Les études économiques et analyses risques pays Coface
Ouzbékistan

Ouzbékistan

Population 30,9 millions
PIB par habitant 2 115 $US
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Evaluation des risques pays
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016 (e) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 8,1 8,0 7,8 7,9
Inflation (moyenne annuelle) 9,1 8,5 8,0 8,6
Solde budgétaire / PIB (%) * 2,2 -0,5 -0,3 -1,3
Solde courant / PIB (%) 1,7 0,0 0,2 0,5
Dette publique / PIB (%) 7,6 10,7 16,3 17,2

 

(p) Prévisions

 

incluant le Fonds de Reconstruction et de Développement

POINTS FORTS

  • Ressources naturelles abondantes et diversifiées (gaz, or, coton)
  • Faible endettement et confortables réserves de change
  • Programme d’investissements publics ambitieux

POINTS FAIBLES

  • Faible diversification économique et dépendance à l’égard des cours des matières premières
  • Lenteur des réformes
  • Secteur bancaire peu développé et pratique du crédit dirigé
  • Interventionnisme étatique et climat des affaires difficile

Appréciation du risque

Une croissance soutenue par l’investissement public

L’Ouzbékistan devrait rester en 2017 l’une des économies les plus dynamiques de la CEI, même si les chiffres de croissance officiels sont probablement surestimés. Le programme d’investissements publics, destiné à améliorer les outils industriels et les infrastructures, notamment routières, devrait continuer à soutenir l’activité, notamment le secteur de la construction. La production industrielle (machines, industrie légère et agro-alimentaire) et les services (près de 45% du PIB) devraient également rester porteurs.

La contribution des exportations (près de 20% du PIB) pourrait  être améliorée  par une légère progression du prix de certains produits d’exportation (gaz, coton, or) par rapport à 2016. La demande extérieure pourrait, en outre, être un peu plus soutenue (notamment de Chine et de Russie). L’investissement pourrait être encouragé par les mesures prises par le nouveau chef de l’Etat, notamment la création d’une zone économique spéciale (district d’Urgut). Le pays continuera, par ailleurs, à bénéficier de l’intérêt de la Chine pour le développement des infrastructures de transport dans le cadre de la Nouvelle route de la soie.

La consommation des ménages (plus de 50 % du PIB) devrait être soutenue par la progression des dépenses sociales et des salaires, ainsi qu’une modeste reprise des transferts des expatriés ouzbeks en Russie (qui seraient près de 2 millions), compensant ainsi l’impact négatif de la hausse des prix sur les revenus réels.

L’inflation devrait demeurer élevée, alimentée par la dépréciation continue du soum, ainsi que la hausse des prix des services publics (eau, gaz, électricité) annoncée en octobre 2016.

Persistance d’un léger déficit budgétaire et solde courant tout juste équilibré

En 2017, le gouvernement devrait poursuivre sa politique de soutien de l’activité. L’augmentation des salaires et des dépenses sociales devrait être modérée, mais les investissements publics devraient continuer à progresser. Les recettes provenant des secteurs exportateurs pourraient légèrement augmenter, mais les revenus fiscaux pourraient être réduits par la baisse du taux d’imposition de certaines entreprises, prévue au budget 2017. La dette publique demeure faible.

Les exportations ouzbèkes devraient progresser grâce à la modeste reprise de la croissance en Russie et une activité qui, sans accélérer, demeurera relativement soutenue en Chine. Le cours de l’or, premier produit d’exportation de l’Ouzbékistan, de même que celui des autres produits d’exportation (coton) pourraient être un peu plus élevés qu’en 2016. Les importations devrait également augmenter. La hausse des transferts des travailleurs expatriés en Russie devrait toutefois éviter une dégradation du solde courant.

La dépréciation progressive du cours du soum face au dollar devrait se poursuivre en 2017, en raison de la libéralisation progressive du système de change décidée fin 2016 par les autorités. Les confortables réserves de change (15 mois d’importations environ, or inclus) mettent le pays à l’abri des tensions financières.

Le système bancaire, peu développé, est étroitement contrôlé par l’Etat, notamment pour sa politique de prêts, ce qui fragilise la qualité des portefeuilles. Le secteur serait cependant soutenu par le gouvernement en cas de difficultés.

 

Une succession qui ne devrait pas changer fondamentalement le paysage politique ni modifier un environnement des affaires qui restera difficile malgré les réformes annoncées

Le décès, en septembre 2016, d’I. Karimov, au pouvoir depuis l’indépendance du pays, a conduit son premier ministre Shavkat Mirziyoyev à la tête de l’Etat, contrairement aux dispositions de la Constitution qui prévoit que l’intérim soit assuré par le président du Sénat. S. Mirziyoyev a par la suite été élu confortablement (89% des voix) lors des élections présidentielles du 4 décembre 2016. Il devrait globalement poursuivre la politique de son prédécesseur, fondée sur un Etat fort, assurant la stabilité politique. Il semble néanmoins souhaiter relancer le dialogue avec les pays voisins, notamment le Kirghizstan et le Tadjikistan, ce qui contribuerait à réduire les tensions régionales.

Les risques liés à la montée des mouvements islamistes devraient perdurer. Par ailleurs, la pauvreté, le chômage et les restrictions des libertés offrent un terreau favorable à la contestation d’une population très jeune (près de la moitié est âgée de moins de 25 ans). Le nouveau président, plus favorable à des réformes économiques pourrait toutefois prendre des mesures favorables aux investisseurs. La mainmise des pouvoirs publics sur l’économie et un niveau élevé de corruption (187ème rang sur 204 selon la Banque Mondiale), devraient continuer à peser sur l’environnement des affaires.

 

 

Dernière mise à jour : Juin 2017

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