Les études économiques et analyses risques pays Coface
Slovénie

Slovénie

Population 2,0 millions
PIB par habitant 20746 $US
A3
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017(p)
Croissance PIB (%) 3,0 2,3 2,2 2,7
Inflation (moyenne annuelle) 0,4 -0,7 -0,2 1,2
Solde budgétaire / PIB (%) -5,0 -2,9 -2,6 -2,4
Solde courant / PIB (%) 7,0 7,3 7,6 7,1
Dette publique / PIB (%) 81,0 83,2 80,0 80,0

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Appartenance à la zone euro
  • Niveau élevé de développement politique et social
  • Economie diversifiée
  • Intégration dans la chaîne de production européenne
  • Comptes extérieurs excédentaires
  • Soutien européen via les fonds structurels et les facilités de la BCE

POINTS FAIBLES

  • Petit marché domestique
  • Population stagnante et vieillissante
  • Dépendance à la conjoncture régionale et automobile
  • Comptes publics fragiles
  • Entreprises publiques peu efficaces
  • Secteur bancaire en convalescence
  • Lenteurs administratives et judiciaires

Appréciation du risque

Une croissance dont la base s’élargit 

Modérée en 2016, la croissance pourrait augmenter en 2017 avec la reprise de l’investissement public, les financements européens retrouvant leur rythme de croisière. Les échanges extérieurs fourniraient encore la principale contribution à la croissance. Les exportations sont portées par la bonne tenue de leurs principaux marchés, notamment allemand, ainsi que par l’excellente performance du tourisme. Les importations progressent aussi du fait de la reprise de la demande domestique, mais moins rapidement. Dans le même temps, la consommation des ménages et l’investissement privé poursuivront sur leur lancée. La consommation privée devrait profiter de la progression de l’emploi et des salaires, tant dans le secteur privé que dans le secteur public. Ce dernier voit la fin du gel des embauches, des promotions et des salaires. L’investissement des entreprises devrait amorcer une reprise du fait d’un taux élevé d’utilisation des capacités de production, ainsi que du développement des financements non bancaires domestiques et étrangers. Une stabilisation du crédit aux entreprises après cinq années de recul jouerait favorablement. L’investissement logement amorce aussi une reprise facilitée par la progression du crédit aux ménages et le retour de la confiance.

 

Un assainissement du secteur public susceptible de s’essouffler

La poursuite de l’assainissement budgétaire entamé en 2015 est incertaine pour 2017 du fait des dissensions au sein de la coalition gouvernementale et du relâchement dans la perspective des élections de 2018. Déjà, les autorités ont renoncé à l’augmentation de deux points de % de la TVA. La hausse des recettes attendue de l’accélération de la demande interne pourrait ne pas compenser l’augmentation des embauches et des rémunérations du secteur public, le retour de l’indexation des pensions et la reprise de l’investissement public. La vente des grandes banques publiques recapitalisées à grands frais suite à la crise bancaire de 2012-2013 va s’étaler jusqu’en 2019. De plus, malgré la création d’une banque de défaisance, elles détiennent encore beaucoup de prêts douteux qui pèsent sur leur rentabilité. La gestion des nombreuses entreprises publiques s’améliore, mais leur lourd endettement hérité des excès d’avant la crise de 2008 et l’impécuniosité de l’Etat entravent leur investissement. Seule une minorité doit être privatisée. L’essentiel pour les autorités sera de maintenir le déficit global sous les 3 % pour ne pas retomber dans la Procédure européenne pour déficit excessif. La dette s’est considérablement alourdie depuis les crises de 2008 et 2012-2013 du fait du déficit récurrent et du sauvetage bancaire. Elle semble, à présent, stabilisée. Elle est libellée à 80 % en euro, la monnaie nationale, et est détenue à 68 % par des créanciers locaux.

 

L’excédent courant restera significatif

L’imposant excédent courant devrait persister. L’excédent commercial atteint 7,5 % du PIB. Grâce à leur intégration dans la chaîne de production allemande et autrichienne et à leur compétitivité, trois industries sont à l’origine du dynamisme et de la moitié des exportations : les véhicules automobiles, les machines et la pharmacie. S’y ajoutent l’acier, l’aluminium, le meuble et le bois. Les exportations, qui représentent 80% du PIB, sont dirigées à 90% vers les pays voisins. Les échanges de services sont excédentaires (5 % du PIB) grâce au tourisme et au transport. Le poids de la dette extérieure est élevé (116 % du PIB fin 2015), mais il est stable depuis 2008. Le désendettement des banques a compensé l’endettement croissant de l’Etat obligé de venir au secours des banques et de combler les déficits publics récurrents. L’Etat représente actuellement 56 % de cette dette.

 

Une coalition gouvernementale fragile

Les élections anticipées de 2014 ont porté au pouvoir le juriste universitaire Miro Cerar et son parti du Centre moderne, tout juste créé et regroupant des universitaires et des chefs d’entreprises. Cette victoire a signifié la défiance des électeurs face à l’action émaillée de corruption des partis traditionnels et l’impatience à sortir de la rigueur budgétaire et de la récession qui durait depuis plusieurs années. N’ayant remporté que 36 sièges sur 90, Miro Cerar s’est allié avec le Parti démocratique des retraités slovènes « DeSUS » (10 sièges) et les socio-démocrates (6 sièges) pour former une coalition. Sa voie est étroite. D’un côté, il s’est engagé à assainir les finances publiques et le secteur bancaire, à privatiser et à réformer le fonctionnement des entreprises publiques à la productivité insuffisante, rassurant à la fois la commission européenne et les marchés. Mais, d’un autre côté, il doit tenir compte de l’attachement de la population aux acquis sociaux et à la place prééminente de l’Etat dans l’économie. De fait, le premier ministre et son parti sont en perte de vitesse dans les sondages d’opinion, alors que les socio-démocrates et le parti Gauche Unie (6 sièges), plus à gauche, progressent. Dans ces conditions, il n’est pas certain que la coalition de centre gauche tienne jusqu’à l’échéance normale des élections de 2018. Malgré les réformes entreprises par le gouvernement Cerar, le système judiciaire manque encore de célérité et d’efficacité. Une restructuration de dette par voie judiciaire, tout comme les paiements entre entreprises, sont lents et le taux de recouvrement sur créances impayées faible.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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