Les études économiques et analyses risques pays Coface
Finlande

Finlande

Population 5,4 millions
PIB par habitant 42413 $US
A3
Evaluation des risques pays
A1
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016 (p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) -0,6 0,3 1,4 1,3
Inflation (moyenne annuelle) 1,2 -0,2 0,3 0,8
Solde budgétaire / PIB (%) -3,2 -2,8 -2,7 -2,5
Solde courant / PIB (%) -1,1 -0,4 -0,7 -0,6
Dette publique / PIB (%) 60,2 63,6 67,1 69,6

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Politique économique prudente
  • Main d’œuvre qualifiée et climat des affaires favorable
  • Industries de pointe
  • Niveau de vie élevé

POINTS FAIBLES

  • Forte vulnérabilité à la conjoncture internationale
  • Crise industrielle et perte de compétitivité
  • Dépendance du secteur bancaire finlandais aux secteurs financiers suédois et danois
  • Vieillissement de la population

Appréciation du risque

Une reprise timide de l’activité, soutenue par l’investissement privé 

Après une croissance atone en 2015, l’économie s’est légèrement redressée en 2016, grâce à une consommation privée et des investissements plus dynamiques. En 2017, la croissance devrait toujours rester modérée, soutenue par la progression de l’investissement privé et des exportations. En effet, le secteur industriel (25 % du PIB) se redresserait progressivement grâce aux investissements dans l’énergie ainsi que dans l’industrie forestière et navale. Ces secteurs profiteraient d’une demande extérieure plus dynamique ainsi que de la politique du gouvernement visant à améliorer la compétitivité des entreprises. La faiblesse des taux d’intérêts favoriserait l’investissement résidentiel ainsi que la construction, et le secteur des services (75 % des emplois) devrait également progresser.

Par ailleurs, la consommation privée serait moins dynamique que les années précédentes, contrainte par un accord entre les partenaires sociaux prévoyant un ralentissement de la croissance des salaires jusqu’à fin 2017. De plus, le niveau toujours relativement élevé du chômage (8,8 %), l’austérité budgétaire et le poids de la dette des ménages (120 % du revenu disponible) freineraient toujours l’essor de la consommation privée. Néanmoins, le pouvoir d’achat des ménages s’améliorerait dans la mesure où les salaires réels augmenteraient légèrement, dans un contexte d’inflation toujours modeste (bien qu’en légère hausse). La dépendance de l’économie aux exportations (37 % du PIB) et à la demande provenant de ses principaux partenaires commerciaux (Russie, Allemagne et pays Nordiques), pourrait affecter l’activité en cas de ralentissement de la demande dans ces pays.

 

Des finances publiques qui restent contenues malgré une politique de relance industrielle

La priorité du gouvernement en 2017 resterait la lutte contre le chômage et la relance de son secteur industriel qui souffre toujours d’une faible compétitivité. Un Pacte de Compétitivité a donc été signé avec les partenaires sociaux fin 2016 ayant pour objectif de réduire le coût unitaire du travail de 4 % dès 2017. Les principales mesures concernent l’allongement de la durée annuelle du travail (24h supplémentaire, sans compensation de salaire), un transfert d’une partie des charges patronales vers les cotisations salariales et des salaires qui augmenteraient moins rapidement. Les autorités ont néanmoins accordé aux ménages une baisse de l’impôt sur le revenu pour compenser la hausse des cotisations sociales. De plus, le gouvernement investirait davantage dans les infrastructures, en particulier dans les transports. Cette politique serait financée par des coupes budgétaires dans l’éducation ainsi que dans la R&D et par la réforme du système de sécurité sociale qui transfert cette compétence aux institutions locales (économies d’échelle). Ainsi, le déficit budgétaire resterait toujours inférieur à 3 % mais la dette publique continuerait d’augmenter légèrement, tout en restant relativement faible par rapport à d’autres pays de la zone euro.

Parallèlement, la mise en œuvre de cette politique aurait un impact positif sur la balance courante, dont le solde serait proche de l’équilibre. Les exportations se porteraient mieux notamment dans les secteurs pharmaceutiques, pétrochimiques et dans l’industrie forestière, portées par une amélioration de la compétitivité et des commandes en hausse. Par ailleurs, le secteur électronique profiterait du retour sur le marché (début 2017) de Smartphones de la marque Nokia, rachetée à Microsoft par une société finlandaise. Néanmoins, la hausse des importations freinerait l’amélioration du solde courant en 2017, en raison d’une demande domestique plus dynamique et d’une augmentation modérée des prix du pétrole.

 

Une coalition gouvernementale fragilisée par des mesures impopulaires

Les électeurs finlandais ont confié le pouvoir au Parti du Centre lors des élections législatives d’avril 2015. Le gouvernement de coalition, qui regroupe également le Parti des Finns (extrême-droite) et le parti de centre-droit Coalition Nationale, dispose d’une majorité confortable au parlement (124 sièges sur 200). Cette coalition serait toutefois fragile dans la mesure où le retrait d’un des trois partis provoquerait une perte de majorité pour le gouvernement. De plus, les partis d’opposition se sont renforcés suite à l’impopularité des réformes du Pacte de Compétitivité, visant à réduire le coût unitaire du travail et améliorer la compétitivité. Le Parti Social Démocrate arriverait même en tête selon un sondage réalisé en octobre 2016. Le gouvernement sera donc jugé sur les résultats de son programme de réformes, notamment en matière de chômage.

L’environnement des affaires resterait très favorable puisque le pays se classe à la 13ème place (sur 190) du dernier rapport Doing Business de la Banque Mondiale, avec des performances particulièrement remarquables dans le règlement de l’insolvabilité.

 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

Moyens de paiement

 

La lettre de change n’est pas fréquemment utilisée en Finlande et représente, comme en Allemagne, un signe de défiance de la part du fournisseur ; elle constitue surtout une matérialisation de la créance et vaut particulièrement comme reconnaissance de dette.

 

Le chèque, également peu utilisé dans les transactions commerciales internes et internationales, ne représente qu’une confirmation de la créance, mais doit être provisionné à la date de son émission faute de quoi le tireur peut encourir une sanction pénale ; ensuite, les délais d’encaissement sont assez longs, de 20 jours dans le pays même ou dans les pays européens et ceux bordant la Méditerranée, à 70 jours pour les pays hors d’Europe.

 

En revanche, le virement bancaire par le réseau SWIFT occupe une part non négligeable comme type de règlement des échanges commerciaux locaux et internationaux, les Finlandais étant accoutumé à ce système de paiement qui assure efficacité de traitement.

 

Dans ce cas, il est recommandé d’indiquer, avec précision, sa domiciliation bancaire pour une meilleure rapidité d’exécution, étant rappelé que l’ordonnancement du virement dépend toujours du bon vouloir du client.

 

Techniques de recouvrement

 

Le recouvrement amiable débute par des appels téléphoniques, puis par une mise en demeure simple ou recommandée invitant le débiteur à régler le principal, majoré des intérêts moratoires prévus au contrat.

 

A défaut de référence sur ce point, l’intérêt court à l'échéance de la facture restée impayée et est désormais établi semestriellement par la Banque centrale de Finlande (Suomen Pankki), en fonction du taux de refinancement de la Banque centrale européenne, majoré de 7 points – suite à un amendement à la loi sur les intérêts, entré en vigueur le 1er juillet 2002.

 

La loi sur les intérêts (Korkolaki) du 20 août 1982 stipulait déjà que tout règlement devait avoir lieu dans les délais fixés contractuellement et que tout retard de paiement génèrerait des intérêts à charge du débiteur.

 

A noter, par ailleurs, qu’en droit des obligations, le délai commun de prescription, précédemment de 10 ans, a été réduit à 3 ans, à compter du 1er janvier 2004 et qu’il s’applique rétroactivement aux contrats déjà en cours.

 

Pour les créances certaines et non litigieuses, il est possible de recourir à la procédure accélérée de l’injonction de payer (suppea haastehakemus) procédure écrite fondée simplement sur les justificatifs de la créance, quels qu’ils soient : facture, lettre de change, reconnaissance de dette,….

Le tribunal accorde au défendeur un délai de l’ordre de 2 semaines pour lui permettre de se manifester, voire de faire opposition.

S’agissant d’impayés non contestés, cette action judiciaire accélérée peut désormais être engagée par voie électronique.

La présence d’un avocat n’est pas obligatoire pour ce type d’action, même si elle est courante.

 

Les actions en justice sont menées en langue finlandaise ou en langue suédoise (loi sur le langage – Kielilaki 423/2003 – en vigueur le 1er janvier 2004) et les tribunaux, dans leur majorité, estiment que la langue utilisée n’est pas de nature à allonger la durée de la procédure.

 

Depuis la réforme de la procédure civile du 1er décembre 1993, il est prévu que chaque assignation doit être accompagnée par le demandeur de tous les justificatifs de la créance et des preuves s’y rapportant et ensuite que le tribunal invite le débiteur à répondre, à son tour, par écrit en faisant connaître sa position.

 

Lors d’une audience préparatoire, le juge va instruire l’affaire en fonction des conclusions écrites de chaque partie, des pièces constitutives du dossier et convoquera les plaideurs pour entendre leurs arguments et décider de la pertinence des preuves.

 

Pendant cette phase préparatoire du procès, il est possible, sous l’égide du juge, que le différend se trouve résolu par la médiation et que les relations professionnelles soient restaurées.

 

En l’absence de résultat à ce stade des débats, l’affaire sera ensuite retenue, en audience plénière, devant le tribunal de première instance (käräjäoikeus) – composé de un à trois juges, selon la complexité du cas – audience au cours de laquelle seront examinés les documents probants, seront entendus les témoins et seront exprimées les prétentions finales des plaideurs ; puis, le jugement sera rendu très rapidement, en principe, dans les 14 jours suivants.

 

La partie déboutée garde à sa charge tout ou partie des frais de procédure exposés par la partie gagnante.

Le délai moyen pour obtenir un titre exécutoire est de l’ordre de 12 mois.

 

Les affaires commerciales sont traitées par les tribunaux civils, alors qu’il existe un tribunal des Marchés(Markkinaoikeus), sis à Helsinki, institué en une seule entité, depuis le 1er mars 2002, par la réunion du Conseil de la concurrence et de l’ancien tribunal des Marchés.

 

Ce tribunal est compétent pour apprécier les pratiques commerciales frauduleuses, dénoncer la concurrence déloyale, contrôler les concentrations de sociétés commerciales, rendre des injonctions interdisant le recours à de tels procédés et condamner les contrevenants à des amendes.

Courbe des faillites Finlande
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