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Pakistan

Pakistan

Population 186,2 millions
PIB par habitant 1326
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Evaluation des risques dans ce pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2012/13 2013/14  2014/15(p) 2015/16(p)
Croissance PIB (%) 3,7 4,0 4,2 4,5
Inflation (moyenne annuelle) 7,3 8,6 4,5 3,5
Solde budgétaire / PIB (%) -8,3 -4,9 -5,2 -4,2
Solde courant / PIB (%) -1,8 -1,2 -0,8 -0,5
Dette publique / PIB (%) 64,8 64,8 64,7 64,3

 

(e) Estimations  (p) Prévisions

L'année fiscale se clôture en juin

POINTS FORTS

  • Accord avec le FMI signé en septembre 2013 avec étroit suivi trimestriel
  • Marché intérieur considérable, alimenté par une démographie dynamique
  • Importants transferts de travailleurs expatriés
  • Main d’œuvre peu chère et abondante

POINTS FAIBLES

  • Environnement géopolitique très tendu et forte insécurité domestique (terrorisme)
  • Carence des infrastructures sanitaires, agricoles et éducatives
  • Dépendance énergétique
  • Fréquente pénurie d’électricité et d’eau
  • Faible diversification sectorielle et concentration sur quelques secteurs à faible valeur ajoutée

Appréciation du risque

Une reprise progressive entravée par le déficit persistant en infrastructures

L’activité a augmenté progressivement depuis le second trimestre 2013 en lien avec la signature d’un accord assorti d’une facilité de crédit de 6,2 milliards de dollars avec le FMI.

L’agriculture devrait continuer d’afficher une modeste croissance en 2016* du fait de sa faible productivité et des carences en infrastructures dont elle pâtit. Le secteur, qui contribue considérablement à la formation du PIB (25 % en 2014), est aussi fortement dépendant des aléas climatiques qui oscillent entre sécheresses et inondations, en plus de souffrir de problèmes d’irrigation et d’approvisionnement en eau. Bien que la progression de l’activité dans l’industrie manufacturière restera pénalisée par les fréquentes coupures d’électricité, la construction de centrales électriques par la Chine dans le pays pourrait générer un surcroît d’activité dans ce secteur. L’industrie textile, malgré le faible coût de sa main d’œuvre, voit son avantage comparatif se réduire face à la concurrence régionale en raison de la faible valeur ajoutée de sa production et l’activité dans ce secteur resterait peu dynamique en 2016.

L’investissement privé devrait continuer à croître avec le retour de la confiance chez les investisseurs privés depuis l’application du programme FMI et le lancement des privatisations. A l’inverse, l’investissement public resterait faible en raison de l’insuffisance des recettes publiques. L’activité devrait être essentiellement portée par la consommation des ménages qui serait alimentée par d’importants transferts de revenus des travailleurs expatriés. Le dynamisme de la consommation profiterait surtout aux services et à la construction.

Suite à la chute du cours du pétrole et des produits agricoles, l’inflation s’est repliée à 1,6 % en octobre 2015. Elle devrait légèrement remonter en 2016 avec le redressement du prix de l’électricité et du gaz.

 

Le déficit budgétaire se réduirait et le solde courant devrait bénéficier de la baisse du prix du pétrole

Dans le cadre du programme triennal conclu avec le FMI, le déficit budgétaire se résorbe régulièrement depuis 2013 sous l’effet des mesures d’assainissement. Les recettes, bien que faibles, augmentent légèrement sous l’effet d’une amélioration de la collecte fiscale et de l’accélération de l’activité, tandis que les dépenses diminuent du fait de la forte réduction des subventions permise par la baisse des cours des hydrocarbures et le relèvement des prix de l’électricité. Cependant, la dette publique, qui est surtout domestique et libellée en monnaie locale, devrait demeurer élevée en 2016. Si le programme va à son terme, le déficit devrait baisser, la dette se stabiliser et son coût se réduire. Le déficit  courant devrait  presque disparaître en 2016 en raison de la diminution de la facture pétrolière et alimentaire, et grâce à l’augmentation des remises des travailleurs expatriés.

 

Un climat d’insécurité persistant

La situation politique demeure fragile au Pakistan. En effet, le gouvernement n’est revenu aux civils qu’en 2008 et doit partager le pouvoir avec l’armée. Le premier ministre Nawaz Sharif au pouvoir depuis 2013 et jusqu’en septembre 2018, a imposé ses candidats à la tête de l’armée et de la justice, suscitant d’importantes manifestations du côté de l’opposition. En outre, les autorités sont confrontées aux fondamentalistes musulmans (les talibans pakistanais) et à leurs actions terroristes fréquentes.

Le Pakistan se situe dans un environnement sécuritaire extérieur difficile. Avec l’Inde, les relations sont tendues, notamment autour du Cachemire où les deux armées se font face. A l’ouest, les relations avec l’Afghanistan sont marquées par le problème des talibans que les deux pays s’accusent mutuellement d’entretenir pour nuire au voisin. Les relations avec le traditionnel allié américain souffrent des soupçons réciproques dans la lutte contre Al-Qaïda et les talibans. Dans le même temps, le Pakistan se rapproche de la Chine en établissant des accords concernant l’économie et la défense. Enfin, la démocratie recouvre une faible gouvernance marquée, notamment, par la corruption.

Le climat des affaires reste donc très détérioré dans ce contexte d’instabilité politique, de violence et de terrorisme. Au grave problème de corruption s’ajoutent la difficulté de faire reconnaître ses droits devant la justice, les lourdeurs administratives, la lenteur de la délivrance des permis de construire. Une réforme des procédures collectives est également en cours.

 

* 2016 correspond à l’année fiscale 2015/2016.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016 

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