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Russie

Russie

Population 141,439 millions
GDP 2117,831 milliards $US
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Country risk assessment
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Business Climate
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Synthesis

principaux Indicateurs économiques

  2011 2012 2013  2014(p)
Croissance PIB (%) 4,3 3,5 1,3 -0,5
Inflation (moyenne annuelle) 8,4 6,6 6,5  6,2
Solde budgétaire / PIB (%) 1,6 0,0 -1,3  -1,8
Solde courant / PIB (%) 5,3 4,1 1,6 0,8
Dette publique / PIB (%)  9,8 11,8 13,1 13,7

 

 (p) Prévisions

STRENGTHS

  • Abondantes ressources naturelles (pétrole, gaz et métaux)
  • Main d’œuvre qualifiée
  • Faible endettement public et réserves de change confortables
  • Puissance régionale et énergétique affirmée

WEAKNESSES

  • Accentuation du caractère rentier de l’économie
  • Manque de compétitivité du secteur industriel
  • Secteur bancaire privé fragile
  • Faiblesse des infrastructures
  • Démographie déclinante 
  • Lacunes persistantes dans l’environnement des affaires

Appréciation du risque

 

Repli de la croissance en 2014 dont l’ampleur dépendra de l’évolution de la situation en Ukraine.

La croissance du premier trimestre 2014 (- 0,5% par rapport au T4 2013 et +0,9% en glissement annuel) confirme le net ralentissement de l’économie russe. L’investissement, atone en 2013, a accusé un net repli au premier trimestre 2014 (-4,8% en glissement annuel) et devrait rester très contraint par la hausse des taux d’intérêt et le faible niveau de confiance des entrepreneurs, l’indicateur composite de l'activité manufacturière (PMI) étant inférieur à 50% (48,3% en mars). La production industrielle a nettement ralenti début 2014.

La consommation privée restera le principal moteur de l’activité dans un contexte de chômage peu élevé (5,4%). Mais l’objectif de maîtrise des dépenses publiques imposé par les nouvelles règles budgétaires devrait obliger le gouvernement à modérer la progression des salaires. En outre, le niveau élevé de l’inflation et l’endettement croissant des ménages pourraient commencer à peser sur la consommation.

L’inflation devrait demeurer élevée en 2014. La hausse des tarifs des services publics et des prix des biens alimentaires, mais aussi la dépréciation du rouble qui renchérit les biens importés, accentuent fortement les pressions à la hausse des prix. Les relèvements des taux de référence par la BCR (de 5,5% à 7% en mars puis à 7,5% en avril 2014) conjugués à la relative modération de la demande pourraient permettre un ralentissement de l’inflation au second semestre mais la cible de 5 % ne pourra pas être respectée.

Une nouvelle détérioration de la situation en Ukraine ne peut être exclue après l’élection présidentielle du 25 mai 2014. Dans cette hypothèse, une éventuelle aggravation des sanctions internationales contre de la Russie pourrait accélérer la dépréciation du rouble et les sorties de capitaux (qui ont atteint 51 milliards d’USD au premier trimestre 2014), accentuant le recul de la croissance. En outre, la capacité (et/ou la volonté) de remboursement de leurs créances par les entreprises russes, largement endettées auprès des non-résidents, pourrait être affectée.

 

L’équilibre budgétaire sera difficile à retrouver en 2014.

Le léger déficit budgétaire enregistré en 2013 devrait se creuser en 2014. Les recettes pétrolières (50% du total) ne devraient pas progresser et la faiblesse de l’activité contraindra les revenus hors pétrole. Par ailleurs, le poste de la défense devrait augmenter et les coûts liés à l’annexion de la Crimée, bien qu’étalés dans le temps, devraient également peser sur le budget, tout comme le déficit récurrent du système de retraite. Une forte détérioration de la situation en Ukraine et de nouvelles sanctions creuseraient davantage le déficit compte tenu de l’impact du ralentissement économique sur les recettes fiscales. Les finances publiques russes restent néanmoins encore solides avec une dette publique de l’ordre de 13% du PIB, laissant une marge de manœuvre au gouvernement.

 

Lente mais constante dégradation du solde courant

Le solde courant devrait rester excédentaire en 2014, mais continuera à se détériorer. Les exportations, largement dominées par le pétrole et le gaz (2/3 des revenus d'exportation) seront contraintes pas des cours qui, au mieux, devraient se stabiliser. Les exportations hors pétrole restent handicapées par une reprise modérée de la demande extérieure et une faible compétitivité que la dépréciation du rouble ne suffit pas à relancer. L’amélioration du solde courant observé au premier trimestre s’explique exclusivement pas une baisse des importations qui ne devrait progresser que faiblement au cours de l’année.

 

Un contexte social et politique tendu et un environnement des affaires déficient

La crise ukrainienne a fortement détérioré les relations entre la Russie, les Etats-Unis et l’UE, conduisant à des sanctions politiques qui pourraient être renforcées si la Russie continuait à menacer la stabilité de l’Ukraine après l’élection de P. Poroshenko.

La popularité de V. Poutine au niveau national a été renforcée par l’intervention en Crimée mais la situation sociale pourrait se détériorer dans un contexte de ralentissement économique, de hausse de l’inflation et de durcissement du régime. Les mesures en vue de contrôler les medias et de restreindre la liberté d’expression se multiplient, limitant considérablement les capacités d’organisation de mouvements d’opposition.

Les lacunes en matière de protection des droits de propriété, la faiblesse de la gouvernance et le manque de transparence des entreprises (notamment en termes d’actionnariat) affaiblissent fortement l’environnement des affaires. La Russie est classée au 176ème rang (sur 215) selon l’indice de gouvernance de la Banque Mondiale en matière de lutte contre la corruption, qui reste un point faible récurrent. 

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