Les études économiques et analyses risques pays Coface
Qatar

Qatar

Population 2,2 million
PIB par habitant 68940 $US
A4
Evaluation des risques pays
A3
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014  2015  2016(p) 2017(p)
Croissance PIB (%) 4,0 3,6 2,7 3,4
Inflation (moyenne annuelle) 3,4 1,8 2,7 2,6
Solde budgétaire / PIB (%) 15,3 5,6 -4,1 -3,1
Solde courant / PIB (%) 24,0 8,4 6,4 9,1
Dette publique / PIB (%) 32,3 34,9 47,6 50,2

 

(e) Estimation  (p) Prévision

POINTS FORTS

  • Troisièmes réserves mondiales de gaz et premier exportateur mondial de gaz naturel liquéfié (GNL).
  • Diversification en bonne voie (infrastructures, industrie, finance, tourisme).
  • Position de créancier extérieur net, en raison de l’importance des avoirs financiers à l’étranger (principalement au titre du fonds souverain Qatar Investment Authority).
  • Stabilité du régime du nouvel émir Tamim bin Hamad al-Thani.

POINTS FAIBLES

  • Dépendance aux hydrocarbures et incertitude sur l’évolution du prix du gaz naturel, en raison notamment de l’essor des gaz non conventionnels.
  • Environnement des affaires perfectible
  • Dépendance envers la main d’œuvre étrangère
  • Risque de surcapacités de production

Défis géopolitiques au plan régional

Appréciation du risque 

Une économie dynamique

L’économie du Qatar resterait résiliente en 2017, malgré une progression décevante du PIB de 2,7% au premier trimestre par rapport au trimestre précédent, après une croissance de 4,1% au dernier trimestre 2016. L’inflation devrait se stabiliser en 2017. Toutefois, une baisse des prix dans le logement, les loisirs et la restauration favoriserait la consommation. Cependant, la mise en place d’une TVA commune de 5% à l’ensemble des pays du CCG, approuvée le 3 mai 2017, poussera les prix à la hausse lors de sa mise en place en 2018. Les secteurs pétroliers et gaziers, affaiblis par la baisse des prix énergétiques, ont enregistré des performances négatives en 2016, mais devraient soutenir la croissance en 2017 suite à l’entrée en production du site de Barzan (accroissement de la production de gaz liquide de 21%). Les secteurs non pétroliers ont été dynamiques en 2016, et le resteront cette année, portés par les secteurs de la construction (+11,7% au premier trimestre 2017 par rapport au trimestre précédent) et des services. Le secteur de la construction figure parmi les secteurs bénéficiaires de la politique d’investissement du gouvernement qatari en vue de la préparation de la Coupe du monde 2022. Bien qu’un moratoire ait été imposé aux nouveaux projets, les investissements prévus resteraient conséquents et sont évalués à près de 180 milliards d’USD. Le secteur des services (services financiers, immobilier et télécommunications) devrait afficher un taux de croissance solide en 2017.

Néanmoins, si la crise diplomatique opposant le pays à ses voisins perdure, il sera plus difficile d’importer les biens nécessaires à la construction des infrastructures pour la Coupe du monde, entraînant potentiellement des retards ; le tourisme (10% du PIB) pourrait être pénalisé par la suspension des liaisons aériennes ; le secteur commercial pourrait souffrir de la crise, certaines banques commerciales saoudiennes et émiraties ayant suspendu les transferts. Toutefois, le Qatar trouve des substituts dans des importations en provenance de Turquie, et dispose de ressources suffisantes (335 milliards d’actifs dans son fonds souverain) pour pallier aux chocs macroéconomiques conjoncturels.

 

Apparition de déficits jumeaux

Le solde public est entré en territoire négatif en 2016 après plusieurs années d’excédent. Les recettes budgétaires, dépendant à la fois des revenus issus des secteurs de l’énergie (plus de 40 % des recettes budgétaires totales) et des transferts des entités parapubliques liées au secteur des hydrocarbures, ont été doublement pénalisées par la baisse des prix du baril. En dépit de ses importants avoirs, le pays entend financer le déficit public à la fois à travers l’endettement sur les marchés internationaux, les possibilités sur le marché domestique étant limitées, et l’augmentation du prix des services publics. La dette publique devrait continuer à augmenter de manière significative.

Les banques qataries demeurent solvables et profitables, bien que les effets de la baisse des recettes pétrolières commencent à avoir des répercussions sur leur santé. Le resserrement attendu de la politique monétaire américaine et l’importance des capitaux mobilisés dans les projets d’infrastructures du pays font peser un risque sur la liquidité des banques, à travers la pression exercée sur les dépôts.

Les comptes extérieurs ont fortement souffert de la baisse des cours des hydrocarbures qui constituent la majeure partie des exportations du pays. L’excédent courant devrait s’améliorer en 2017, notamment grâce à la reprise des exportations, qui ont augmenté de 15,6% au premier trimestre 2017 (variation annuelle). En revanche, la balance des revenus devrait continuer à être déficitaire, mais dans une moindre mesure. Le ralentissement des investissements qataris à l’étranger et l’augmentation de la dette extérieure entraîneraient une réduction du déficit du compte financier.

 

Crise diplomatique

Dirigé par l’Emir Tamim ben Hamad Al Thani, le Qatar a été un acteur de premier plan lors des printemps arabes, notamment grâce à son soutien financier au mouvement des Frères musulmans. Néanmoins, ce positionnement activiste dans la région a dégradé son image régionale. Le 5 juin, l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Bahreïn et l’Egypte, par la suite suivis par le Yémen, la Libye et les Maldives, ont rompu leurs relations diplomatiques avec le Qatar, l’accusant de financer et de soutenir le terrorisme, et de proximité avec l’Iran. Les frontières terrestres, maritimes et aériennes ont été bloquées, affectant les importations, notamment alimentaires. La Turquie a apporté son soutien au Qatar, et le Koweït et les Etats-Unis se positionnent en médiateurs pour régler le conflit diplomatique.

 

Dernière mise à jour : juin 2017

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