Les études économiques et analyses risques pays Coface
Guinée

Guinée

Population 12,3 millions
PIB par habitant 555,1 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 1,1 0,1 3,8 4,4
Inflation (moyenne annuelle) 9,0 7,3 9,1 8,1
Solde budgétaire / PIB (%) -4,1 -8,8 -1,9 -0,9
Solde courant / PIB (%) -17,3 -18,7 -13,2 -11,3
Dette publique / PIB (%) 45,4 53,0 52,6 50,3

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Un tiers des réserves mondiales de bauxite
  • Gisements de fer, d’or, de diamant, d’uranium et de pétrole encore largement inexploités
  • Potentiel hydro-électrique important

POINTS FAIBLES

  • Dépendance aux cours des produits miniers et de l’énergie
  • Manque d’infrastructures, notamment dans le secteur électrique
  • Environnement des affaires difficile

Appréciation du risque

Les investissements privés dans le secteur minier et publics dans le secteur primaire favoriseraient une croissance soutenue

La croissance devrait maintenir sa trajectoire positive grâce au retour des investisseurs et à la reprise des projets de grande envergure initialement mis en place avant l’épidémie du virus Ebola. Les secteurs minier et agricole devraient constituer les principaux piliers de la croissance. Dans le secteur minier, la production de bauxite, qui est en forte hausse, devrait accroître les exportations en raison de la qualité de la bauxite extraite. Le secteur devrait également profiter des investissements réalisés dans le cadre du projet Simandou qui vise à créer un accès à l’un des plus grands gisements de fer de haute qualité inexploités au monde, à construire une nouvelle voie de chemin de fer reliant le Sud-Est de la Guinée à la côte et un nouveau port en eaux profondes. Néanmoins, l’aversion au risque des investisseurs pourrait pénaliser, voire retarder les projets, ceux-ci arguant que l’offre est surabondante, à l’image du retrait de l’entreprise Rio Tinto sur le projet Simandou (parts qui ont été vendues à un industriel chinois). L’investissement public devrait piloter la croissance du secteur agricole en améliorant les capacités productives du pays et en ciblant la production d’aliments rentables, tels que la noix de cajou. Contrairement au secteur minier qui génère peu d’emplois (les entreprises étrangères ont tendance à faire venir leurs mains d’œuvres à l’image de la Chine qui en a fait une pratique courante), le développement agricole du pays devrait stimuler la consommation grâce à une hausse de l’emploi et donc des revenus. L’inflation devrait diminuer mais resterait à un niveau élevé en raison des effets de la forte dépréciation sur le prix des importations en 2016. Néanmoins, sa tendance baissière devrait favoriser le pouvoir d’achat des guinéens.

 

Amélioration notable du déficit public, résorption du déficit courant grâce aux exportations de minerais

Le déficit budgétaire devrait se réduire en 2017 grâce à l’amélioration de la collecte des impôts, à la hausse de la TVA et aux recettes fiscales générées par le secteur minier. La légère hausse des dépenses devrait être attribuée à une hausse des dépenses en capital. Le poids de la dette devrait aussi légèrement diminuer en raison de la consolidation budgétaire. Néanmoins, le risque de surendettement reste à surveiller du fait de la vulnérabilité du pays à des chocs externes, notamment sur les matières premières.

L’important déficit courant devrait légèrement se réduire en 2017 grâce aux bons résultats du secteur minier, à l’image des exportations de bauxite (92 % des exportations) qui seraient toujours en hausse, et à une croissance modérée des importations. Les importations devraient augmenter en raison d’une demande domestique légèrement plus importante et de la continuité des projets nécessitant des importations d’équipements électroniques et électriques, de biens intermédiaires et d’hydrocarbures. Le déficit des services devrait demeurer élevé en raison des coûts élevés, liés aux importations, de transport et d'assurance, et à la demande croissante pour les services techniques (savoir-faire, technologie, R&D…).

 

Le climat politique s’améliore

Le président sortant Alpha Condé est soutenu par une forte majorité législative et jouit d'une base d'appui populaire relativement large. La composition du cabinet de M. Condé caractérisé par un certain nombre de technocrates souligne la conviction du président qu’une réactivation rapide de l'économie marquant la fin de la crise du virus Ebola sera cruciale pour préserver l'harmonie sociale. Concernant la stabilité politique intérieure, les améliorations récentes des relations entre les partis du régime et de l’opposition devraient marquer une période plus prospère. En effet, l’accord entre ces deux partis sur la date des élections locales en 2017 ont permis d’atténuer les tensions sociales.

Le Président établit par ailleurs des liens diplomatiques et commerciaux plus étroits avec les pays du Golfe et la Chine, soulignés par une série d’investissements chinois et émiriens dans le secteur minier notamment. Enfin, en dépit des efforts accomplis sur le plan de la qualité de la règlementation, le pays pâtit toujours d’une gouvernance et d’un climat des affaires très difficiles (la Guinée occupe la 163ème position sur 190 pays selon le rapport Doing Business 2017).

 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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