Les études économiques et analyses risques pays Coface
Malte

Malte

Population 0,4 million
PIB par habitant 22713 $US
A2
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016 (e) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 8,3 7,4 5,0 4,6
Inflation (moyenne annuelle) 0,8 1,2 1,0 1,4
Solde budgétaire / PIB (%) -2,1 -1,4 -0,7 -0,6
Solde courant / PIB (%) 7,1 2,6 2,7 2,5
Dette publique / PIB (%) 67,0 64,0 63,0 62,0

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Carrefour entre Méditerranée orientale et occidentale
  • Appartenance à la zone euro
  • Investissements notables dans transport, énergie, éducation et santé
  • Activités touristique et portuaire
  • Industrie à haute valeur ajoutée (électronique)
  • Main d’œuvre productive, anglophone et croissante (immigration, hausse emploi des femmes)
  • Dette publique détenue par les résidents

POINTS FAIBLES

  • Petite taille et insularité
  • Population croissante, mais vieillissante
  • Déficit structurel des échanges de biens (absence de ressources naturelles)
  • Insuffisance de l’enseignement supérieur
  • Infrastructures routières encore déficientes
  • Cherté de l’énergie pour les entreprises

Appréciation du risque

Une croissance confortable, proche de son potentiel

Comme en 2016, la croissance sera soutenue par la demande intérieure. La consommation privée bénéficierait du dynamisme de l’emploi (chômage de 4,7 % à septembre 2016), mais aussi des hausses salariales induites par la raréfaction de la main d’œuvre. De plus, le revenu des ménages devrait profiter de l’indexation des salaires sur l’inflation (Cost of Living Allowance ou COLA), du relèvement à 13 000 euros du seuil d’imposition pour les retraités de plus de 62 ans, du doublement de l’aide au logement pour les personnes modestes, de prestations accrues pour les travailleurs et de l’augmentation de l’allocation pour handicap. L’investissement public serait soutenu par la poursuite des travaux routiers, la construction de marinas, d’une ferme solaire et d’écoles, le démarrage d’un programme de construction de logements sociaux et la modernisation du dépôt de carburants de Has Saptan. L’investissement industriel resterait bien orienté, dans la mesure où les exportations de composants électroniques, électriques et optiques, la principale production manufacturière de l’archipel, mais aussi celles de médicaments génériques et de produits de la mer, bénéficient de la faiblesse de l’euro. L’activité touristique (23% du PIB et 9% de l’emploi) jouira encore de la compétitivité maltaise (rapport qualité-prix, conditions sécuritaires et sanitaires) par rapport à d’autres destinations méditerranéennes auprès de la clientèle européenne, notamment britannique et italienne (respectivement 30 et 11 % des dépenses). La probable réduction du flux de touristes britanniques liée à la dépréciation de la livre serait compensée par la diversification des visiteurs. Les recettes de jeux électroniques (ex. poker) utilisant Internet et la télévision numérique progressent. Enfin, l’activité portuaire profite pleinement de la position optimale du pays aux carrefours des routes méditerranéennes et notamment de sa situation à mi-chemin entre le Canal de Suez et Gibraltar. Néanmoins, la contribution des échanges à la croissance devrait rester légèrement négative du fait du contenu en importations des investissements.

 

Politique sociale et consolidation des comptes publics

La consolidation budgétaire n’était pas, a priori, une priorité des travaillistes, de retour au pouvoir sous la direction du premier ministre Joseph Muscat depuis 2013 après quinze ans de règne du Parti national de centre droit. Pourtant, une loi de responsabilité budgétaire a été adoptée en 2014. Malgré l’adoption de nouvelles dépenses sociales, la création d’une banque de développement et d’une agence de crédit export, l’essoufflement de la vente de la citoyenneté maltaise pour 650 000 euros à toute personne étrangère ayant plus d’un an de résidence, sans compter une éventuelle nouvelle aide pour la compagnie publique Air Malta, le déficit devrait rester faible en 2017. En effet, les recettes profiteraient de la vigueur de la consommation, de la hausse de la taxation du tabac, des matériaux de construction et autres produits, tandis que l’absorption des fonds européens progresserait et le service de la dette baisserait. L’excédent primaire (c.-à-d. hors intérêts de la dette) et la croissance permettent une réduction de l’importante dette publique (à laquelle il faut ajouter la garantie de l’Etat sur la dette des entreprises publiques comme Enemalta représentant 14% du PIB), mais qui est détenue par les résidents, notamment les banques locales.

 

Le déficit commercial est largement compensé par l’excédent des services

Malgré un solde des échanges de biens très déficitaire (à hauteur de 22% du PIB en 2016), dû au manque de ressources énergétiques, à la faible diversification de la production manufacturière et au fort contenu en importations de la consommation, le pays dégage un excédent courant. Celui-ci s’explique par le solde positif des services lié au tourisme, aux jeux électroniques à distance, ainsi qu’au port franc situé à Marsaxlokk. Ses activités de transbordement, de logistique et d’entreposage de conteneurs et de produits pétroliers ont été concédées par la société publique Malta Freeport Corp. Ltd à des entreprises privées. Ce port sert à transborder les cargaisons de navires à fort tonnage sur des navires adaptés aux moindres capacités de ports méditerranéens, et vice versa. Le port de la Valette conserve les autres activités portuaires.

 

Un centre financier offshore important

Le secteur financier gère des actifs équivalents à 534 % du PIB (à fin 2015) et contribue pour environ 15 % aux recettes publiques. Toutefois, la plus grande part (284% du PIB, en baisse) est détenue par des filiales de groupes étrangers, notamment britanniques, allemands et turcs à la recherche d’une fiscalité avantageuse. Elles fonctionnent avec les ressources de non-résidents, investissent uniquement à l’étranger et emploient peu de personnel local. Les véritables banques locales, essentiellement Bank of Valletta, HSBC et Mediterranean Bank gèrent des actifs représentant 250 % du PIB. Elles détiennent un tiers de la dette souveraine et sont très impliquées dans le financement hypothécaire des ménages. La faible concurrence leur assure une bonne rentabilité, même si les créances douteuses constituent environ 9% de leur portefeuille, essentiellement dans l’immobilier et la construction.

 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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