Les études économiques et analyses risques pays Coface
Mali

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Population 16,2 millions
PIB par habitant 804 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 7,0 6,0 5,4 5,3
Inflation (moyenne annuelle) 0,9 1,4 1,0 1,3
Solde budgétaire / PIB (%) -2,9 -1,8 -4,3 -3,8
Solde courant / PIB (%) -4,7 -5,1 -6,0 -5,2
Dette publique / PIB (%) 27,3 30,9 29,8 30,2

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Troisième producteur d’or et de coton africain, pays d’élevage
  • Stabilisation de la situation politique et effort de redressement économique
  • Assistance internationale

POINTS FAIBLES

  • Economie vulnérable aux aléas climatiques et aux fluctuations des cours des matières premières
  • Enclavement
  • Situation sécuritaire fragile

Appréciation du risque

Une économie relativement dynamique

L’activité a très légèrement ralenti en 2016 du fait d’une moindre croissance de la production agricole. Elle a toutefois été tirée par les dépenses publiques d’investissement et la hausse du crédit, les banques commerciales ayant continué à tirer parti de la politique accommodante de la Banque centrale régionale (BCEAO). Il est prévu une croissance du même ordre en 2017, toujours soutenue par les investissements de l’Etat. Par ailleurs, la production d’or devrait progresser, puis monter en puissance l’année suivante, grâce à l’entrée en production de deux mines. Cette perspective positive reste toutefois soumise à des risques liés à la fragilité de la situation sécuritaire et à la vulnérabilité de la production agricole aux aléas climatiques (le secteur agricole représente plus du tiers du PIB).

Le pays table, à terme, sur une diversification de son économie grâce à son potentiel pétrolier et à ses réserves de minerai de fer et de bauxite. Les progrès en la matière risquent cependant d’être lents du fait du manque d’infrastructures, de la faiblesse des cours des produits de base et d’un climat des affaires difficile.

L’inflation devrait légèrement augmenter en 2017 sous l’effet de la remontée modeste des prix mondiaux des matières premières.

 
Des déficits budgétaire et courant qui se sont creusés

La politique budgétaire à fait l’objet d’un assouplissement, en principe temporaire, en 2016, pour tenir compte des dépenses publiques d’investissement et sécuritaires et de celles liées à la mise en œuvre de l’accord de paix. L’augmentation du déficit a été principalement financée par un recours au marché intérieur et régional et une contribution du FMI (ce dernier appuie le programme économique du gouvernement dans le cadre d’une facilité élargie de crédit). Des progrès ont toutefois été constatés dans les réformes de l’administration fiscale et la gestion des finances publiques. Le projet de loi de finances 2017 cible un déficit budgétaire en légère baisse du fait d’une mobilisation accrue des recettes fiscales et du caractère temporaire de certains investissements. Une baisse progressive du déficit vers la cible de 3 % d’ici 2019 permettrait aux autorités de maintenir la dette publique à un niveau soutenable (le pays a bénéficié il y a plusieurs années d’un important allègement de dette dans le cadre des initiatives PPTE et IADM).

Le déficit courant demeurerait relativement élevé en 2017 en raison de la hausse des importations de biens d’équipement associées aux projets de développement et de reconstruction en cours et d’une légère augmentation de la facture pétrolière et de celle relative aux produits alimentaires. Les exportations d’or, qui représentent les deux tiers des ventes de marchandises à l’étranger, et celles de coton (13 % du total), devraient progresser en lien avec la hausse de la production et une légère remontée des cours. Le niveau élevé des transferts publics et des transferts privés (migrants) limitent l’ampleur du déficit courant, qui est principalement financé par l’aide extérieure et les prêts officiels et, dans une moindre mesure, par l’investissement direct étranger.

 
Un environnement sécuritaire toujours très fragile

Le président Ibrahim Boubacar Keïta, élu en août 2013 après la reconquête de la moitié nord du pays occupée par les groupes islamistes, grâce à l’intervention militaire française et la mobilisation de la communauté internationale, devrait demeurer au pouvoir jusqu’à la prochaine élection présidentielle prévue fin 2018.

Cependant, la situation sécuritaire demeure très fragile, les groupes djihadistes n’ayant pas participé à la signature de l’accord de paix en juin 2015 continuant de combattre les forces des Nations Unies (Minusma) et l’armée malienne et à mener des attaques contre les civils dans le nord et le centre du pays. En outre, les querelles au sein des groupes membres de la Coordination des mouvements de l’Azawad et les relations ambiguës du pouvoir avec le groupe d’autodéfense touareg Imghad et alliés, deux mouvements parties à l’accord, ralentissent fortement la mise en œuvre de ce dernier. Le maintien de l’insécurité risque, à terme, d’entamer la confiance des consommateurs, des entreprises et des bailleurs de fonds.

Par ailleurs, la mise en place des reformes en matière de bonne gouvernance se fait à un rythme lent, surtout en ce qui concerne la lutte contre la corruption.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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