Les études économiques et analyses risques pays Coface
Panama

Panama

Population 4,006 millions
PIB par habitant 13012 $US
A4
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016 (e) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 6,1 5,8 4,9 5,8
Inflation (moyenne annuelle) 2,6 0,1 0,8 2,0
Solde budgétaire* / PIB (%) -3,2 -2,8 -3,1 -2,1
Solde courant / PIB (%) -9,8 -6,5 -6,2 -5,0
Dette publique / PIB (%) 37,1 38,8 39,4 38,4

 

 (e) Estimations (p) Prévisions

* Hors Autoridad del Canal de Panamá

POINTS FORTS

  • Canal interocéanique
  • Dollarisation totale de l’économie et stabilité financière
  • Zone franche de Colón, 2ème plateforme mondiale d’import-export
  • Centre bancaire et financier régional

POINTS FAIBLES

  • Forte exposition à la conjoncture nord et sud-américaine
  • Insuffisance des infrastructures (transport, énergie, éducation, santé)
  • Forte disparité entre la zone du Canal et le reste du pays
  • Corruption et clientélisme

Appréciation du risque

Des investissements en infrastructures comme principal moteur de la croissance

L’économie panaméenne affiche le plus fort dynamisme d’Amérique Latine. Les projets à grande échelle d’infrastructures (2ème ligne de métro en construction à Panama City, restructuration urbaine à Colón et un 4ème pont surplombant le canal) et les revenus croissants dus à l’expansion du canal de Panama (officiellement ouvert depuis juin 2016) devraient favoriser une légère hausse de la croissance en 2017. En effet, l’expansion du canal devrait permettre aux exportations de marchandise d’augmenter de 28,3 % par rapport à 2016. Cette expansion devrait transformer le pays en un carrefour maritime reliant l’Amérique du Nord et l’Asie. Ainsi, ce hub logistique permettrait au littoral du pays de développer les secteurs des services financiers, logistiques et touristiques (19 % du PIB en 2016). De plus, l’investissement privé resterait stable en 2017 à +4,9 %. L’attractivité du pays ne semble pas pâtir du scandale des Panama Papers à l’image du nombre important de multinationales qui se sont implantées dans le pays, de l’environnement des affaires qui s’est amélioré (Doing Business classe l’environnement des affaires au 67ème rang en 2017 contre 70ème en 2016) et des IDE qui resteraient stables. En outre, le système bancaire panaméen, véritable centre financier de la région, devrait rester résilient, témoignant de sa capacité d’autosuffisance[1].

En outre, la consommation des ménages demeurerait forte dans un contexte de plein emploi soutenu par les retombées des investissements. En effet, le crédit au secteur privé devrait croître de 7,1 % en 2017 (contre 2,1 % en 2016). Elle serait néanmoins limitée par l’inflation qui devrait augmenter avec la remontée progressive des prix du pétrole.

 

Les déficits budgétaire et courant se réduiraient, principalement grâce à l’activité du canal et aux investissements en provenance de l’étranger

Le déficit budgétaire devrait se réduire en 2017. Les recettes devraient augmenter plus rapidement que les dépenses grâce aux revenus générés par l’expansion du canal (entre 1 et 1,6 milliard de dollars selon les estimations du gouvernement). Le budget 2017 voté fin août 2016 est en hausse de 7,6 % par rapport à 2016, principalement due à une augmentation des dépenses en infrastructure. Ainsi, la dette publique resterait à un niveau relativement stable en 2017.

La balance courante devrait rester déficitaire en 2017. Les exportations augmenteraient grâce à la hausse des exportations de marchandises rendue possible par l’expansion du canal tandis que la croissance des importations devrait diminuer. La balance commerciale resterait déficitaire du fait des importations qui sont structurellement plus importantes que les exportations. La croissance des services s’intensifierait grâce au canal, de plus les résultats pourraient encore s’améliorer avec l’ouverture prochaine de la mine Cobre Panama. La balance des revenus resterait déficitaire en raison du paiement des intérêts de la dette détenue par les créanciers étrangers et les rapatriements de dividendes par les sociétés étrangères. Néanmoins, les investissements privés à moyen-long terme et, depuis cette année, à court terme, en provenance de l’étranger permettent de dégager  encore une fois une capacité de financement du pays.

 

Une fragile majorité parlementaire contrastée avec une position extérieure confortée

Avec seulement 12 des 71 sièges du parlement unicaméral, le Président Juan Carlos Varela du parti de centre-droit Partido Panamañista (PP), au pouvoir depuis le 1er juillet 2014, a dû conclure un pacte de gouvernabilité avec les 26 parlementaires de l'opposition de centre-gauche du Partido Revolucionario Democrático (PRD), lui permettant une majorité parlementaire avec 49 sièges sur 71. Les prochaines élections législatives et présidentielle auront lieu en mai 2019. Le président sortant ne pourra pas se représenter.

Le scandale des Panama Papers a suscité de nombreuses réactions internationales envers le système fiscal panaméen. En réponse, le Panama a démontré sa volonté de transparence au point qu’un haut cadre de l’OCDE qui a affirmé que les irrégularités et la non-transparence, qui caractérisaient la fiscalité panaméenne était du passé, et que l’examen des avancées (prévu pour juin 2017) menées par le pays pour améliorer son système devrait être positif. A l’extérieur, l’élection de Donald Trump ne devrait pas avoir d’effets conséquents sur le pays. Le Panama entretient d’étroites relations avec l’Alliance du Pacifique (Colombie, Chilie, Mexique et Pérou) afin de la rejoindre en tant que membre, ce qui lui permettrait un accès moins contraignant aux marchés asiatiques.

[1] Le Panama est le seul pays dollarisé de la région à n’avoir ni assurance-dépôts, ni prêteur en dernier ressort en cas de crise de liquidités. 

 

Dernière mise à jour : Mars 2017

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