Les études économiques et analyses risques pays Coface
Koweït

Koweït

Population 4.1 millions
PIB par habitant 27756 $US
A3
Evaluation des risques pays
A4
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

   2014 2015 2016 (p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 0,6 2,1 2,5 1,5
Inflation (moyenne annuelle) (%) 2,9 3,2 3,4 3,8
Solde budgétaire / PIB (%) 18,5 0,0 0,7 4,9
Solde courant / PIB (%) 33,4 5,2 4,5 9,3
Dette publique / PIB (%) 3,4 4,7 12,0 18,2

 

 (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Importantes réserves de pétrole (9% du total mondial).
  • Accumulation de considérables excédents publics et extérieurs gérés par le fonds souverain Kuwait Investment Authority (KIA).

POINTS FAIBLES

  • Obstacles politiques aux réformes structurelles.
  • Environnement des affaires et compétitivité perfectibles
  • Appartenance à une zone de tensions géopolitiques aigües liées notamment à la proximité de l’Irak et de l’Iran. 

Appréciation du risque

Légère reprise prévue en 2017 

La croissance  de l’activité économique  devrait se modérer en 2017. En dépit de la baisse des prix du pétrole, la hausse de la production d’hydrocarbures a contribué positivement à la croissance, en atteignant un point haut avoisinant 2,91 Mb/j en moyenne en 2016 contre 2,86 Mb/j en 2015. L’accroissement de la production pétrolière continuerait de porter la croissance économique dans une moindre mesure en 2017. L’économie hors pétrole pourrait être éprouvée par le ralentissement des dépenses publiques. Le secteur de la construction qui a montré des signes de ralentissement en 2016, suite à une baisse des ventes, bénéficierait du Plan de construction de 11.000 logements initié par l’Autorité publique du logement. En outre, certains investissements en infrastructures inscrits comme prioritaires dans le cadre du plan de développement sur cinq ans devraient être maintenus. La contribution de la consommation des ménages à l’activité restera importante. Mais son dynamisme risque d’être éprouvé par les ajustements budgétaires sur les salaires et les subventions. En outre, les tensions entre le parlement nouvellement élu et le gouvernement risquent d’altérer la confiance des ménages et du secteur privé. L’inflation resterait  élevée, portée par l’augmentation des prix de l’énergie.

 

Nette progression  de l’excédent budgétaire et de l’excédent courant

La hausse significative de la production pétrolière a entraîné un accroissement des recettes publiques en 2016, alors même que le prix du baril a atteint son niveau le plus bas depuis 2004. Aussi, bien que les dépenses publiques se soient accrues, le solde public s’est maintenu en territoire positif. En 2017, l’excédent budgétaire devrait s’amplifier. Les recettes pétrolières augmenteraient moins vite qu’en 2016, mais les dépenses devraient se résorber. Les dépenses en capital diminueraient légèrement, mais la part la plus importante de cette baisse serait imputable à une contraction des dépenses courantes. L’accroissement des dépenses en salaires devrait être contenu par une politique d’embauche moins expansive, de même qu’une meilleure maîtrise des salaires. L’augmentation des prix de l’électricité et de l’eau qui fait suite à la hausse des prix de l’énergie permettrait une réduction des subventions. Le transfert de 10 % des revenus à destination du Fonds pour les générations futures serait reconduit, entraînant un besoin de financement que les autorités entendent combler en ayant recours à l’endettement extérieur. En effet, le solde public, après transfert au Fonds, accuserait un déficit important, supérieur à 10 % du PIB. Le Koweït, dont la notation de risque souverain est  élevée en raison de ces importants avoirs, entend profiter de la faiblesse des taux d’intérêt internationaux et de l’appétit des investisseurs étrangers pour les obligations émises par les pays du CCG. Les autorités prévoient d’emprunter plus de 10 Mds USD en 2017.

En raison de la faiblesse des prix du pétrole en 2016, l’excédent du compte courant s’est contracté, mais il demeure positif. Il devrait néanmoins s’accroître en 2017, à mesure que les prix des hydrocarbures se rétabliraient.

Le système bancaire koweitien demeurerait rentable et robuste grâce au raffermissement de la régulation bancaire conduit par la banque centrale. Le ratio d'adéquation des fonds propres imposé est nettement supérieur à celui exigé par Bale III et le taux de créances douteuses est en régression. En outre, ce dernier ne devrait pas faire face à un resserrement des liquidités à l’instar de ce qui est observé dans les autres pays de la région, la hausse des dépôts publics permettant de compenser la timide croissance des dépôts privés. Néanmoins, le faible dynamisme de la consommation et de l’investissement privé risque de se matérialiser par une décélération du crédit.

 

Nouvelles élections parlementaires dans un climat de contestation

Les récentes décisions concernant la baisse des subventions et la réforme des salaires publics ont entraîné un regain de tensions sur la scène politique koweitienne qui a conduit à une dissolution du parlement en octobre 2016. Les élections anticipés de novembre 2016 ont été marquées par un amendement à la loi électorale qui a modifié le principe d’éligibilité et ainsi exclu une partie de l’opposition qui avait fait son grand retour après avoir boycotté les précédents rendez-vous électoraux de 2013 et 2012. Les relations entre le parlement et la famille royale Al Sabah, en charge de l’exécutif, étant marquées par des périodes de blocages récurrents, l’élection d’un parlement en désaccord avec le gouvernement risquerait d’engendrer une paralysie politique des instances dirigeantes et de fragiliser l’économie, alors même que les problèmes liés à la succession de l’émir au sein de la famille régnante tendent à brouiller la visibilité sur l’avenir politique du pays. L’environnement des affaires devrait légèrement s’améliorer suite à une réforme du code d’investissement. 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

Haut de page
  • Français