Les études économiques et analyses risques pays Coface
Guatemala

Guatemala

Population 16,266 millions
PIB par habitant 3921 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

   2014  2015  2016 2017 (p)
Croissance PIB (%) 4,2 4,1 3,0 3,3
Inflation (moyenne annuelle) 3,4 2,3 4,4 3,6
Solde budgétaire / PIB (%) -1,8 -1,4 -1,6 -1,8
Solde courant / PIB (%) -2,0 -0,3 -0,4 -0,6
Dette publique / PIB (%) 24,2 24,1  24,1 24,5

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Politiques économiques prudentes : faibles déficit et dette publics
  • Soutien des Etats-Unis et des prêteurs multilatéraux
  • Accord de libre-échange avec les Etats-Unis et l’UE
  • Proximité géographique des Etats-Unis et du Mexique
  • Fort potentiel touristique, agricole, minier, hydroélectrique, géothermique

POINTS FAIBLES

  • Risque d’instabilité sociale et politique
  • Faiblesse des infrastructures
  • Vulnérabilité aux chocs externes (catastrophes naturelles et cours des matières premières)
  • Faiblesse des recettes publiques et des institutions
  • Pauvreté, inégalités, sous-emploi, clivages ethniques

Appréciation du risque

Une activité portée par le commerce externe et la consommation privée

En 2017, la croissance devrait rester modérée portée notamment par le dynamisme du commerce externe et de la consommation privée. Les exportations agroalimentaires devraient bénéficier de la hausse de la production agricole en raison de la dissipation des effets du phénomène climatique El Nino qui avaient affecté les récoltes en 2016. Les exportations manufacturières (textile en particulier) devraient encore bénéficier de l’accès privilégié au marché américain. La consommation privée devrait aussi progresser grâce à la hausse du pouvoir d’achat des ménages, en lien avec la baisse de l’inflation, et à la poursuite du dynamisme des transferts des migrants. L’investissement privé devrait en revanche rester relativement faible en raison des difficultés du gouvernement à faire passer les réformes nécessaires à la lutte contre la corruption et la criminalité qui affectent l’environnement des affaires et réduisent l’attractivité du pays. L’absence de consensus au sein de la classe politique en raison de la fragmentation des partis politiques pénalise les projets d’investissements publics, dont les appels d’offre sont régulièrement reportés ou infructueux (absence d’intéressés). Enfin, l’inflation devrait diminuer grâce à la baisse attendue des prix alimentaires favorisé par les bonnes récoltes attendues dans le courant de l’année et par la stabilité de la monnaie locale, le quetzal.

 

Le gouvernement devrait opter pour une politique budgétaire prudente face à la faiblesse des recettes

Les recettes fiscales du Guatemala sont parmi les plus faibles d’Amérique centrale. Malgré les efforts réalisés pour les accroître (tels que la réforme fiscale votée en 2012 censée apporter des recettes supplémentaires), la corruption généralisée et la mauvaise gestion des organismes publics (douane et impôt notamment) continuent d’affecter la collecte de l’Etat. Le lobbying puissant exercé par des secteurs privés influents et réticents à accepter une charge fiscale plus élevée limite par ailleurs la marge de manœuvre du gouvernement. Ainsi, les propositions de l’été 2016 telles que la hausse de l’impôt sur les sociétés et les taxes sur les carburants ont été retirées de l’agenda politique suite aux vives critiques qu’elles ont suscitées auprès des entreprises. De nouvelles propositions sont à l’étude, dont la hausse progressive de la TVA, et devraient être présentées au Congrès dans le courant du premier trimestre de 2017. Compte tenu de la difficulté à augmenter les ressources de l’Etat, les autorités pratiquent une politique budgétaire prudente afin d’éviter une progression de la dette publique. Cela limite cependant la planification de l’action publique en termes de progression des dépenses sociales et en investissement dans un pays ou la pauvreté atteint encore près de la moitié de la population.

 

Le déficit courant devrait rester faible, favorisé par la hausse des exportations malgré la reprise modeste du prix de l’énergie

Le déficit courant trouve son origine dans le déficit commercial, puisque les importations du Guatemala représentent en moyenne plus d’une fois et demie la valeur de ses exportations. Les achats à l’étranger de biens d’équipements et de matières premières (plastique, textile) soutiennent les capacités d’exportation du pays, de l’industrie textile et alimentaire en particulier. La progression modeste du coût d’importation du pétrole devrait en partie être compensée par la hausse des exportations agricoles (sucre, café) dont les perspectives de production et de prix se sont améliorées. L’excédent de la balance des transferts, grâce aux remises des émigrés guatémaltèques vivant pour la plupart aux Etats-Unis, permet par ailleurs de limiter la progression du déficit courant. Ces remises, en constante progression, sont estimées à près de 10% du PIB en 2015. En revanche, la balance des services et des revenus reste déficitaire en lien notamment avec les frais de transports et les rapatriements des dividendes des entreprises étrangères.

 

La fragmentation politique ralentit le rythme des réformes

Au pouvoir depuis janvier 2016, le gouvernement du président Jimmy Morales du parti Frente de Convergencia Nacional (FCN) semble dans l’incapacité de faire passer des réformes substantielles en matière fiscale et de lutte contre la corruption. Le manque d'expérience politique du nouveau président constitue un obstacle important à la négociation des réformes dans un environnement politique très divisé. Le Congrès reste en effet très fragmenté (aucun parti ne dispose de 20% des voix) et les alliances politiques qui se sont créées en faveur du gouvernement sont dorénavant menacées par les allégations de corruption entourant la famille proche du président. Le risque d’une reprise des agitations populaires qui ont précipité le départ de l’ancien président Molina reste ainsi élevé, d’autant plus que la cote de popularité du président ne cesse de baisser. L’environnement des affaires devrait rester médiocre affecté par instabilité sur le plan politique, la corruption et l’insécurité.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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