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Sri Lanka

Sri Lanka

Population 21,3 millions
PIB par habitant 3 789 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2015 2016 2017(p) 2018(p)
Croissance PIB (%) 4,8 4,4 4,7 4,8
Inflation (moyenne annuelle, %) 2,2 4,0 6,0 5,0
Solde public / PIB (%) -7,0 -5,4 -5,2 -4,7
Solde courant / PIB (%) -2,4 -2,4 -2,5 -2 ,3
Dette publique / PIB (%) 77,6 79,3 77,6 74,8

(p) : prévision

POINTS FORTS

  • Production agricole diversifiée (thé, riz, noix de coco, caoutchouc)
  • Localisation stratégique au centre des routes commerciales entre l’Asie et le Moyen-Orient
  • Intérêts indien, chinois et japonais
  • Tourisme en forte croissance

POINTS FAIBLES

  • Vulnérabilité de la production agricole aux désastres climatiques
  • Faibles dépenses publiques en capital du fait du lourd service de la dette
  • Vulnérabilité liée à la dépendance à l’égard des financements extérieurs de court terme
  • Manque d’infrastructures

Appréciation du risque

La croissance devrait rester dynamique

La croissance devrait rester soutenue en 2018. Une reprise devrait être observée dans le secteur agricole, lourdement touché par les épisodes de sécheresse et d’inondations qui ont frappé le pays au premier semestre 2017. Ces épisodes ont pesé sur la consommation des ménages en 2017, la pénurie ayant provoqué une hausse temporaire de l’inflation. Celle-ci devrait ralentir en 2018 dans un contexte de politique monétaire plus stricte de la banque centrale en réponse à la hausse graduelle des taux directeurs de la réserve fédérale américaine. Le tourisme devrait aussi profiter des meilleures conditions climatiques. La croissance du secteur industriel devrait être forte, stimulée par la réinstauration du système de préférences généralisées avec l’Union européenne depuis mai 2017. Cette disparition des tarifs douaniers pour près de 1200 produits sri-lankais (dont le thé et les autres produits agricoles, ainsi que les différents produits textiles) devrait largement bénéficier au secteur manufacturier pour lequel l’Union européenne constitue le premier marché d’exportation. Les incertitudes concernant les conditions du Brexit et ses conséquences sur la croissance britannique devraient toutefois affecter le secteur, le Royaume-Uni représentant 30 % des exportations du Sri Lanka vers l’Union européenne. Le secteur de la construction, quant à lui, sera stimulé par le soutien du gouvernement aux projets d’infrastructure et les retombées positives du rachat du port de Hambantoa par la compagnie chinoise CMPort en juillet 2017. Ce grand projet d’investissement, combiné aux réformes de consolidation budgétaire menées par le gouvernement sous l’égide du FMI et au climat politique relativement stable, devrait rassurer les investisseurs étrangers et stimuler les investissements.

 

Des finances publiques encore fragiles malgré une amélioration graduelle

Engagé dans un processus d’assainissement de ses finances publiques sous l’égide du FMI, le gouvernement sri-lankais poursuit ses efforts de réduction du déficit et de la dette. La priorité des réformes est, notamment, d’améliorer la collecte de l’impôt. Des investissements étrangers du type de ceux du port de Hambatoa permettent de dégager des recettes utilisées pour la réduction de la dette. Néanmoins, la part importante de certains postes difficilement réductibles tels que les salaires des fonctionnaires (représentant 25 % des dépenses gouvernementales) ne permettra pas au gouvernement d’inverser la tendance dans l’immédiat. Du côté des comptes extérieurs, la balance courante devrait rester déficitaire en 2018, les remises des travailleurs expatriés et les recettes touristiques ne compensant qu’en partie le déficit de la balance commerciale. Ce dernier devrait néanmoins se réduire avec une hausse des exportations et la diminution des importations d’énergies fossiles liée à une plus faible demande en énergie thermique. Par ailleurs, en dépit d’une progression attendue, les IDE resteraient faibles en comparaison avec les pays voisins. Ainsi, la roupie devrait demeurer sous pression.

 

Une relative stabilité politique face à des facteurs de déstabilisation toujours présents

Depuis les élections de 2015, la stabilité politique du pays semble assurée. Toutefois, des tensions importantes existent entre le président M.Srisena (Parti de la liberté) et son premier ministre, R.Wickremesinghe (Parti national uni), rendant leur alliance fragile. Les discussions autour du projet de réforme constitutionnelle lancée en mars 2016 s’annoncent donc ardues et les élections locales de janvier 2018, initialement prévues mi-2017, constituent une source d’instabilité.

Par ailleurs, les tensions entre majorité bouddhiste et minorité musulmane (9 % de la population) restent vives. De plus, le Sri Lanka doit affronter la pression internationale sous l’égide de conseil des Nations Unies dans l’attente de la reconnaissance par le gouvernement des violations des droits de l’homme et de l’adoption des recommandations permettant de pérenniser la réconciliation entre Tamouls et Cingalais.

Enfin, l’amélioration de l’environnement des affaires est une des priorités du gouvernement. Mais des accusations de favoritisme et de corruption sont parfois adressées à l’égard des dirigeants.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2018

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