Les études économiques et analyses risques pays Coface
Niger

Niger

Population 17,6 millions
PIB par habitant 406 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 7,1 3,5 4,6 5,2
Inflation (moyenne annuelle) -0,9 1,0 1,6 2,0
Solde budgétaire / PIB (%) -8,0 -9,1 -6,9 -5,3
Solde courant / PIB (%) -14,1 -17,2 -17,8 -17,5
Dette publique / PIB (%) 33,4 45,1 48,9 50,4

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Quatrième producteur mondial d’uranium
  • Exportateur net de produits pétroliers
  • Effort d’investissement dans l’agriculture et les infrastructures

POINTS FAIBLES

  • Economie vulnérable aux chocs climatiques et aux fluctuations des cours des matières premières
  • Pays enclavé
  • Croissance rapide de la population et grande pauvreté
  • Détérioration de la situation sécuritaire

Appréciation du risque

Une croissance qui se poursuit en dépit d’une situation sécuritaire difficile

La croissance s’est renforcée en 2016, malgré une situation sécuritaire détériorée et la décrue des cours des produits de base, du fait du redressement de l’activité dans les secteurs de l’agriculture et du pétrole (relèvement de la production de la raffinerie de Zinder). Les perspectives de croissance restent favorables mais sont soumises à des risques liés aux chocs climatiques et sur les prix des matières premières exportées, ainsi qu’aux tensions sécuritaires. L’activité devrait notamment être soutenue par la mise en œuvre de grands chantiers. La Banque Export-Import de Chine doit financer un certain nombre de projets (boucle ferroviaire, construction de la cimenterie de Kao, complexe sucrier à Dosso, mine de charbon de Sakadalma, aménagement de la corniche de Niamey). Il est également prévu le démarrage d’infrastructures routières et la construction d’un oléoduc vers le Tchad et le Cameroun, qui devrait permettre d’augmenter la production du champ pétrolier d’Agadem et d’exporter du pétrole brut. Ce projet a cependant pris du retard, comme celui concernant l’exploitation de la mine géante d’uranium d’Imouraren, mis en sommeil dans l’attente d’une amélioration des conditions de marché.

En dépit de ses richesses et de l’amélioration de certains indicateurs sociaux, le Niger demeure l’un des pays les plus pauvres du monde. Il se place ainsi au dernier rang des nations selon l’indice de développement humain (IDH). Seule une croissance de l’ordre de 7 % l’an permettrait d’assurer une réduction sensible de la pauvreté et du chômage. Par ailleurs, le climat des affaires s’est amélioré mais il subsiste des obstacles à la libre circulation des biens et les pratiques non transparentes sont toujours jugées préoccupantes par le milieu des affaires.

L’inflation, guidée en grande partie par l’évolution des prix des denrées alimentaires, devrait demeurer inférieure au critère de convergence de 3 % de l’UEMOA du fait notamment de la poursuite du programme de stabilisation des prix.

 

 

Un effort d’ajustement budgétaire en cours et un déficit courant qui s’est creusé

Le programme économique du gouvernement est appuyé par un accord du FMI (Facilité élargie de crédit), qui a été prorogé jusqu’à fin 2016. Les autorités se sont engagées, dans ce cadre, à ajuster les comptes publics en 2016. Les recettes hors ressources naturelles ont bénéficié des mesures destinées à améliorer le recouvrement des taxes et impôts et de la reprise de l’activité, tandis que les dépenses en capital ont été réduites. A moyen terme, un effort particulier devrait être porté sur l’amélioration du contrôle des dépenses courantes. L’encours de la dette publique a sensiblement augmenté sous l’effet de la mise en œuvre des projets structurants et de l’apurement des arriérés intérieurs. Les tirages à venir, notamment sur un accord-cadre négocié avec la Chine, pourraient peser sur la viabilité de cette dette.

Les exportations restent dépendantes de l’évolution des cours mondiaux, comprenant pour l’essentiel des produits de base, dont l’uranium et les produits pétroliers raffinés (50 % des ventes à l’étranger). Le déficit courant est demeuré élevé en 2016 au regard du PIB. La baisse des prix des matières premières a été compensée en partie par une diminution des dépenses d’investissement de l’Etat et les retards pris dans la construction de l’oléoduc. Une augmentation sensible des exportations en 2017 est peu probable car l’amélioration attendue des cours serait modérée. Au déficit commercial s’ajoute celui de la balance des services (coûts de transport, services importés liés aux activités extractives). En revanche, l’excédent de la balance des transferts s’accroît en lien avec la hausse des remises des migrants. Le pays bénéficie d’un flux non négligeable d’investissements directs étrangers, censé s’accroître à compter de 2017 avec la construction du pipeline. Dans ces conditions, la position extérieure du pays devrait demeurer confortable avec une couverture de l’ordre de 4,5 mois d’importations de biens et services.

 

Une situation sécuritaire dégradée

Le Président Mahamadou Issoufou et sa formation, le Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme, ont aisément remporté les élections législatives et présidentielle de février-mars 2016. L’opposition était divisée  - l’une de ses composante a, par la suite, rejoint la coalition au pouvoir -, et l’un de ses leaders fut emprisonné avant le scrutin.

Le principal risque continue à porter sur le contexte sécuritaire, devenu plus fragile depuis la détérioration de la situation politique au Mali, au Nigéria et en Libye. Le pays doit faire face à la fois aux attaques du groupe islamiste nigérian Boko Haram, dans le Sud-Est, et à celles de groupes djihadistes venus du Mali, dans l’Est. Ces attaques, qui ont entraîné un afflux de réfugiés et des déplacements de populations, perturbent le commerce transfrontalier et pèse sur le budget. En outre, le risque d’enlèvement, ciblant les ressortissants étrangers, reste élevé et l’on déplore des affrontements sporadiques entre éleveurs nomades et paysans sédentaires dans le centre du pays.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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