Les études économiques et analyses risques pays Coface
Ghana

Ghana

Population 26,2 millions
PIB par habitant 1473 $US
C
Evaluation des risques dans ce pays
B
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014  2015 2016 (p)
Croissance PIB (%) 7,3 3,9 3,5 4,0
Inflation (moyenne annuelle) 11,7 15,5 17,2 15,7
Solde budgétaire / PIB (%) -10,1 -10,3  -6,7 -5,3
Solde courant / PIB (%) -11,7 -9,6  -7,6 -6,9
Dette publique / PIB (%) 56,2 69,0 70,1 69,1

 

(e) Estimations  (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Importantes ressources minières (or), agricoles (cacao) et désormais pétrolières
  • Démocratie installée, stabilité politique et sociale
  • Environnement des affaires attractif favorable aux IDE
  • Soutien des bailleurs de fonds multilatéraux (FMI, Banque mondiale, UE…) et bilatéraux (Etats-Unis, R-U, Chine)

POINTS FAIBLES

  • Rapide augmentation de l’endettement public
  • Lacunes en matière d’infrastructures (énergie, transport)
  • Dépendance aux cours des matières premières (or, pétrole, cacao)
  • Fragilité des banques publiques qui affecte l’ensemble du secteur bancaire

Appréciation du risque

Une croissance qui reste peu élevée dans un contexte de réduction des déficits

La croissance ghanéenne ne devrait repartir que modérément en 2016. La progression de la production de pétrole demeure plus lente que prévue en raison des problèmes techniques récurrents rencontrés dans l’exploitation du champ de Jubilee. La montée en puissance de l’usine de production de gaz d’Atuabo devrait améliorer la production d’électricité alors que les fréquentes coupures de courant nuisent à l’activité industrielle. Le secteur agricole devrait bénéficier de meilleures récoltes de cacao après une production réduite en 2015 par les conséquences d’une épidémie touchant les cacaotiers. Les services (financiers, télécommunications) devraient rester porteurs. La demande des ménages et les investissements subiront les effets de la réduction des dépenses publiques dans le contexte d’austérité budgétaire. Le niveau élevé des taux d’intérêt (26 % depuis novembre 2015) continuera à peser sur l’accès au crédit.

L’inflation devrait rester élevée sous l’effet conjugué de la hausse des prix de l’eau (59 %) et de l’électricité (67 %) annoncée en décembre 2015 et de la dépréciation du cedi. La relative modération de la demande intérieure devrait cependant contribuer à atténuer la hausse des prix.

 

La situation des finances publiques et du solde courant ne devrait s’améliorer que lentement.

Le déficit budgétaire devrait continuer à se réduire en 2016 mais l’objectif de -4,8 % du PIB prévu dans le budget paraît difficile à atteindre pendant une année électorale, dans un contexte de faiblesse  des cours des matières premières. Les recettes fiscales devraient rester contraintes par les prix bas et la lente augmentation de la production de pétrole, ainsi qu’une croissance modérée de l’activité qui pourrait limiter les recettes hors pétrole. La mise en œuvre des mesures de maîtrise des dépenses publiques annoncées conformément à l’accord conclu avec le FMI, notamment la baisse de la part des salaires dans les dépenses (de l’ordre de 35 % depuis plusieurs années), pourrait être ralentie par la perspective des élections nationales de fin 2016. Le paiement d’arriéré dus au Nigeria au titre de la fourniture de gaz pèsera également sur le budget et la situation financière dégradée de certaines entreprises publiques (compagnie d’électricité) est également une source d’inquiétude.

L’endettement public devient préoccupant, accru par les effets de la dépréciation du cedi (plus de 60 % de la dette est libellée en devises) et l’Eurobond émis en octobre 2015 (1 milliards d’USD) un taux élevé (10,75 %) qui alourdira la charge de remboursement. Le Ghana étudie l’émission d’un nouvel Eurobond d’un milliard de dollars pour combler son budget.

Les besoin d’importations en biens d’équipements d’infrastructures (notamment pétrolières) continueront à peser sur le solde courant. Le déficit courant se réduirait légèrement en raison de la progression des recettes d’exportation du cacao. Les recettes provenant de l’or et du pétrole  ne devraient en revanche pas augmenter fortement en raison de l’absence de perspective de rebond des prix (perspective également valable pour le cacao).

Après s’être déprécié de 46 % face au dollar entre fin 2013 et août 2015, le cedi s’est depuis stabilisé grâce, notamment, à l’intervention de la Banque centrale. Compte tenu de la persistance de déficits courant et budgétaire et le maintien du cours du pétrole à un faible niveau, la dépréciation du taux de change devrait se poursuivre en 2016/2017 mais à un niveau très modéré.

Le secteur bancaire est de plus en plus fragilisé suite au ralentissement économique : la rentabilité a baissé, la croissance du crédit a ralenti, les indicateurs de liquidité se sont détériorés et le taux de créances douteuses a fortement augmenté.

 

L’échéance électorale de fin 2016 pourrait être source de tensions alors que la gouvernance tend à se détériorer

Régulièrement cité comme un exemple dans la région en termes de démocratie, le Ghana organise ses prochaines élections présidentielle et législative le 7 novembre 2016. Le leader de l’opposition Nana Akufo-Addo est arrivé en tête lors des derniers sondages, devant l’actuel Président Mahama. Les tensions sociales, alimentées par l’inflation, les inégalités et la faible redistribution de la manne pétrolière devraient se poursuivre à l’approche des élections et des résultats très serrés pourraient donner lieu à des contestations.

L’apaisement des tensions frontalières avec la Côte-d’Ivoire et les bonnes relations entretenues avec les partenaires commerciaux ne font pas oublier une augmentation du risque terroriste régional suite aux attaques perpétrées dans les pays limitrophes depuis le début d’année.

Le classement du Ghana selon les indicateurs de la Banque mondiale est meilleur que celui de la plupart des pays de la région bien que la faiblesse des infrastructures et les lourdeurs administratives entravent le développement du secteur privé. Après d’importants progrès réalisés entre 2005 et 2010, les performances en termes de lutte contre la corruption et d’efficacité du gouvernement tendent à se détériorer.

 

Dernière mise à jour : Juillet 2016

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