Les études économiques et analyses risques pays Coface
Lituanie

Lituanie

Population 2,9 millions
PIB par habitant 16467 $US
A3
Evaluation des risques dans ce pays
A2
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014 2015 (p)  2016(p)
Croissance PIB (%) 3,5 3,0 1,6 2,8
Inflation (moyenne annuelle) 1,2 0,2 -0,8 1,1
Solde budgétaire / PIB (%) -2,6 -0,7 -1,0 -1,4
Solde courant / PIB (%) 1,4 3,9 -1,0 -1,5
Dette publique / PIB (%) 38,8 40,7 43 40,7

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Appartenance à la zone euro (depuis janvier 2015)
  • Perspective d’entrée à l’OCDE
  • Comptes publics et extérieurs solides
  • Système bancaire contrôlé par des établissements scandinaves
  • Point de transit entre Union européenne et Russie
  • Important potentiel en gaz de schiste

POINTS FAIBLES

  • Diminution de la population active (émigration)
  • Chômage structurel élevé
  • Forte dépendance énergétique extérieure
  • Forte disparité entre la capitale et la province, notamment le nord-est
  • Insuffisance des infrastructures de transport
  • Liens commerciaux étroits avec la Russie en récession

Appréciation du risque

 

 

Activité toujours largement portée par la consommation des ménages

La croissance augmentera sensiblement en 2016. Le moteur principal restera la consommation privée. L’aisance du passage à l’euro et la stabilisation de la situation en Ukraine ont accru la confiance des ménages. De plus, ils bénéficient d’une baisse du prix de l’électricité, d’une augmentation des salaires dans le secteur public et d’une augmentation du salaire minimum auxquelles la perspective des élections législatives à l’automne 2016 n’est sans doute pas complètement étrangère. De manière générale, la baisse de la population active et le manque de main d’œuvre qualifiée disponible favoriseront la hausse des salaires. Les exportations devraient afficher une croissance modérée. Elles vont profiter d’une croissance européenne modérée, même si les ventes de céréales, de bois et de fertilisants, ainsi que celles de produits raffinés de la raffinerie Orlen Lietuva appartenant au groupe polonais Orlen, premier contribuable à l’impôt du pays, pâtiront encore de prix bas. Du fait des contre-sanctions, de la chute du rouble et de la récession russe, la part des exportations vers ce pays est tombée de 5% à 2% en 2015 et de 21% à 13%, si l’on inclut la réexportation de produits ne faisant que transiter, comme les biens d’équipement ou les automobiles neuves ou d’occasion. Les produits laitiers et carnés, traditionnellement destinés à la Russie, trouvent progressivement des marchés de substitution, mais souffrent toujours de cours bas. Le transport routier qui servait à l’activité de transit avec la Russie se réoriente aussi vers d’autres marchés. De la même façon, la baisse du nombre de touristes russes, mais aussi biélorusses (les deux roubles sont liés), est compensée par des visiteurs d’autres pays. Si l’investissement public pourrait ralentir du fait de la transition entre deux programmes européens de financement, celui des entreprises devrait reprendre du fait du niveau élevé d’utilisation des capacités de production. La construction de logements devrait conserver une tendance haussière.

 

 

Des comptes publics et extérieurs corrects, malgré une légère dégradation

La situation des comptes publics s’est nettement améliorée depuis 2009, lorsque le déficit dépassait 9%. Même si l’augmentation des retraites et des rémunérations de fonctionnaires prévue en 2016 ne sera que partiellement compensée par celle des recettes liée au dynamisme de la consommation et des revenus, le déficit global devrait rester faible. Dans ce contexte, le poids de la dette publique, qui a connu une hausse technique en 2015 liée à un refinancement par anticipation, devrait reprendre sa baisse. Cette tendance, ainsi que les marges de manœuvre, seraient confortées si le déficit structurel (-1,4% en 2014), c’est-à-dire corrigé de l’influence de la conjoncture, poursuivait sa baisse. Un transfert d’imposition du travail vers les revenus du capital et la propriété y contribuerait.

Le déficit des échanges de biens (environ 4% du PIB en 2014) devrait augmenter légèrement en raison du dynamisme de la demande interne à laquelle la production manufacturière locale ne répondra que partiellement. L’excédent des services ne sera plus en mesure de le compenser. Les sorties nettes de dividendes (3% du PIB) demeureront équilibrées par les remises des émigrés. Dans ces conditions, la balance courante pourrait légèrement se détériorer. Les fonds structurels européens, représentant près de 3% du PIB chaque année, continueront de financer les infrastructures de transport et d’énergie, la recherche et l’innovation. Les investissements directs étrangers resteront discrets. Le poids de la dette extérieure continuera de s’alléger (inférieur à 60% du PIB) du fait de la croissance et du désendettement des banques auprès de leurs maisons-mères. La part du secteur public (45% du total) devrait aussi commencer à diminuer.

 

 

Une dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie en voie de réduction

Jusqu’aux élections d’octobre 2016, Algirdas Butkevicius dirige un gouvernement de coalition comprenant son Parti social-démocrate et le Parti travailliste, représentant la gauche modérée, et le parti de l’ordre et de la justice, situé à droite. Il dispose ainsi d’une majorité de 80 sièges sur 141 au Parlement. Le parti représentant la minorité polonaise (7% de la population) a été éjecté de la coalition, avec le soutien de la présidente Dalia Grybauskaite, une indépendante, en raison de sa critique du statut des minorités et de son soutien à la Russie au plus fort de la crise ukrainienne, alors que les autorités ont adopté une attitude de grande fermeté. Le pays, qui partage une frontière avec l’enclave russe de Kaliningrad, où se trouve une importante base navale, a accru ses dépenses de défense. De plus, il vise à réduire sa dépendance énergétique à la Russie. L’entrée en service d’un terminal gazier dans le port de Klaipeda fin 2014 et de câbles électriques reliant le pays avec la Suède et la Pologne fin 2015, ainsi que le rachat par l’Etat d’installations gazières à Gazprom y contribuent.

 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

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