Les études économiques et analyses risques pays Coface
Grèce

Grèce

Population 11,1 millions
PIB par habitant 21648 $US
C
Evaluation des risques dans ce pays
A3
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

Major macro economic indicatorS

  2013 2014 2015  2016 (f)
GDP growth (%) -3.2 0.7 -0.2 -0.2
Inflation (yearly average) (%) -0.9 -1.4 -1.1 0.0
Budget balance* (% GDP) -13.0 -3.6 -7.2 -3.6
Current account balance (% GDP) -2.0 -2.1 0.0 -0.2
Public debt (% GDP) 177.7 180.1 176.9 183.0

*(f): Forecast

POINTS FORTS

  • Soutien de la communauté financière internationale, possibilité d’un allègement de dette fin 2018
  • Leader mondial du transport maritime
  • Attractivité touristique

POINTS FAIBLES

  • Dette publique très élevée
  • Qualité du portefeuille des banques très dégradée
  • Faiblesse des institutions publiques, forte évasion fiscale
  • Base industrielle limitée, faible contenu technologique des exportations (produits alimentaires, chimie, métaux, pétrole raffiné)
  • Tensions sociales entretenues par la rigueur budgétaire et un chômage massif

Appreciation du Risque 

L’activité devrait reprendre au second semestre 2016

Après être à nouveau entré en récession en 2015, du fait des incertitudes engendrées par l’arrivée au pouvoir de Syriza et de l’instauration, en milieu d’année, d’un contrôle des capitaux, le pays devrait renouer progressivement avec la croissance au second semestre 2016 grâce au regain de confiance généré par l’apaisement des tensions avec la communauté financière internationale. La conclusion attendue de la 1ère revue du programme du Mécanisme européen de stabilité suite à l’accord trouvé le 25 mai 2016 par la zone euro et la mise en œuvre, début juin, de mesures additionnelles, doit se traduire par une reprise des décaissements européens et devrait ouvrir la voie à un allégement de dette fin 2018. Le regain de confiance lié à ces derniers développements devrait permettre de lever le contrôle des capitaux et favoriser la reprise de l’investissement. Les tirages sur le plan d’aide devraient notamment permettre à l’Etat de s’acquitter de ses arriérés, et réinjecter par ce biais des liquidités dans l’économie.

Le taux de chômage devrait continuer à baisser légèrement en 2016 du fait des réformes menées ces dernières années et de la reprise de l’activité. Il reste cependant très élevé (24,4 % de la population active au 4ème trimestre 2015).

 

D’importantes réformes ont été votées en mai 2016

Le 3ème plan d’aide, après ceux de 2010 et 2012, approuvé par l’Eurogroupe en août 2015, prévoit la mise à disposition de 86 milliards d’euros en échange de la mise en œuvre d’importantes réformes. Le Parlement grec a approuvé un certain nombre d’entre-elles entre l’été et la fin de l’année 2015, dont la règlementation des saisies immobilières. Au cours du mois de mai 2016, celui-ci a adopté les réformes controversées des retraites et de la fiscalité ainsi que de nouvelles mesures de rigueur réclamées par les créanciers (alourdissement des taxes indirectes, création d’un nouveau fonds de privatisation, d’une Autorité indépendante des revenus publics et d’un mécanisme de correction permettant de réduire automatiquement les dépenses de l’Etat si le pays dévie de sa trajectoire budgétaire). Il en a été de même, début juin 2016, après de fortes hésitations, pour les mesures additionnelles (suppression progressive d’une prime accordée aux retraités, privatisation d’un opérateur électrique, levée des restrictions concernant la vente des prêts non performants garantis par l’Etat).

 

Des progrès ont été réalisés sur le plan budgétaire mais la dette publique ne peut être ramenée sur une trajectoire soutenable que grâce à un allègement conséquent

Le recul plus limité que prévu de l’activité, l’effort d’ajustement budgétaire opéré au second semestre 2015 et des facteurs ponctuels ont permis au pays de dégager un léger excédent primaire (hors intérêts de la dette et soutien bancaire) l’année dernière, soit un résultat supérieur à l’objectif fixé. La recapitalisation des banques, achevée en fin d’année, a toutefois porté temporairement le déficit public total à plus de 7 % du PIB. Les réformes et mesures prises en 2016 devraient permettre de générer de nouvelles économies et de contenir le déficit autour de 3,6% du PIB cette année. Grâce à la reprise de l’assistance financière, le défaut de paiement de l’Etat devrait être une nouvelle fois évité. En outre, si les engagements pris au titre du plan de sauvetage sont tenus, la Grèce devrait bénéficier, fin 2018, d’un important allègement de dette sous forme d’un reprofilage des prêts européens. Toutefois, même après une restructuration, la dynamique de cette dernière restera très sensible aux chocs économiques et budgétaires.

 

Le secteur bancaire est en convalescence

Les banques ont traversé une crise grave marquée par la privation de l’accès aux marchés de capitaux internationaux, la fuite des dépôts, une longue récession et les pertes entrainées par la restructuration forcée de la dette souveraine grecque en 2012. Les banques ont été recapitalisées et restructurées en 2014 puis recapitalisées une nouvelle fois fin 2015. Cependant, leur rentabilité et la qualité de leurs actifs restent très dégradée (les prêts non performants représentent près de 35 % du total des crédits). Enfin, si l’instauration du contrôle des capitaux a permis d’endiguer les retraits de dépôts, ceux-ci ne se sont pas reconstitués. La situation du secteur devrait rester fragile en 2016 même si des efforts sont entrepris pour résoudre le problème des créances douteuses.

 

La vie politique reste marquée par la crise économique et financière

Le pays a connu ces dernières années une forte instabilité gouvernementale (cinq élections législatives et un referendum en sept ans), tous les gouvernements ayant été tiraillés entre les exigences des bailleurs de fonds et la nécessité de prévenir une explosion sociale. Le gouvernement actuel, conduit par le parti de la gauche radicale « Syriza », sorti vainqueur de nouvelles élections législative anticipées (septembre 2015), ne dispose plus que d’une majorité de deux sièges au Parlement et reste donc fragile. Le pays se retrouve, par ailleurs, en première ligne de la crise migratoire.

 

 

Dernière mise à jour : Juin 2016

Moyens de paiement

La lettre de change est utilisée dans les relations commerciales internes et internationales et elle n'est plus soumise, de même que le billet à ordre, au droit de timbre fiscal, depuis le 1er janvier 2002.

La constatation du non paiement s'effectue par protêt dressé par un notaire, dans les deux jours ouvrables à compter de l'échéance.

 

De même, le recours au chèque est encore fréquent dans les transactions internationales alors que, dans le monde des entreprises locales, l’usage en a fait davantage un instrument de crédit plutôt qu’un titre de paiement, servant à matérialiser des échéances successives de règlement ; ainsi, le chèque post-daté, endossé par plusieurs créanciers, est-il communément répandu.

D’autre part, le tireur d’un chèque impayé peut être poursuivi pénalement dans la mesure où une plainte a été déposée.

 

Autre moyen de paiement propre à la Grèce, la lettre d’engagement (hyposhetiki epistoli / promissory letter), d’usage courant dans le commerce international, consiste en une reconnaissance écrite d’une obligation de payer adressée au créancier par le truchement de la banque du client et par laquelle ce dernier s’engage à payer dans le délai contractuel convenu.

 

Si la lettre d’engagement est suffisamment efficace puisqu’elle représente une reconnaissance de dette patente de la part de l’acheteur, elle n’est pas pour autant considérée comme un effet de commerce et, par conséquent, échappe aux règles du droit cambiaire.

 

Enfin, le virement bancaire, par le réseau SWIFT, bien développé dans le milieu bancaire grec, occupe également une part non négligeable comme mode de règlement, permettant rapidité et sécurité de traitement.

 

Techniques de recouvrement

 

Tout recouvrement débute par une mise en demeure recommandée adressée au débiteur lui rappelant ses obligations de paiement, incluant les intérêts contractuels ou ceux fixés par le taux légal.

 

Depuis le décret présidentiel, en vigueur le 5 juin 2003, les intérêts sont exigibles le jour suivant la date de paiement prévue à la facture ou au contrat commercial et le taux applicable, sauf dispositions contraires prévues par les parties, est le taux de refinancement de la Banque centrale européenne, majoré de 7 points de pourcentage.

 

Le créancier peut s’adresser au tribunal, par l’intermédiaire d’un avocat de la place, pour obtenir une injonction de payer (diataghi pliromis), procédure rapide, de l’ordre de un mois environ du dépôt de la demande.

 

Pour diligenter une telle procédure, le créancier doit être en possession d’un document écrit justifiant du bien-fondé de son action en justice, comme une traite acceptée et protestée, une lettre d’engagement ou un billet à ordre impayés, une reconnaissance de dette établie par acte sous seing privé ou l’original d’une facture reprenant le détail des biens vendus et la signature ainsi que le cachet de l’acheteur attestant qu’il a reçu les marchandises ou encore l’original d’un bon de livraison signé.

 

L’ordonnance rendue par le juge permet l’exécution immédiate, sous réserve du respect du droit d’opposition de 15 jours accordé au défendeur.

 

En règle générale; l’opposition n’a pas d’effet suspensif. Afin d’obtenir la suspension de l’exécution, le débiteur doit ensuite déposer une requête en ce sens auprès du tribunal.

 

L’action judiciaire se déroule, selon le nouveau seuil de compétence en vigueur depuis avril 2012, devant le tribunal de paix (Eirinodikeio) pour les créances jusqu’à 20.000 Euros et auprès du tribunal de première instance composé d’un juge (Monomeles Protodikeio) pour les créances de 20.000 Euros à 250.000 Euros et composé de trois juges (Polymeles Protodikeio) pour les créances au delà de ce dernier montant.

 

Quant à ce tribunal collégial, toute tentative de transaction amiable entre les parties et préalable à l’action judiciaire n’est plus obligatoire depuis juillet 2011, cette exigence n’ayant pas démontré son efficacité.

 

Faute de disposer de reconnaissance écrite et patente de l’impayé de la part du débiteur ou en cas de litige, le dernier recours demeure la procédure classique.

 

La durée d’une telle procédure peut s’étendre sur plus d’une année, voire deux à trois ans, en fonction de l’encombrement des tribunaux et de la complexité de l’affaire, nécessitant la production en justice de preuves concluantes dont chaque partie entend se prévaloir (comme tous documents liés à l’opération commerciale), ainsi que l’audition des témoins indispensable au bon déroulement du procès. 

Haut de page
  • Français