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Timor oriental

Timor oriental

Population 1,2 millions
PIB par habitant 4037 milliards $US
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014  2015(p) 2016(p)
Croissance PIB (%) 2,8 5,5 4,3 5,0
Inflation (moyenne annuelle) 9,4 0,7 1,1 2,4
Solde budgétaire / PIB (%) 53,1 21,7 9,4 9,4
Solde courant / PIB (%) 42,7 21,4 15,9 14,0
Dette publique / PIB (%) 1,3 2,1 4,4 nd

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Réserves pétrolières et gazières en Mer de Timor
  • Soutien de la Communauté des pays de langue portugaise 

POINTS FAIBLES

  • Vulnérabilité aux catastrophes naturelles (glissements de terrain, vents violents, inondations)
  • Sous-développement des infrastructures
  • Déficit en capital humain
  • Dépendance très élevée aux revenus pétroliers (98 % des exportations)
  • Près de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté
  • Taux de chômage élevé chez les jeunes (40 %)
  • Faible intermédiation bancaire 

Appréciation du risque

Croissance soutenue tributaire de la production d’hydrocarbures et des investissements publics

L’activité Est-Timoraise devrait se stabiliser en 2016 après s’être légèrement contractée en 2015 en raison d’une chute du cours du pétrole. La croissance, malgré son niveau soutenu, resterait contrainte par sa dépendance envers le secteur énergétique. Les revenus liés aux importants gisements de pétrole et de gaz naturel disponibles dans le pays lui permettent d’alimenter son fonds souverain, estimé à près de 16 milliards de dollars. Ces revenus pétroliers devraient continuer de financer les investissements en infrastructures dans le cadre du Plan de développement stratégique (2011-2030). Ces investissements devraient s’axer autour de quatre piliers, à savoir la santé, les infrastructures (télécommunication, énergie et approvisionnement en eau et assainissement), les secteurs porteurs (agriculture, tourisme et pétrochimie) et le cadre institutionnel afin d’améliorer l’efficacité des institutions. Le gouvernement cherche à identifier de nouvelles sources de croissance dans une perspective de diversification des activités productives et de création d’emplois dans un pays où le taux de chômage touche près de 11 % de la population. Dans cette optique, le marbre et le manganèse devraient être exploités et les transports devraient bénéficier d’importants investissements en infrastructures dont un nouveau port international. La contribution de l’agriculture à la croissance ne devrait cependant pas progresser, car elle devrait rester principalement vivrière, peu productive et vulnérable aux aléas climatiques.

La consommation devrait profiter d’une forte demande domestique en électricité et en véhicules dont les ventes devraient doubler en 2016, en raison d’une hausse d’octroi de crédit.

L’inflation est historiquement volatile au Timor-Leste, en raison de l’exposition du pays aux changements des prix alimentaires et pétroliers mondiaux. Après une chute en 2014, l’inflation devrait augmenter en 2016 au vu d’une reprise progressive de la demande domestique.

 

Des excédents budgétaire et courant qui se réduisent

L’excédent budgétaire s’est réduit en 2015 suite à l’accroissement des dépenses dans le cadre du plan stratégique de développement, et à la baisse des recettes fiscales liées au pétrole et devrait se stabiliser en 2016. Le gouvernement devrait continuer à puiser dans les réserves financières du fonds pétrolier pour financer les investissements prévus. Les dépenses devraient sensiblement augmenter et être tirées principalement par les dépenses courantes en capital pour financer les projets, ainsi que par les paiements de transferts liés aux dépenses sociales.

De la même manière, l’excédent du compte courant devrait se maintenir à un niveau stable, après avoir connu une baisse en 2015 liée à la dégradation de la balance commerciale. Les exportations, principalement de pétrole, et les transferts courants devraient légèrement baisser en 2016, tandis que les importations devraient croître en raison du besoin en biens manufacturés et d’équipement.

La stabilité macroéconomique liée à la dollarisation a pour contrainte l’absence de marge de manœuvre de la banque centrale. En outre, les services financiers restent peu développés et soutiennent peu l’activité. Par ailleurs, le secteur bancaire affiche un taux élevé de créances douteuses.

 

Incertitudes politiques, faible gouvernance et climat des affaires détérioré

Le pays entame sa 2e décennie post-indépendance et fait de nouveau face à des tensions politiques qui ont poussé l'ancien premier ministre, Xanana Gusmão, à démissionner en février 2015. Il a été remplacé par Rui Maria de Araújo, ancien ministre de la santé et ancien membre de l'opposition au sein du Frente Revolucionária do Timor-Leste Independente (Front révolutionnaire pour l'indépendance du Timor-Leste). Avant de démissionner, M. Gusmão a négocié une coalition gouvernementale associant la majorité et l’opposition sur la base d’un programme commun.
En raison de l’absence d’opposition politique au sein du gouvernement, les organisations civiles resteront la seule force d’opposition en matière politique et budgétaire.

L’efficacité des actions du gouvernement est toujours remise en question par la population, et la pauvreté continue à être très importante. Alors que la grande majorité des Timorais vit toujours en zone rurale et dépend de l’agriculture, le gouvernement n’arrive pas à dynamiser le secteur privé. Le chômage des jeunes est en conséquence très important.

Sur le plan extérieur, le Timor-Leste privilégie les relations avec ses deux voisins, l’Indonésie et l’Australie principalement, ainsi que l’insertion en Asie du Sud-Est. Le pays étant partenaire de l’ASEAN, il a renouvelé sa volonté d’intégrer l’association pour tirer profit de la croissance des échanges intra régionaux.

Dans un pays marqué par la corruption importante et où la fracture géographique, ethnolinguistique et politique est prégnante entre l’extrême-est, la côte-ouest et le centre, le risque de résurgence des tensions sociales reste élevé et le climat des affaire demeure très dégradé (le rapport Doing business classe le pays en 173ème position sur 189 pays).

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

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