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Ouganda

Ouganda

Population 39,8 millions
PIB par habitant 609 $US
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 4,9 4,8 3,0 5,3
Inflation (moyenne annuelle) 4,6 5,8 5,0 5,2
Solde budgétaire / PIB (%) * -4,6 -4,1 -6,0 -5,0
Solde courant / PIB (%) -8,7 -9,2 -9,3 -8,5
Dette publique / PIB (%) 31,2 31,9 37,1 38,1

 

(p) Prévisions

(*) hors dons

POINTS FORTS

  • Ressources naturelles importantes : sols fertiles, gisements pétroliers, potentiel hydroélectrique
  • Efforts de diversification en faveur notamment du secteur agro-alimentaire
  • Soutien international aux projets d’infrastructures
  • Endettement essentiellement à des conditions concessionnelles

POINTS FAIBLES

  • Pauvreté, inégalités
  • Insuffisance des infrastructures
  • Insécurité dans les zones frontalières (RDC et Sud Soudan)
  • Faibles progrès en matière de gouvernance (particulièrement en termes de lutte contre la corruption)

Appréciation du risque

Croissance plus soutenue en 2017, grâce notamment aux investissements publics et la consommation privée

La production agricole, plus spécifiquement celle de café devrait augmenter, grâce au meilleur rendement de nouveaux caféiers plantés depuis quelques années, mais aussi à des conditions climatiques plus favorables. Le secteur primaire devrait également profiter d’un allégement de taxes sur les machines agricoles. Les projets d’infrastructures, en particulier dans le domaine des transports et de l’énergie (projets hydroélectriques) soutiendront les secteurs de la construction. Le lancement, prévu courant 2017, de la réalisation du pipeline vers la Tanzanie (destiné à transporter le pétrole qui doit être extrait de la région du Lac Albert à partir de 2020) devrait également contribuer à la croissance. Le lancement de la production de la centrale hydroélectrique d’Isimba, prévu en 2017 pourrait par ailleurs favoriser l’activité industrielle. L’activité du secteur des services (commerce, services financiers, transports), qui pèse pour environ 50 % dans le PIB, resterait très vive, portée par la demande interne.

Une politique monétaire progressivement moins restrictive, initiée par la baisse du taux d’intérêt de 14 % à 13 % décidée en octobre 2016, devrait en effet soutenir l’investissement et la consommation. La demande des ménages (près de 80 % du PIB en 2016) devrait également bénéficier de la hausse des revenus réels, du crédit et de l’emploi.

L’inflation devrait rester relativement stable en 2017. De meilleures récoltes et une relative stabilité du cours du shilling, limiteraient la hausse des prix des biens alimentaires, mais le dynamisme de la demande intérieure et une facture pétrolière qui ne devrait pas baisser, pourraient empêcher une réelle réduction des tensions inflationnistes.

 

Léger repli des déficits public et courant

Les dépenses publiques devraient continuer à augmenter en 2017, spécialement celles d’investissement compte tenu des importants programmes d’infrastructures. Mais la hausse des dépenses courantes, notamment des salaires, devrait être plus modérée que lors de l’exercice fiscal précédent (juillet 2015-juin 2016), exécuté en période d’élection. Par ailleurs, les revenus de l’Etat devraient augmenter à la faveur d’une croissance économique plus soutenue, de la hausse progressive de certaines taxes (essence, cigarettes, alcool) ainsi que des mesures d’élargissement de la base fiscale et d’amélioration du recouvrement, prévues dans le cadre de l’accord FMI. Le déficit continuera à être financé par des crédits majoritairement concessionnels.

Le solde courant, structurellement déficitaire, pourrait s’améliorer légèrement en 2017. Les exportations devraient rester globalement contraintes par l’instabilité politique persistante au Sud Soudan, partenaire commercial important de l’Ouganda. Toutefois, celles de café (l’Ouganda est le premier exportateur de robusta d’Afrique), après avoir souffert en 2016 de la sécheresse, pourraient bénéficier d’une hausse de la production en 2017. Les importations devraient rester élevées, notamment de biens alimentaires et d’énergie (l’Ouganda reste dépendant de l’extérieur pour son approvisionnement en pétrole tant que l’exploitation de ses réserves n’a pas débuté). Par ailleurs, les besoins en équipements et biens de consommation, soutenus par une croissance plus vive, ne pourront pas être satisfaits par l’industrie locale.

Le shilling, qui s’est stabilisé en 2016 après avoir perdu environ 20 % face au dollar en 2015, ne devrait pas fortement se déprécier en 2017.

Bien que globalement sain, le secteur bancaire est fragilisé par la hausse des prêts non performants (8,2 % à fin juin 2016 contre 5,1% fin 2015), comme en témoigne l’intervention de la banque centrale pour reprendre le contrôle d’une banque en difficulté (Crane Bank) en octobre 2016.

 

La situation politique et sociale, globalement stable, reste fragile et les défaillances en matière de gouvernance persistent

Y. Museveni, au pouvoir depuis 1986, a été réélu lors des élections générales de février 2016 pour un cinquième mandat. Son parti (NRM) a conservé la majorité des sièges au parlement. Les observateurs internationaux ont critiqué le manque de transparence et les irrégularités du scrutin, dont l’opposition a contesté les résultats, sans pouvoir les remettre en cause. Bien qu’elle ne menace pas réellement le parti présidentiel, l’opposition trouve un certain écho dans le mécontentement croissant de la population face à la lenteur de l’amélioration du niveau de vie et des réformes, source potentielle d’une certaine instabilité. La menace terroriste, particulièrement le risque d’attaques du groupe islamiste somalien (al‑Shabab) qui sévit au Kenya, reste élevée.

Malgré quelques progrès pour le respect des lois, les performances du pays en matière de gouvernance sont médiocres. Le classement de l’Ouganda dans le domaine de la lutte contre la corruption ne s’améliore pas selon les indicateurs de la Banque Mondiale (184ème sur 210 pays en 2015 comme les deux années précédentes).

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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