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République dominicaine

République dominicaine

Population 9,980millions
PIB par habitant 6733 $US
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Evaluation des risques pays
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

   2014 2015  2016 (e) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 7,3 7,0 5,9 4,5
Inflation (moyenne annuelle) 3,0 0,8 2,3 4,0
Solde budgétaire / PIB (%) -3,0 -0,4  -3,7 -3,9
Solde courant / PIB (%) -3,3 -1,9  -2,4 -2,7
Dette publique / PIB (%) 34,4 34,9 35,8 36,7

 

(e) Estimations (p) Prévisions 

POINTS FORTS

  • 1ère destination touristique des Caraïbes
  • Transferts de la diaspora
  • Accord de libre-échange avec les Etats-Unis (CAFTA-DR)
  • Zones franches (51% des exportations)
  • Stabilité politique

POINTS FAIBLES

  • Dépendance à la conjoncture américaine
  • Dépendance au cours de l’or
  • Approvisionnement électrique défaillant
  • Défaillances éducatives et sanitaires
  • Pauvreté et inégalités élevées
  • Criminalité liée au trafic de drogue
  • Corruption élevée

Appréciation du risque

Vers une atténuation de la croissance en 2017

En 2016, la croissance, bien qu’ayant enregistré une baisse, a bénéficié de l’activité soutenue aux Etats-Unis, premier partenaire commercial du pays. En 2017, cette tendance baissière devrait perdurer. La production et les exportations agricoles risquent d’être affectées par les mauvaises conditions climatiques de la fin 2016. L’investissement privé dans l’immobilier, les services financiers et l’industrie manufacturière devrait rester dynamique. Une décélération de l’investissement public est à prévoir, notamment dans les infrastructures : le financement du projet de construction de deux centrales thermoélectriques au charbon (coût estimé à 1,9 milliards d’USD, soit environ 3 % du PIB) afin de pallier le problème de l’insuffisance d’énergie électrique a initialement été l’objet d’une controverse, induisant un retard dans le projet. La fin de construction de ces centrales est attendue pour 2018. Malgré l’importance des transferts de la diaspora installée aux Etats-Unis, la consommation des ménages devrait diminuer. Le niveau de chômage élevé (autour de 14 %) et la pauvreté qui touche encore plus de la moitié de la population (dont près de 40 % vivant sous le seuil de pauvreté) en constituent les principaux freins. En raison de la hausse de la facture énergétique, des pressions inflationnistes émergeraient mais l’inflation devrait rester dans la fourchette basse de la cible de 3-5 % fixée par la banque centrale. Par ailleurs, celle-ci a légèrement relevé son taux directeur en octobre 2016, en prévision de la normalisation de la politique monétaire de la FED.
En parallèle, les exportations manufacturières (filière textile notamment) produites dans les zones franches devraient progresser, en raison de l’amélioration de l’activité américaine. Le secteur du tourisme devrait demeurer dynamique en raison de la fréquentation soutenue des visiteurs américains principalement (plus de la moitié des entrées touristiques du pays). La réouverture de la mine de nickel de Falcondo, qui entrerait en pleine capacité à l’horizon 2017, devrait offrir un soutien modeste au secteur de l’extraction minière.

 

Vers une progression du déficit budgétaire et du déficit courant

La politique de consolidation budgétaire initiée dès l’arrivée au pouvoir du président Medina en 2012 a dérapé en 2016, du fait des dépenses électorales. En 2017, le déficit public se dégraderait légèrement, malgré des progrès en ce qui concerne la collecte des recettes (lutte contre l’évasion fiscale, changement des règles sur la taxation des dividendes au sein de la zone franche…) et la suppression des subventions dans le secteur des transports. La hausse des dépenses courantes, en capital et le service de la dette croissante dégraderaient en revanche les dépenses publiques. Par ailleurs, la baisse des quantités importées dans le cadre du programme vénézuélien PetroCaribe de fourniture de pétrole à tarif préférentiel pourrait également augmenter les dépenses de l’Etat (les subventions au secteur de l’énergie sont estimées à 1 milliard de dollars en 2015), d’autant plus que le projet de réforme énergétique qui vise à réduire la dépendance au pétrole en diversifiant les sources de production d’électricité semble reporté.
Sur le plan du commerce extérieur, la République Dominicaine, première destination touristique dans les Caraïbes, devrait encore profiter d’une fréquentation soutenue (près de 5,6 millions de visiteurs en 2015) et des transferts de fonds d’environ 2 millions de travailleurs à l’étranger (dont 65 % vivant aux Etats-Unis). Néanmoins, les exportations manufacturières devraient progresser sous l’effet de la hausse de la croissance américaine et les revenus des exportations d’or se maintenir. Les importations énergétiques devraient néanmoins se renchérir en raison de la reprise modérée du prix du pétrole. Ainsi, cette contre performance de la balance commerciale aurait pour effet de dégrader la balance courante en 2017.

 

La réélection du président Medina et son parti, le PLD est synonyme de stabilité politique

Le président Danilo Medina, à la tête du parti de la libération dominicaine (PLD), a été réélu pour un second mandat de quatre ans lors de l’élection présidentielle de 2016. Malgré les contestations de l’opposition vis-à-vis de ce scrutin, il bénéficie encore d’un important soutien populaire. De plus, le PLD continue de profiter d’une majorité absolue dans les deux chambres suite à l’élection législative de 2016. Le parti traditionnel de l’opposition, le parti révolutionnaire dominicain (PRD) ainsi que le parti révolutionnaire moderne (PRM), émanant du PRD en août 2015, ont acquis quelques sièges au Sénat. Toutefois, le PRM est représenté pour la première fois depuis sa création à la Chambre des Députés, où il a gagné de nombreux sièges, au détriment du PRD, ce qui vient modifier la composition du paysage de l’opposition
Sur le plan de la politique extérieure, les relations avec Haïti restent tendues au sujet de l’immigration. La décision de la justice dominicaine en 2013 de refuser la nationalité dominicaine aux descendants de migrants « en transit » nés depuis 1929 et la réponse des autorités haïtiennes en interdisant l’importation de certains produits de la République Dominicaine continuent de créer des frictions entre les deux pays. Ces tensions seraient amenées à se renforcer à l’avenir, dans la mesure où les conditions climatiques extrêmes combinées à l’instabilité politique de cette année à Haïti peuvent amplifier les flux migrants haïtiens. Le climat des affaires devrait encore pâtir d’un niveau de corruption élevé, de l’insuffisance en infrastructures (à l’exception des télécommunications) et des problèmes dans l’approvisionnement de l’électricité, bien que quelques efforts aient été faits sur ces deux précédents points. Le pays se place à la 103ème place du classement Doing Business de 2017.
La stabilité politique et l’accès préférentiel au marché américain grâce à l’accord de libre échange (CAFTA) demeurent toutefois favorables à l’investissement.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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