Les études économiques et analyses risques pays Coface
Thaïlande

Thaïlande

Population 68,838 millions
PIB par habitant 5742 $US
A4
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

   2014 2015 2016 (p) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 0,8 2,8 3,5 3,5
Inflation (moyenne annuelle) 1,9 -0,9 0,3 1,6
Solde budgétaire / PIB (%) 1 -0,8 0,3 -0,4 -0,4
Solde courant / PIB (%) 3,8 8,1 12,1 11,5
Dette publique / PIB (%) 43,6 43,1 43,6 44,3

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Production diversifiée et performante dans l’agriculture et l’industrie
  • Carrefour régional ouvert sur ses voisins dynamiques
  • Renforcement du système bancaire

POINTS FAIBLES

  • Instabilité politique récurrente depuis 2006
  • Commerce extérieur dépendant de l’économie chinoise
  • Climat des affaires marqué par les liens persistants entre le secteur privé et les milieux politiques
  • Endettement des ménages élevé

Appréciation du risque

La croissance devrait se stabiliser en 2017

Après avoir rebondi en 2016, la croissance devrait se stabiliser en 2017. L’économie continuerait à bénéficier des effets du plan de relance initié par les autorités en 2015. Etalé sur 8 ans, il représenterait 15 % du PIB. En 2017, le secteur de la construction bénéficiera du lancement d’importants projets d’infrastructure de transport. Néanmoins, malgré la stabilisation de la situation politique, l’investissement devrait rester modeste en raison de l’atonie de la demande mondiale. En effet, les exportations devraient continuer à souffrir du ralentissement de l’économie chinoise. De plus, l’investissement resterait pénalisé par des surcapacités dans l’industrie manufacturière.
Cependant, la consommation des ménages devrait rester dynamique. Malgré un léger rebond, l’inflation devrait rester maîtrisée et les revenus des fermiers devraient profiter de la remontée des prix agricoles, notamment du sucre. De plus, les ménages devraient continuer à bénéficier d’une politique fiscale accommodante avec, notamment, le maintien du taux de TVA à 7 % au lieu de 10 %. La politique monétaire devrait également rester expansionniste. Néanmoins, l’endettement des ménages est élevé (71 % du PIB) et continuerait à peser sur la consommation. En outre, le secteur touristique devrait rester dynamique, la situation politique s’étant stabilisée.
Néanmoins, la Thaïlande continuera d’être pénalisée par des contraintes structurelles et des surcapacités importantes, le pays souffrant d’un déficit de main d’œuvre qualifiée et d’investissements en R&D. De plus, l’instabilité politique récurrente a dégradé le climat des affaires.

 

Une situation financière qui reste solide

En dépit des politiques de relance budgétaire mises en place par le gouvernement, le déficit public devrait rester stable et l’endettement public soutenable en 2017. La dette publique, détenue à plus de 95 % par des résidents, restera inférieure au plafond de 60 % fixé par la Constitution.
Sur le plan extérieur, le solde courant devrait se dégrader légèrement en 2017 mais il restera largement excédentaire. La reprise des prix du pétrole devrait renchérir la facture énergétique. De plus, les exportations de biens souffrent du ralentissement de l’économie chinoise. Néanmoins, en dépit des crises politiques récurrentes, la Thaïlande reste une base de production manufacturière privilégiée pour les industriels automobiles et électroniques.
La fragilité de la stabilité politique et la diminution des liquidités disponibles en raison des anticipations de resserrement de la politique monétaire américaine rendent le pays vulnérable à une crise de confiance des investisseurs. Néanmoins, le niveau de réserves de change est confortable (près de 10 mois d’importations), conférant au pays une capacité de résistance satisfaisante en cas de retraits brutaux de capitaux.

 

Suite à l’adoption d’une nouvelle Constitution, les élections pourraient avoir lieu début 2018

A la suite de la destitution de Yingluck Shinawatra le 7 mai 2014, les militaires ont déclaré la loi martiale le 20 mai 2014 invoquant les risques de guerre civile. Le 22 mai, le chef de l’armée, le général Prayuth, a annoncé un coup d’Etat, un couvre-feu, la suspension de la Constitution et la création du Conseil national pour la paix et le maintien de l'ordre. Le 21 août, il a été nommé premier ministre par le parlement et il a formé un gouvernement composé d’un tiers de militaires. Il a également indiqué qu’aucune élection ne pourrait avoir lieu avant que les réformes nécessaires aient pu avoir lieu. Initialement programmées pour la fin 2015, les élections ont été repoussées à plusieurs reprises. L’adoption d’une nouvelle Constitution par référendum (61 % de votants favorables) en août 2016 devrait permettre la tenue d’élections parlementaires en 2018. Néanmoins, la nouvelle Constitution réduit le poids du suffrage universel dans la désignation du premier ministre. Il sera, désormais, nommé par une Assemblée constituée de 500 membres élus et 250 membres nommés et il sera, également, contraint de respecter le plan national de développement d’une durée de 20 ans mis en place par l’administration actuelle. La Constitution devrait être ratifiée par le nouveau roi de Thaïlande en février 2017. Suite au décès de son père le 13 octobre 2016, le Prince héritier Maha Vajiralongkorn a accepté de devenir le nouveau roi, Rama X, le 29 novembre. Bien qu’il ne bénéficie pas de la popularité de son père Rama IX, qui constituait un symbole de continuité et de stabilité dans un pays marqué par de nombreux coups d’Etat (14 depuis 1932), la transition devrait se faire dans la douceur, le nouveau souverain étant soutenu par le gouvernement militaire au pouvoir. Néanmoins, de nouveaux épisodes de manifestations et d’instabilité politique sont à craindre à l’approche des élections parlementaires de 2018.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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