Les études économiques et analyses risques pays Coface
Nouvelle-Zélande

Nouvelle-Zélande

Population 4.6 million
PIB par habitant 43363 US$
A2
Evaluation des risques dans ce pays
A1
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

PRINCIPAUX INDICATEURS ÉCONOMIQUES

  2013 2014 2015(p) 2016(p)
Croissance PIB (%) 1.7 3.0 3.4 2.5
Inflation (moyenne annuelle) 1.1 1.2 0.4 1.4
Solde budgétaire / PIB (%) -1.6 -0.7 -0.7 -0.4
Solde courant / PIB (%) -3.2 -3.1 -3.8 -4.1
Dette publique / PIB (%) 40.7 41.1 41.1 39.5

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Proximité avec l’Asie-Pacifique et l’Australie
  • Attrait touristique et secteur agricole important
  • Dette publique contenue
  • Système bancaire solide
  • Démographie dynamique

POINTS FAIBLES

  • Economie dépendante des investissements étrangers
  • Endettement significatif des ménages et des entreprises (notamment dans le secteur agricole)
  • Dépendance à la demande chinoise
  • Pauvreté concentrée sur les populations vulnérables (chômeurs, familles monoparentales)
  • Faible niveau de l’épargne privée
  • Pénurie de main d’œuvre qualifiée

Appréciation du risque

La faiblesse des prix du lait et le ralentissement chinois affectent l’économie

La croissance devrait être plus modérée en 2016 qu’en 2015. Le pays est exposé à plusieurs risques baissiers. Le ralentissement chinois pourrait réduire les exportations néozélandaises à destination de la Chine (premier partenaire commercial) et de l’Australie (deuxième partenaire commercial, premier partenaire de la Chine). La persistance de la faiblesse des prix du lait, comparé au pic de début 2014, continuerait à avoir des conséquences néfastes sur le secteur laitier (un quart des exportations de biens et 3 % du PIB). L’ampleur du phénomène météorologiqueEl Niñoreste incertaine, mais pourrait affecter significativement le secteur agricole. L’arrêt progressif (d’ici 2017) de la reconstruction des logements dans la région de Canterbury (suite au séisme de 2011) aurait un impact négatif sur le secteur de la construction, même si les investissements dans la région d’Auckland sont très dynamiques. Le dynamisme de la demande domestique devrait toutefois limiter l’impact négatif de ces risques. Entre juin et décembre 2015, la Banque centrale néozélandaise (RBNZ) a abaissé de 100 point de base son taux directeur, désormais à 2,50 %. Cette politique plus accommodante soutiendrait la consommation des ménages, malgré leur niveau élevé d’endettement (155 % du revenu disponible brut). Les exportations profiteraient de la dépréciation passée de la monnaie face au dollar. Les pressions à la dépréciation devraient persister compte tenu du resserrement de la politique monétaire de la Fed.  

A noter que les autorités disposent d’une marge de manœuvre tant budgétaire (faible dette et déficit) que monétaire (taux d’intérêt relativement haut comparé à la Fed et à la BCE) pour relancer l’activité si nécessaire.

Par ailleurs, la signature de l’accord de partenariat transpacifique (TPP) en octobre 2015 sera une opportunité en termes de croissance, d’emploi et d’exportation (40 % des exportations néozélandaises sont à destination des pays du TPP), notamment pour le secteur agricole et les produits laitiers. Un autre accord multilatéral (le partenariat économique régional global, RCEP) en cours de négociation, réunissant entres autres la Chine, l’Inde, le Japon et la Corée du Sud, pourrait accroître encore davantage les opportunités économiques. La signature de ces accords permettrait au pays de porter la part des exportations dans le PIB à 40 % d’ici 2025, contre 30 % en 2015, comme le souhaitent les autorités.

 

Finances publiques saines mais dégradation du compte courant

Malgré le ralentissement économique, le retour à un excédent budgétaire reste une des priorités du gouvernement dans la mesure où le pays est fortement endetté auprès des non-résidents et a une population vieillissante (engendrant une hausse des dépenses de santé). Son déficit budgétaire devrait donc continuer à se résorber et serait à l’équilibre à moyen terme. Dans le même temps, la dette publique diminuerait graduellement.

Le solde courant, structurellement déficitaire en raison de son déficit de la balance des revenus, devrait se dégrader légèrement en 2016. Le ralentissement des importations ne suffirait pas à compenser celui des exportations, affecté par le ralentissement économique de ses deux principaux partenaires (Chine et Australie).

Le secteur bancaire néozélandais est bien capitalisé et les « stress-tests » ont montré une résistance des banques si une crise immobilière devait se matérialiser. Toutefois, le secteur semble vulnérable car très concentré (dominé par quatre banques) et exposé au fort endettement des ménages, notamment chez les agriculteurs. Par ailleurs, du fait du faible taux d’épargne des ménages (3 %), les banques  empruntent sur les marchés financiers et sont donc exposées à la volatilité de ces derniers, qui pourrait s’accroître lorsque la Fed augmentera ses taux.

 

Un pays propice à l’environnement des affaires 

John Key, Premier ministre depuis 2008, aura pour principal défi de redynamiser l’économie en vue des prochaines élections législatives, qui se tiendront au plus tard en novembre 2017.

La Nouvelle-Zélande est deuxième (sur 189 pays) au dernier classement Doing Business de la Banque mondiale. Le pays se classe notamment premier en ce qui concerne le processus de création d’entreprise, l’obtention de crédit, la protection des investisseurs minoritaires et les transferts de propriété.

 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

Les principes du droit et le système judiciaire néo-zélandais reposent en grande partie sur la "common law" et sur l’organisation judiciaire britannique, compte tenu des liens historiques étroits unissant les deux pays depuis le milieu du XIXème siècle.

 

 

Moyens de paiement

La lettre de change et le billet à ordre ne sont pas d’un usage très commun dans les opérations commerciales néo-zélandaises. En revanche, si le chèque reste encore utilisé dans le commerce courant, les transferts de fonds et le  paiement par carte bancaire se développent rapidement.

 

Pour le règlement des échanges internes et internationaux, le mode de paiement le plus fréquent est le virement télégraphique ou le virement bancaire, selon le réseau SWIFT auquel sont rattachées les grandes banques néo-zélandaises, permettant rapidité et efficacité de traitement à moindre coût.

 

Il existe aussi un système de transfert interbancaire très automatisé pour le règlement des échanges internationaux, le Continuous Linked Settlement System (CLS) auquel fait désormais partie le dollar néo-zélandais, au même titre que les principales devises étrangères.

 

Techniques de recouvrement

 Le recouvrement débute par une mise en demeure,a seven day letter,adressée au client lui rappelant ses obligations de paiement, majoré des intérêts contractuels.

 

A défaut de règlement de la société débitrice, et s’agissant d’une créance exigible, non contestée, supérieure à 1.000 NZD (ou après obtention d’un jugement), il est possible de lui adresser une sommation d’avoir à régler son arriéré ou de conclure un accord dans un délai de 15 jours, faute de quoi le créancier pourra demander sa mise en liquidation, cette dernière étant considérée comme en état d’insolvabilité (statutory demand under section 289 of the Companies Act 1993).

 

Dans le cadre de la procédure ordinaire, après l’assignation (statement of claim), le créancier peut solliciter du juge de bénéficier de la procédure accélérée permettant d’obtenir plus rapidement un titre exécutoire, en faisant délivrer au débiteur "an application for summary judgement",dès lors que ce dernier ne peut faire valoir une quelconque objection sur la créance.

 

Cette requête s’accompagne d’un affidavit (déclaration écrite sous serment du demandeur qui jure du bien-fondé de sa créance) et des justificatifs de l’impayé.

 

Lorsque la créance est complexe ou contestée, le seul recours demeure la procédure ordinaire (standard civil proceedings) qui risque d’être longue, deux ans environ et onéreuse, diligentée parla District Courtpour les réclamations dont l’enjeu pécuniaire est inférieur à 200.000 NZD ou, au delà de ce montant, devantla High Court.

Les pourvois sont portés devant  la Courd’Appel (Court of Appeal), puis les appels ultérieurs devantla CourSuprêmede Nouvelle Zélande.

 

La High Courtpermet, dans les cas éligibles, de bénéficier d’un traitement procédural plus rapide, tel que les cas touchant le monde de l’assurance, de la banque, de la finance, le droit de la propriété intellectuelle, les litiges relatifs au transport de marchandises, aux contrats commerciaux, à l’import/export de marchandises.

 

 

Au départ, la cour étudie tous les documents justifiant des prétentions réciproques des parties, puis la phase suivante consiste en l’examen attentif par les avocats des preuves portées en justice, selon le système du "discovery" au cours duquel chaque partie peut exiger de son adversaire toute preuve ou tout témoignage se rapportant au procès.

 

Un amendement aux Rules de la High Courtet des District Courts, à effet du 1er février 2012, encourage la production des preuves sous forme électronique (e-discovery), tel que les courriels, les communications en temps réel sur ordinateur, les bases de données comptables, sauf à ce que le plaideur obtienne une dérogation du juge.

 

De même, lors d’une audience relative à l’examen du litige, le juge peut ordonner une production standard des preuves ou une production adaptée des preuves (tailored discovery).

 

L’affaire est ensuite instruite par le tribunal qui entendra, le jour de l’audience, les arguments des avocats ainsi que les dépositions des témoins, également interrogés par les avocats respectifs des plaideurs, avant de rendre son jugement.

 

La résolution des différends peut se faire également soit par recours à l’arbitrage, soit par la médiation, en référence au mode alternatif de règlement des litiges (Alternative Dispute Resolution / ADR), permettant d’aboutir plus rapidement à une transaction entre les intéressés et souvent pour un coût moins élevé que dans la procédure ordinaire.

Nouvelle-Zélande
Haut de page
  • Français