Les études économiques et analyses risques pays Coface
Tanzanie

Tanzanie

Population 47,6 millions
PIB par habitant 957 $US
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Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014 2015  2016(p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 7,0 7,0 6,8 7,1
Inflation (moyenne annuelle) 6,1 5,6 5,2 5,0
Solde budgétaire / PIB (%) -4,7 -4,2 -5,1 -6,0
Solde courant / PIB (%) -11,6 -9,2 -8,7 -9,4
Dette publique / PIB (%) 33,8 36,5 38,3 39,7

 

(p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Richesse en ressources minières (or)
  • Important potentiel gazier grâce aux réserves offshores découvertes en 2010
  • Soutien international

POINTS FAIBLES

  • Lacunes des infrastructures, en particulier dans les domaines de l’énergie (électricité) et des transports
  • Forte dépendance au cours de l’or
  • Tensions religieuses entre Zanzibar et le continent

Appréciation du risque

Croissance vive portée par les projets d’infrastructures

L’activité économique devrait rester dynamique en 2017, soutenue par la réalisation de l’ambitieux programme de projets d’infrastructures. Le plan « Vision 2025 » prévoit l’augmentation des capacités de production d’électricité et le développement des réseaux de transports routiers, aériens (extension de l’aéroport de Dar Es Salaam), ferroviaires et des capacités portuaires. L’objectif du gouvernement est de favoriser les échanges avec les pays voisins enclavés (en particulier RDC, Zambie, Rwanda et Ouganda). La construction d’un pipeline destiné à l’exportation du pétrole qui devrait être extrait des champs ougandais d’ici 2020 favorisera également la croissance. Les services (commerce, télécommunications, finances) devraient rester dynamiques. Les décisions d’investissement des compagnies étrangères pour participer à l’exploitation des réserves de gaz offshores découvertes en 2010 sont suspendues dans le contexte d’incertitudes sur l’évolution des prix des hydrocarbures mais aussi sur le cadre juridique et fiscal du secteur. Plus généralement, l’instabilité du cadre réglementaire liée à une succession de mesures prises par les autorités sans annonce préalable ni concertation avec le milieu des affaires, pourrait peser sur les investissements, nationaux et étrangers.

La demande des ménages (60 % du PIB environ) devrait être soutenue par la hausse des crédits, grâce à l’amélioration de l’intermédiation financière et une inflation qui devrait rester maîtrisée.

La hausse des prix des biens alimentaires et du pétrole importé devraient continuer à entretenir les tensions inflationnistes. Elle ne devrait toutefois pas être accentuée grâce à une relative stabilisation du cours du shilling face au dollar et une politique monétaire assez restrictive ciblant un taux d’inflation de 5 à 8% à moyen terme.

 

Des déficits budgétaire et courant persistants et grandissants

Le déficit budgétaire devrait continuer à se creuser au cours de l’année fiscale 2016/17 (juillet à juin). Les dépenses d’investissement devraient atteindre 10 % du PIB, soit un doublement par rapport à l’exercice fiscal précédent. Cette forte hausse ne sera que partiellement compensée par la baisse attendue des dépenses courantes (près de 70 % du total en 2016), grâce au gel des nouvelles embauches et des salaires dans le secteur public ainsi qu’à la réduction du train de vie de l’Etat.

Par ailleurs, les mesures visant à augmenter les revenus fiscaux (renforcement de l’administration fiscale pour améliorer le recouvrement, hausse des taxes sur le tourisme et les télécommunications) et non fiscaux (augmentation de la contribution des entreprises parapubliques au budget), ne pourront être mises en œuvre que progressivement. La baisse des dons (2,6 % du PIB en 2013 à 1,3 % en 2017), pourrait également peser sur les finances publiques. L’endettement de l’Etat augmente régulièrement, en raison des importants besoins de financement liés aux projets d’infrastructures, mais la prédominance des prêts concessionnels réduit le risque de défaut. L’Etat devrait en outre davantage faire appel à des partenariats public/privé.

Le déficit courant de la Tanzanie est structurellement élevé, le pays important deux fois plus qu’il n’exporte. La demande des ménages et les besoins d’équipements dans le cadre des projets d’infrastructures, devraient accroître les importations. Le prix du pétrole (25  % à 30 % des importations) ne devrait pas baisser fortement en 2017, empêchant un nouvel allègement de la facture énergétique. La mise en place d’un embargo sur les exportations de produits miniers (notamment l’or et le cuivre, en vue de développer les activités de transformation locales) annoncé par le gouvernement en mars 2017, accentuerait la dégradation du solde.

Le déficit courant devrait maintenir les pressions à la baisse sur le cours du shilling en 2017, mais la dépréciation face au dollar devrait rester modérée, compte tenu notamment des importants flux d’IDE dans le pays.

 

D’importants défis à relever pour le nouveau gouvernement

Les élections d’octobre 2015, dont les résultats ont été contestés par l’opposition, ont confirmé la prédominance du parti Chama Cha Mapinduzi (CCM). Son candidat, J. Magufuli a pris la tête de la Tanzanie. A. M. Shein, également membre du CCM, a été réélu sur l’île semi-autonome de Zanzibar en mars 2016, alors que le résultat du scrutin de fin 2015 avait été annulé en raison d’accusations de fraudes. Le score historique (40 %) du principal parti d’opposition (Chadema), témoigne cependant d’une baisse de popularité du parti présidentiel à l’égard duquel les attentes sont fortes.

Le nouveau président a été élu sur son programme de lutte contre la corruption. Il a limogé plusieurs responsables à son arrivée au pouvoir et pris des mesures pour améliorer l’efficacité de l’administration (réduction du nombre des ministres de 30 à 19). Le classement de la Tanzanie tend à s’améliorer selon certains indicateurs de gouvernance de la Banque Mondiale (156ème en 2015 contre 162ème en 2014 en termes de lutte contre la corruption). Les progrès sont cependant moins spectaculaires en matière de liberté politique (122ème contre 119ème).

 

Dernière mise à jour : Mars 2017

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