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Myanmar

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Population 64,952 millions
GDP 59,427 milliards $US
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Country risk assessment
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Business Climate
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Synthesis

principaux Indicateurs économiques

  2011/12 2012/13 2013/14  2014/15(p)
Croissance PIB (%) 5,9 6,4 6,3  7,8
Inflation (moyenne annuelle) 2,8 2,8 5,6  6,3
Solde budgétaire / PIB (%) -4,6  -3,7  -5,0  -4,8
Solde courant / PIB (%)*  -2,4  -4,4  -4,3  -4,5
Dette publique / PIB (%)  49,2  48,0  42,6 42,9

 

(p) Prévisions

*année fiscale (avril- mars)

STRENGTHS

  • Abondantes matières premières (riz, tek, minerais, gaz, pétrole)
  • Potentiel hydroélectrique considérable
  • Proximité d’économies dynamiques (Inde, Chine, Thaïlande)
  • Potentiel touristique élevé

WEAKNESSES

  • Risque de tensions ethniques élevé
  • Economie peu diversifiée
  • Secteur financier sous-développé
  • Manque de réformes structurelles (investissement en infrastructures, dans le secteur de la santé, de l’éducation)

Appréciation du risque

 

Accélération de la croissance

Comme en 2013, la croissance devrait être très soutenue en 2014, proche de 7%. Ses sources sont diverses : les secteurs du gaz, des télécommunications mais aussi de l’agriculture continueront à être dynamiques. La croissance du crédit bancaire continuera aussi d’avoir un effet positif sur l’activité en 2014. Même si le secteur bancaire reste sous-développé, son expansion progresse, comme l’illustrent l’introduction des cartes de crédit ou encore celle des distributeurs automatiques. L’augmentation du nombre d’établissements de micro-finance devrait aussi soutenir les dépenses de consommation et l’investissement. Par ailleurs, ce dernier continuera de bénéficier de la levée des sanctions économiques et politiques par les pays occidentaux et de l’ouverture aux investisseurs étrangers qui bénéficie notamment aux secteurs de l’énergie, de la prospection pétrolière et des infrastructures. Une loi votée en novembre 2012 apporte en effet aux investisseurs étrangers des garanties contre le risque de nationalisation et leur fait bénéficier d’exemptions fiscales.

La consommation des ménages bénéficiera enfin de la hausse des dépenses publiques. Seule l’inflation est susceptible de restreindre quelque peu les dépenses de consommation. Celle-ci accélère en effet nettement. La demande interne soutenue, les augmentations salariales dans la fonction publique, la hausse des prix de l’immobilier ainsi que celle du crédit sont autant de raisons qui expliquent cette tendance.

 

Les déficits public et courant augmentent, mais les IDE aussi

Le déficit budgétaire augmente sensiblement en 2013, notamment sous l’effet de la hausse des dépenses sociales. Le salaire des fonctionnaires a par exemple été augmenté de 23%. En tenant compte des nombreuses embauches prévues dans le secteur public, le coût budgétaire total des fonctionnaires est en hausse de 50%. Les dépenses d’éducation et de santé sont aussi revues nettement à la hausse. Du côté des revenus, les rentrées fiscales relatives à la production de gaz devraient une nouvelle fois augmenter, en ligne avec la production. Le budget 2014 devrait s’inscrire dans la même logique. Notons cependant qu’un prolongement des tensions interethniques engendrerait une augmentation non prévue des dépenses militaires. Malgré cette hausse attendue du déficit budgétaire, la dette publique paraît soutenable.

Du côté des comptes extérieurs, le déficit courant devrait se creuser un peu plus en 2014, les importations de biens d’équipement augmentant dans le cadre des projets d’investissement et sous l’effet de la demande interne soutenue. Celui-ci est néanmoins compensé par des flux d’IDE en hausse. Par exemple, le constructeur automobile japonais Nissan a obtenu l’accord des autorités en octobre 2013 pour commencer à produire des véhicules localement. Dans ce contexte, les réserves de changes resteront à un niveau convenable (environ 4 mois d’importations), mais une partie d’entre elles sont détenues par les banques publiques et non par la banque centrale.

 

L’ouverture politique  se poursuit, mais les tensions interethniques persistent

Au niveau politique, le pays connaît un processus de libéralisation sans précédent. Les élections législatives de novembre 2010 qui ont mis fin à l’exercice du pouvoir par la junte militaire et l’arrivée du Président Thein Sein ont ouvert la voie à un processus de réformes dès l’été 2011. En avril 2012 se sont tenues des élections législatives partielles, les premières auxquelles participait l’opposition dans son ensemble depuis celles de 1990.La Ligue Nationalepour la démocratie (LND) a remporté 43 des 45 sièges en jeu, permettant à Aung San Su Kyi, leader dela LND, de devenir député. Même si la junte continue de dominer la vie politique (94% des sièges à l’assemblée) et que l’armée continuera de jouer un rôle important à moyen terme, une modification de la constitution pourrait intervenir en 2014 afin de permettre à Aung San Su Kyi de devenir présidente après les élections de 2015.

Ces évolutions positives récentes ont permis la levée de la majeure partie des sanctions imposées par les Etats-Unis en 2012 et 2013 : suspension de l’interdiction de visa qui frappait les dirigeants birmans, levée des restrictions sur les aides financières et de l’interdiction américaine sur les importations de produits birmans. L’UE a aussi supprimé ses sanctions en avril 2013. Toutefois, les relations de Naypyidaw avec les pays occidentaux pourraient pâtir de la persistance des tensions interethniques et religieuses entre majorité bouddhiste et minorité musulmane dans l’Etat du Rakhine.

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