Les études économiques et analyses risques pays Coface
Iran

Iran

Population 79,4 millions
PIB par habitant 4907 $US
E
Evaluation des risques pays
C
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

major macro economic indicators

   2014 2015 2016(f) 2017(f)
GDP growth (%) 4,0 -1,6 6,5 3,3
Inflation (yearly average) (%) 15,6 11,9 8,9 11,2
Budget balance (% GDP) -1,2 -1,8 -2,8 0,7
Current account balance (% GDP) 3,8 2,4 5,2 4,8
Public debt (% GDP) 12,0 42,4 35,0 29,2

 

(e) Estimate (f) Forecast

POINTS FORTS

  • Importantes réserves de gaz et de pétrole (respectivement aux second et quatrième rangs mondiaux)
  • Très faible endettement extérieur
  • Positionnement stratégique dans la sous-région. 

POINTS FAIBLES

  • Forte inflation
  • Tensions sociales
  • Environnement des affaires peu favorable

Appréciation du risque

Affaiblissement de la croissance malgré le fort potentiel

Après une forte croissance en 2016 du fait de la levée des sanctions avec l’accord sur le nucléaire en janvier, l’économie iranienne devrait connaître une croissance modérée en 2017. Le secteur pétrolier devrait bénéficier de la remontée des cours des hydrocarbures, d’autant que l’Iran n’est pas soumis à des quotas de production, contrairement aux autres pays de l’OPEP. De nouveaux investissements seront cependant nécessaires dans les secteurs pétrolier et gazier pour accroître la production. Les compagnies étrangères restent prudentes dans leur implantation sur le marché iranien en raison de l’incertitude liée à l’évolution de la politique américaine à l’égard de l’Iran et de la juxtaposition de régimes de sanctions non levées (sanctions américaines vis-à-vis du programme de missiles balistiques, sanctions européennes concernant les violations des Droits de l'Homme avec des gels d’avoirs et des interdictions d’exportations). A cela s’ajoutent des contraintes opérationnelles concernant les difficultés d’accès aux financements et au crédit, ainsi que celles liées à la corruption. La croissance de l’activité hors pétrole reste également faible (secteur minier, construction), alors qu’elle demeure nécessaire pour absorber les nombreux entrants sur le marché du travail et réduire le chômage, qui s’élèverait à 12,5% en 2017.

Le système bancaire national reste fragile, peinant à se reconnecter au système financier mondial, et ayant besoin d’une amélioration de sa gouvernance et d’injections de capital. La politique de la Banque centrale reste restrictive, avec son taux directeur à 18% et le taux maximal de rémunération des dépôts à 15%. Cela ne devrait pourtant pas empêcher le retour à la hausse de l’inflation, qui a atteint son plus haut taux depuis août 2015 en avril 2017 (12,6% en variation annuelle), poussée par des prix toujours élevés dans l’alimentaire et la dépréciation du rial iranien.

 

La situation des comptes publics et extérieurs restera maîtrisée

Le solde budgétaire serait légèrement positif en 2017 grâce à la hausse des recettes portées par le secteur pétrolier, mais il restera fragile, du fait de l’accroissement des dépenses de l’Etat, notamment en infrastructures. Le gouvernement entend, en outre, favoriser l’augmentation de la part des recettes non-pétrolières, afin de disposer de ressources qui lui permettront, à terme, d’accroître les dépenses d'investissement public sans favoriser la création monétaire. Les autorités ne devraient pas modifier le régime de subventions, bien qu’une baisse ciblant celles destinées aux ménages les plus aisés devrait être mise en œuvre en 2017. Les retraites, de même que les salaires des fonctionnaires, pourraient cependant être augmentées. La dette publique reste, au demeurant, très faible, mais les dernières estimations du FMI suggèrent que cette dernière pourrait avoisiner 40 % du PIB une fois les arriérés de l'Etat envers le secteur privé pris en compte.

La balance courante reste excédentaire, aidée par la levée des sanctions. La hausse des exportations, notamment de pétrole et de gaz, devrait compenser l’augmentation des importations, qui reflète une amélioration de la consommation et de l’investissement. Cependant, le déficit de la balance des services devrait s’accentuer (1,8% du PIB en 2017 contre 1,4% en 2016), l’excédent de la balance des revenus se resserrer, et les IDE ne pas progresser malgré la levée des sanctions.

 

Réélection de Rohani : continuité et nouveaux défis

L’élection du 19 mai 2017 a reconduit Hassan Rohani à la présidence avec 57% des voix, lui permettant de poursuivre les réformes économiques, et d’attirer les capitaux étrangers. Son second mandat devrait plus particulièrement s’orienter vers des mesures en faveur du secteur privé entravé jusqu’en 2016 par les sanctions internationales, et d’un meilleur environnement fiscal et monétaire. Malgré tout, H. Rohani devra faire face à de fortes résistances au niveau interne (les ultraconservateurs). En outre, la question de la succession du Guide suprême de la Révolution islamique, Ali Khamenei, devrait également commencer à se poser et pourrait conduire à une inflexion de la politique iranienne.

Du point de vue extérieur, la politique étrangère iranienne restera centrée sur la volonté de renforcer les liens diplomatiques renoués depuis 2016 avec les pays européens, dans un contexte régional (opposition avec l’Arabie Saoudite) et international difficile suite à l’élection du président Donald Trump. Ce dernier a été très critique vis-à-vis de l’accord sur le nucléaire, mais de nouvelles sanctions américaines ne pourraient être effectives qu’avec la participation de l’Europe, de la Chine et de la Russie.

 

 

Dernière mise à jour : Juin 2017

Haut de page
  • Français