

principaux Indicateurs économiques

  2011 2012 2013(e)  2014(p)
Croissance PIB (%) 7,5 8,5 6,5  6,5
Inflation (moyenne annuelle) 33,2 22,8 8,3  9,6
Solde budgétaire / PIB (%) -4,8  -4,1  -4,2  -3,6
Solde courant / PIB (%) 0,7  -6,1  -7,5  -7,0
Dette publique / PIB (%)  37,4  34,2  39,6 40,6

 

(e) Estimations (p) Prévisions

STRENGTHS

  • Progrès dans la diversification de l’économie
  • Investissements publics dans les infrastructures (transport, énergie et télécommunications)
  • Soutien des bailleurs de fonds internationaux
  • Très fort potentiel hydroélectrique

WEAKNESSES

  • Vulnérabilité aux aléas climatiques et à la volatilité des cours des matières premières
  • Non-résolution des causes de l’insécurité alimentaire
  • Niveau des réserves de change insuffisant
  • Lacunes en termes de gouvernance
  • Les emprunts de l’Etat fragilisent le secteur privé
  • Conflits frontaliers

Appréciation du risque

 

La croissance se stabilisera en 2014

Comme en 2013, la croissance restera soutenue en 2014, toujours portée par des investissements publics dans le cadre du plan quinquennal de développement du gouvernement, le plan de transformation de la croissance (GTP). Il vise principalement l’expansion de l’agriculture, l’industrialisation et l’investissement en infrastructures. En juillet 2013, un accord avec Djibouti a été finalisé afin de relier les deux pays par une ligne ferroviaire et une ligne électrique entre Addis Abeba et Djibouti city (6,5 Mds$, 14% du PIB). En outre, la construction du barrage Grand Renaissance (4,8 Mds$, 10% du PIB) continuera de participer à la croissance du pays avant son entrée en fonction prévue fin 2014. Le gouvernement ouvre une partie de l’économie jusqu’ici réservée aux entreprises éthiopiennes. Les secteurs concernés sont l’exploitation agricole, l’extraction minière, la fabrication de certains biens de consommation courante, la télécommunication et le textile. Le numéro deux mondial du prêt-à-porter, le suédois Hennes et Mauritz (H&M), a notamment indiqué qu’il allait étendre son réseau de fournisseur à l’Ethiopie en2014. L'enseigne britannique Tesco ou le fabricant de chaussures chinois Huaijan (qui fournit les marques Guess et Tommy Hilfiger), sont déjà présents. En outre, Ethio Telecom a signé, en août 2013, un contrat de 800 millions de dollars avec le chinois ZTE, deuxième équipementier télécoms chinois, afin d'étendre son réseau et de favoriser l'accès à internet en Éthiopie. La demande extérieure devrait rester modérée alors que la consommation privée pâtira de l’inflation toujours élevée. Le resserrement monétaire entamé en 2013 et la stagnation du cour des matières premières a toutefois permis à l’inflation de passer sous la barre des 10% en 2013 contre 33% en 2011.

 

Une stratégie de croissance induisant une situation financière fragile

En 2014, le déficit courant restera élevé du fait des importations de biens et services liées aux investissements publics et étrangers dans les infrastructures notamment énergétiques (second projet d’énergie éolienne, Adama II). Néanmoins, il diminuera légèrement, car le changement de politique monétaire, visant à favoriser la dépréciation du taux de change pèsera sur les importations à des fins non productives. Dans le même temps, les exportations devraient légèrement diminuer en ligne avec le ralentissement de la Chine (13% des exportations). L’Ethiopie exporte principalement des produits miniers et agricoles. Le pays produit des céréales (maïs, orge, sorgho, blé), des légumineuses (pois chiche, haricots…), des oléagineuses (tournesol, carthame), du colza, de la canne à sucre, du khat, du coton. Malgré cette grande diversité, la production agricole est dominée, en termes de rentabilité, par la culture du café qui assure 35% des exportations. Le niveau élevé des transferts de revenus des travailleurs expatriés et de l’aide extérieure (à hauteur d’environ 10% du PIB) compensera en partie le déficit commercial. Les IDE, en forte progression depuis la mise en place du programme GTP, permettront de couvrir une partie du déficit courant (environ 30%) et le pays devra donc s’endetter davantage. Dans ce contexte, les réserves, qui ont chuté avec la dépréciation de la devise, seront insuffisantes, couvrant à peine deux mois d’importations. 

Le secteur financier est exposé à des risques importants en raison du mode de financement des grands projets du plan quinquennal (GTP). Le rôle important joué par la banque publique Commercial Bank of Ethiopia lui confère un risque systémique qui demande une surveillance accrue. La régulation contraignante qui vise à diriger l’épargne domestique vers le financement des besoins publics pèse sur les banques privées et limite l’investissement privé. Ces dernières font face à des problèmes de liquidités et d’obtention de devises étrangères.

Le déficit budgétaire devrait légèrement diminuer en 2014 du fait d’une amélioration de la collecte fiscale en lien avec la recommandation du FMI. Toutefois, pour limiter l’ampleur du déficit budgétaire, le pays restera dépendant de l’aide extérieure (1,3% du PIB en 2013). Mais, le niveau de dette publique (40% du PIB) reste toutefois modéré.

 

Environnement des affaires difficile

Le parti au pouvoir, l'EPRDP (Ethiopian People's Revolutionary Democratic Party), avait remporté les élections législatives de mai 2010 avec une majorité écrasante (546 sièges sur 547 au parlement), grâce aux lois contraignantes préalablement votées concernant la presse, la société civile et les financements politiques. L’absence d’une opposition structurée ne favorise pas l’éclosion des revendications. Subsisteront néanmoins de fortes tensions militaires avecla Somalieet l’Erythrée. Par ailleurs, le partage des eaux du Nil est facteur de tensions récurrentes avec l’Egypte et le Soudan. En effet, l’Ethiopie remet en cause remettre en cause le traité de 1959 qui garantissait l'exploitation exclusive des eaux du Nil par le Soudan et l'Egypte.

Enfin, le pays pâtit du niveau élevé de la pauvreté et d’un environnement des affaires difficile marqué par le manque de transparence des données du secteur public, la corruption et l’éviction du secteur privé. 

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