Les études économiques et analyses risques pays Coface
Singapour

Singapour

Population 5,5 millions
PIB par habitant 56287 $US
A3
Evaluation des risques dans ce pays
A1
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013  2014 2015(p) 2016(p)
Croissance PIB (%) 4,7 3,3 2,0 1,5
Inflation (moyenne annuelle) 2,4 1,0 0,0 1,8
Solde budgétaire / PIB (%) 5,5 3,3 1,1 2,1
Solde courant / PIB (%)  17,9 19,1 23,0 18,6
Dette publique / PIB (%)  102,1 98,6 98,7 95,8

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • compétitivité-qualité très élevée
  • développement des secteurs à forte valeur ajoutée (chimie, pharmaceutique, finance)
  • importantes entrées d’IDE grâce à un régime fiscal avantageux, à la stabilité politique et à un excellent environnement des affaires
  • exportateur majeur de capitaux en Asie via les fonds souverains Temasek et Government of Singapore Investment Corporation (GIC) 

POINTS FAIBLES

  • économie dépendante des exportations
  • pénurie de main d’œuvre qualifiée
  • vieillissement de la population
  • vulnérabilités face au ralentissement de l’économie chinoise 

Appréciation du risque

Le ralentissement de la croissance chinoise pèsera sur l’activité

En 2016, l’économie singapourienne devrait continuer à ralentir, le pays souffrant de la décélération de l’économie chinoise et d’une restructuration de son économie. L’objectif du gouvernement est désormais d’attirer de nouvelles industries à haute-valeur ajoutée mais les autorités ont également décidé des mesures restreignant l’accès au marché du travail pour les travailleurs étrangers. L’économie du pays, très ouverte, dépend du commerce international et notamment de la demande chinoise. Ainsi, la production industrielle devrait continuer à souffrir de la baisse des exportations. Tandis que le secteur de l’industrie biomédicale est résilient, l’électronique, la chimie, les transports et l’ingénierie de précision ralentissent. Néanmoins, les services continueront de soutenir l’activité grâce, notamment, à la dynamique du tourisme. De plus, malgré un niveau d’endettement élevé, la consommation des ménages devrait rester soutenue. Le chômage demeurera faible et les transferts sociaux devraient continuer à progresser. Par ailleurs, la croissance devrait continuer à bénéficier des investissements étrangers et de la mise en place d’importants projets d’infrastructure tels que la ligne grande vitesse reliant Singapour à Kuala Lumpur.

L’inflation devrait retrouver un niveau modéré après la stagflation observée en 2015. En effet, la progression des prix a  chuté en raison de la baisse marquée des coûts liés au transport.  Le gouvernement a mis en place des mesures macro prudentielles visant à modérer les prix de l’immobilier et des transports, principales composantes de l’indice des prix. Le prix des certificats d’immatriculation a baissé et une nouvelle réglementation impose un minimum de 40% d’apport lors de l’achat d’un véhicule. Le tassement des prix de l’immobilier résidentiel a, ainsi, exercé des pressions déflationnistes tout comme la baisse du prix du pétrole. Dans ce contexte, la politique monétaire devrait continuer de cibler une appréciation graduelle du dollar singapourien. En 2016, l’autorité monétaire pourrait, de nouveau, ralentir ce rythme d’appréciation pour soutenir l’activité. 

 

Situation financière robuste

La situation budgétaire de Singapour restera très solide. En 2016, le pays continuera d’enregistrer un excédent budgétaire bien que le gouvernement mette en place de nombreuses mesures pour soutenir l’investissement dans les nouvelles technologies, les infrastructures et l’amélioration de la protection sociale. Par ailleurs, même si la dette publique affiche un niveau élevé, elle restera soutenable car essentiellement domestique. En outre, la dette publique ne sert pas à financer le déficit public mais à développer un marché local d’obligations d’Etat. Enfin, son montant reste bien inférieur à celui des actifs des deux fonds souverains (Temasek et GIC).

Les comptes extérieurs resteront largement excédentaires en 2016. Néanmoins, le solde courant devrait se réduire en raison de la baisse des exportations. Dans ce contexte, le niveau des réserves de change demeure élevé et confère toujours au pays une bonne capacité de résistance face au risque de sortie brutale de capitaux.

Les banques singapouriennes sont exposées au ralentissement de l’économie chinoise à travers des opérations detrade finance. L’encours de crédit vis- à-vis de la Chine atteint désormais 40% du PIB. Une dégradation plus marquée du risque de crédit en Chine risquerait d’affecter la qualité des actifs et pourrait entamer la confiance des investisseurs. Bien que les banques soient exposées au risque immobilier, la gestion des risques associés à l’octroi de prêts hypothécaires a été prudente et demeure en ligne avec les exigences réglementaires. Néanmoins, le système bancaire singapourien pourrait être exposé en cas de retournement de la conjoncture. En effet, la forte croissance du crédit combinée à des prix de l’immobilier très élevés rend le secteur vulnérable à une hausse des taux d’intérêt. Cependant, le secteur bancaire devrait rester robuste : les prêts non performants représentaient  moins de 1% des actifs en 2014 et la réglementation Bâle III n’aura que peu d’impact sur le système bancaire qui est d’ores et déjà bien capitalisé et régulé.

 

Le parti au pouvoir confirme sa domination

Lors des élections législatives anticipées de septembre 2015, lePeople’s Action Party(PAP) a remporté 83 des 89 sièges mis au vote. Avec près de 70% des votes contre 60% lors des élections de mai 2011, il renforce ainsi sa domination de la vie politique crédité de la politique active du gouvernement face à la crise et du maintien d’une stabilité sociale. Par ailleurs, le pays bénéficie de la meilleure gouvernance en Asie, grâce à un système juridique efficace qui facilite le recouvrement des créances.

Sur le plan géopolitique, les relations avec la Malaisie devraient s’intensifier en raison des opportunités croissantes d’investissements dans le projet malais d’Iskandar qui vise à faire de la région une métropole industrielle, commerciale et touristique d’envergure internationale grâce au développement de secteurs de pointe tels que les technologies de l’information, les biotechnologies et la santé. 

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

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