Les études économiques et analyses risques pays Coface
Papouasie-Nouvelle-Guinée

Papouasie-Nouvelle-Guinée

Population 7,6 millions
PIB par habitant 2232 $US
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013  2014 2015(p) 2016(p)
Croissance PIB (%) 5,5 8,5 9,0 3,1
Inflation (moyenne annuelle) 5,0  5,3 6,0 5,4
Solde budgétaire / PIB (%)  -8,0  -7,2 -5,8 -1,1
Solde courant / PIB (%)  -31,8  -4,2 7,5 7,3
Dette publique / PIB (%) 34,0 35,6 33,6 32,4

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Abondantes ressources naturelles : minerais (cuivre, or, nickel, cobalt), hydrocarbures (pétrole, gaz), et matières premières (bois, café, cacao, huile de palme)
  • Construction d’unités de production de gaz naturel liquéfié
  • Investissements étrangers dans le secteur des matières premières
  • Soutien financier des institutions multilatérales

POINTS FAIBLES

  • Forte exposition aux catastrophes naturelles
  • Faiblesse du réseau d’infrastructures
  • Faible taux d’alphabétisation
  • Manque de main d’œuvre qualifiée
  • Lacunes importantes en termes de gouvernance
  • Forte progression de l’endettement extérieur du secteur privé

Appréciation du risque

Activité affectée par les cours des matières premières

En 2015, première année complète d’exploitation du projet de gaz naturel liquéfié (GNL) développé par Exxon Mobil, la croissance a fortement augmenté. En 2016, on devrait observer un ralentissement marqué de l’activité, les exportations de GNL souffrant de la baisse du cours des hydrocarbures. Par ailleurs, l’exploitation de la mine de nickel et cobalt de la région de Madang ne permettra pas de soutenir la croissance, le pays étant également pénalisé par la morosité des prix des métaux. Les mauvaises performances des industries extractives contraindront aussi les investissements étrangers dans le secteur.

En outre, l’activité des secteurs non-miniers, notamment la construction, les transports et la logistique devrait continuer à ralentir. Ils subissent de plein fouet l’achèvement du projet de GNL qui pose la question du reclassement des ouvriers locaux qui doivent trouver un nouvel emploi, pénalisant ainsi la consommation privée déjà affectée par la baisse des revenus ruraux altérés par les cours modérés des produits agricoles.

Alors que le gouvernement entendait utiliser les ressources fiscales supplémentaires générées par les exportations de GNL pour financer plusieurs projets d’infrastructure, les mauvaises performances du secteur devraient également contraindre les dépenses publiques en 2016 bien que le gouvernement ait annoncé vouloir protéger les dépenses prioritaires, notamment l’éducation, la santé, les infrastructures.  

L’appréciation du kina permettra de contenir l’inflation. Néanmoins, l’inflation sous-jacente (hors produits à prix volatils) restera élevée du fait de la persistance de goulots d’étranglement tels que le manque de main d’œuvre qualifiée et d’infrastructures.

 

Redressement du solde courant et du déficit budgétaire

L’achèvement du projet d’exploitation de GNL et le début de la production ont permis l’accroissement des exportations et la baisse des importations. Ainsi, le solde courant est devenu excédentaire à partir de 2015 et devrait se stabiliser en 2016. En effet, les importations resteront contenues, le pays n’ayant pas initié la construction de nouvelles unités d’exploitation.

S’agissant des comptes publics, le pays bénéficiera d’une augmentation de ses recettes budgétaires grâce à l’exploitation du projet GNL. L’Etat est actionnaire du projet et reçoit également des dividendes. Néanmoins, ces ressources devraient être moins abondantes qu’initialement anticipé, la baisse du cours des hydrocarbures affectant la valeur des exportations. Les autorités ont mis en place un fond souverain chargé de gérer les revenus générés par les projets GNL mais sa gouvernance est encore en cours d’élaboration.

L’accroissement des revenus devrait permettre de réduire le déficit budgétaire et la dette publique mais les dépenses en développement seront contraintes par la baisse du cours des hydrocarbures. Néanmoins, le budget devrait rester favorable aux secteurs non miniers avec notamment des exonérations fiscales pour les entreprises liées au tourisme, à l’agriculture ou au secteur manufacturier.

 

La stabilité politique est remise en cause et les tensions sociales demeurent

Les élections de  2012 ont permis de conforter Peter O’Neill (People’s National Congress) dans son poste de premier ministre. Il bénéficie désormais de l’appui de son prédécesseur Sir Michael Somare. Néanmoins, une procédure judiciaire est actuellement en cours contre le premier ministre, soupçonné de corruption. Un mandat d’arrêt a été émis mais sa validité est toujours questionnée par différentes instances du pays. En octobre 2015, le parlement a rejeté une procédure de motion de censure visant le premier ministre et celui-ci devrait rester au pouvoir jusqu’aux élections de 2017.

Par ailleurs, les tensions sociales restent fortes et nourries par les inégalités et la pauvreté : la majorité de la population vit en zone rurale et pratique une agriculture de subsistance. De plus, la fin des travaux du projet de GNL pourrait exacerber les tensions si les ouvriers du chantier ne retrouvent pas un emploi. Enfin, le pays pâtit toujours de lacunes importantes en termes de gouvernance. 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

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