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Géorgie

Géorgie

Population 3,7 millions
PIB par habitant 3 754 $US
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016 (e) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 4,6 2,9 2,7 4,0
Inflation (moyenne annuelle) 4,9 5,2 2,8 3,2
Solde budgétaire / PIB (%) -3,2 -3,7 -4,0 -5,5
Solde courant / PIB (%) -10,6 -11,7 -12,1 -12,0
Dette publique / PIB (%) 35,5 41,5 42,1 43,0

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Richesses en ressources agricoles et minérales
  • Soutien international, notamment de l’UE
  • Position géographique stratégique (point de passage du pétrole et du gaz de la mer Caspienne)
  • Système politique démocratique

POINTS FAIBLES

  • Déficit courant structurel
  • Pauvreté importante
  • Stabilité politique intérieure et relations avec la Russie fragiles

Appréciation du risque

Reprise progressive de croissance tirée par les investissements publics en 2017

Les programmes d’investissements publics destinés à moderniser et développer les infrastructures du pays, comme la réalisation du port en eaux profondes sur la côte de la mer Noire (début de la construction prévu courant 2017), devraient soutenir la croissance. L’activité des secteurs de la construction, des transports et des communications devraient être particulièrement dynamiques. Les investisseurs privés devraient être encouragés par les opportunités offertes par la mise en œuvre progressive des accords d’association (AA) et de libre échange (DCFTA) conclus en 2014 avec l’UE. Le résultat des élections législatives de fin 2016, donnant une claire majorité au parti du premier ministre, pourrait en outre améliorer la confiance des entreprises et les ménages. La consommation privée devrait également bénéficier de la baisse continue du chômage (12% en 2015 contre 15 % en 2012), d’une légère reprise de la croissance en Russie, dont proviennent environ 60 % des transferts d’expatriés (10 % du PIB) et d’une hausse des prix qui devrait rester modérée.

L’inflation, très faible en 2016, pourrait augmenter légèrement en 2017, alimentée par la hausse de la demande intérieure et la tendance à la remontée des prix du pétrole. La cible de la banque centrale (4 %) devrait toutefois être respectée.

 

Creusement de déficit budgétaire mais stabilité du déficit courant

Malgré des efforts de maîtrise dans le cadre de l’accord conclu avec le FMI en juillet 2014, les dépenses publiques devraient continuer à augmenter : les projets d’investissements demeurent prioritaires (étant précisé que leur financement est en partie couvert par des prêts multilatéraux) et le projet de budget 2017 prévoit une hausse de certains salaires (éducation). La réforme de la taxation des profits applicable en janvier 2017 (seuls les profits distribués seront taxés) devrait réduire les revenus de l’Etat. Les mesures qui pourraient être décidées dans le cadre de l’assistance technique du FMI, dont bénéficiera le pays à compter de mai 2017, ne devraient pas être effectives avant la fin de l’année 2017. Le déficit budgétaire devrait donc se creuser. La hausse de la dette publique, libellée à 80 % en devises, pourrait être atténuée par l’évolution plus favorable du cours du lari, la dépréciation étant à l’origine de sa forte hausse en 2015.

Le déficit courant ne devrait pas se réduire significativement en 2017. Les prix des produits vendus à l’étranger (cuivre, alliages, mais aussi produits agroalimentaires tels que eaux minérales et le vin) devraient peu évoluer. Par ailleurs, les perspectives de croissance demeurent modestes dans les principaux partenaires commerciaux du pays, en UE (30 % des exportations en 2015) et en CEI (40 % du total, en particulier l’Azerbaïdjan avec 11 % du total). Parallèlement, la reprise de la consommation des ménages géorgiens même modérée, devrait se traduire par une hausse des importations alors que la facture énergétique ne devrait pas baisser en l’absence de nouvelle baisse des cours du pétrole. Les revenus liés au transit de pétrole et une possible augmentation des recettes du tourisme, devraient cependant éviter une nouvelle détérioration du solde.

Malgré le déficit courant élevé, les pressions à la baisse sur le cours du lari pourraient être atténuées par les flux d’investissements. Le secteur bancaire, fortement dollarisé (les dépôts et les prêts sont libellés à environ 65% en dollar) profiterait de cette relative stabilité du cours de change.

 

Stabilisation de la situation politique et bonnes performances en matière de gouvernance, malgré un recul pour certains indicateurs.

Les tensions perdurent dans les régions qui ont proclamé unilatéralement leur indépendance (Abkhazie et Ossétie du sud), soutenues par la Russie. Sur le plan national, la coalition du « Rêve géorgien » (RG), parti du président G. Margvelashvili élu en 2013, a remporté les élections législatives d’octobre 2016, confortant sa majorité (115 sièges sur 150) face au parti Mouvement National Uni (MNU) de l’ancien président M. Saakashvili (27 sièges). Après une période de forte instabilité, ces résultats pourraient permettre une amélioration du contexte politique, favorable à l’avancée des réformes. Le risque d’une concentration du pouvoir au sein d’un seul parti, dans lequel l’ancien Premier ministre Ivanishvili demeure très influent, sans opposition suffisamment organisée pour faire contrepoids, peut toutefois faire craindre un manque de transparence dans la gestion à venir du pays. Les pouvoirs du parlement pourraient d’ailleurs être accrus en cas d’adoption d’un projet d’amendement de la Constitution annoncé par le RG, prévoyant notamment la désignation du président, actuellement élu au suffrage universel, par l’Assemblée.

La Géorgie est l’un des pays les mieux classés de la CEI en matière de gouvernance. Après des progrès réguliers, il tend cependant à se dégrader pour certains indicateurs de la Banque mondiale, en particulier la lutte contre la corruption (58ème en 2015 contre 52ème en 2014) et l’efficacité du gouvernement (69ème contre 60ème).

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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