Les études économiques et analyses risques pays Coface
Islande

Islande

Population 0,3 million
PIB par habitant 50276 $US
A2
Evaluation des risques pays
A1
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017(p)
Croissance PIB (%) 2,0 4,0 4,6 3,9
Inflation (moyenne annuelle) 2,0 1,6 2,2 3,5
Solde budgétaire / PIB (%) -0,2 -0,4 0,3 0,5
Solde courant / PIB (%) 3,6 4,2 3,6 3,2
Dette publique / PIB (%) 82,5 67,6 55,1 50,4

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Secteur bancaire assaini
  • Baisse graduelle de la dette publique
  • Energie abondante et renouvelable (géothermie, hydroélectricité)
  • Réserves de pétrole et de gaz
  • Fort potentiel touristique
  • Réserves de change élevées
  • Dynamisme de la consommation des ménages

POINTS FAIBLES

  • Economie de petite taille
  • Dette extérieure élevée
  • Concentration de la production et des exportations (aluminium et produits de la mer)
  • Embargo de la Russie sur les produits de la mer en provenance du pays

Appréciation du risque

L’investissement dans le tourisme et la consommation des ménages comme moteurs de la croissance 

En 2017, la croissance devrait rester soutenue, malgré un léger ralentissement par rapport aux deux années précédentes. La consommation privée serait toujours le moteur de la croissance en raison de la hausse des salaires réels (déjà observée en 2016), qui permettrait d’accroître le pouvoir d’achat des ménages ainsi que la faiblesse du chômage (2,9 % en octobre 2016). Néanmoins, la hausse de salaires, moins dynamique qu’en 2016, ainsi que la progression de l’inflation expliqueraient la moindre croissance de la consommation privée. Par ailleurs, l’investissement devrait rester soutenu dans les secteurs clés de l’économie, même s’il resterait pénalisé par la hausse des coûts salariaux dans la mesure où la productivité augmenterait moins rapidement que les salaires réels. Le secteur du tourisme, en pleine expansion, devrait à nouveau contribuer positivement à l’activité économique en raison de la volonté du gouvernement d’accroître les investissements dans ce secteur. Ces investissements permettraient de dynamiser le secteur de la construction, tout en réduisant le chômage. Les secteurs de la pêche ainsi que de l’aluminium connaîtraient également des investissements importants et représenteraient toujours une part importante dans l’économie (20 % du PIB). Toutefois, l’appréciation de la couronne face à l’euro pénaliserait toujours la compétitivité des exportations.

Les tensions inflationnistes devraient s’accentuer, du fait de la hausse des salaires, qui serait de moins en moins compensée par l’appréciation de la couronne islandaise (baisse du prix des biens importés). En effet, elle favoriserait notamment la croissance de la demande interne. Dans ce contexte et afin de limiter le risque de surchauffe, la banque centrale n’exclurait pas d’opérer une politique monétaire plus restrictive (hausse des taux directeurs), ce qui entrainerait une nouvelle appréciation de la couronne.

 

Léger excédent budgétaire et libéralisation du compte de capital 

L’Islande devrait enregistrer un léger excédent budgétaire en 2017, comme en 2016. La dette publique continuerait ainsi de décroître, mais resterait à un niveau très supérieur à celui d’avant-crise (28,5 % du PIB en 2007). Le gouvernement devrait néanmoins adopter une politique de budgétaire moins expansionniste, afin de prévenir un risque de surchauffe économique. En conséquence, l’augmentation des recettes fiscales, induite par la conjoncture favorable, est largement orientée en direction d’une réduction continue de la dette publique.

L’excédent du compte courant devrait légèrement se réduire en 2016. Les exportations de biens devraient toujours être pénalisées par l’appréciation continue de la couronne depuis 2015 ainsi que par l’embargo russe (cinquième partenaire commercial) suite à la prise de position du pays lors du conflit avec l’Ukraine. Toutefois, les produits de la mer et l’aluminium seraient toujours dynamiques et représentent encore près de 75 % des exportations totales. Par ailleurs, l’excédent courant serait assuré par un secteur du tourisme en forte progression permettant ainsi de compenser la croissance des importations (soutenues par une demande domestique très dynamique) et la baisse des IDE.

Le ministère des finances a annoncé mi-août 2016 la levée progressive de quasiment toutes les restrictions du contrôle des capitaux qui ont été mises en place après la crise de 2008. En effet, environ 10 % du PIB en actifs liquides sont détenus par des investisseurs non-résidents et bloqués depuis la crise. La Banque centrale a ainsi permis aux investisseurs de convertir leurs actifs en devises étrangères. Selon le ministère des finances, la levée du contrôle des capitaux a entraîné une sortie de capitaux d’environ 0,3 milliard d’euros (2 % du PIB) en 2016, et qui devrait s’établir à 1,2 milliards d’euros (8 % du PIB) en 2017. Cependant, le niveau de réserves de la Banque centrale est élevé et les trois principales banques islandaises sont bien capitalisées, ce qui permettrait d’assurer une transition stable vers la libéralisation du compte de capital.

 

Morcellement du parlement suite aux élections législatives 

Suite à la révélation de l’affaire de fraude fiscale des « Panama papers », le Premier ministre Gunnlaugsson a démissionné de son poste (en restant toutefois chef du parti Progressif), remplacé par l’ancien ministre de l’agriculture et de la pêche, Sigurdur Johannsson en avril 2016. Les élections législatives qui se sont tenues le 29 octobre 2016 ont placé en tête le parti de l’Indépendance, sans pour autant lui donner la majorité (21 sièges sur 63). En effet, l’autre parti de la coalition (parti Progressif) n’a rassemblé que 11,5 % des voix (9 sièges), ce qui prive ainsi l’ancienne coalition de la majorité absolue au parlement. De plus, la percée du parti Pirate (parti anti-establishment) n’a pas été aussi massive que prévue, le plaçant ainsi à la troisième position derrière le parti de la Gauche verte.

Sur le plan international, le retrait de la candidature du pays à l’adhésion de l’UE en mars 2015 n’a pas dégradé les relations avec l’UE. En outre, les résultats électoraux du parti pro-européen (7 sièges sur 63) ne sont pas de nature à relancer le débat autour de l’adhésion à l’UE.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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