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Timor oriental

Timor oriental

Population 1,167 millions
PIB par habitant 2462 milliards $US
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2014  2015 2016 (e) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 5,9 4,3 5,0 4,0
Inflation (moyenne annuelle) 0,8 0,6 1,5 3,8
Solde budgétaire / PIB (%) 25,9 4,2 -10,4 -20,5
Solde courant / PIB (%) 25,1 16,5 2,0 -11,9
Dette publique / PIB (%) 0,5 1,8 7,3 13,8

 

(e) Estimations (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Réserves pétrolières et gazières en Mer de Timor
  • Soutien de la Communauté des pays de langue portugaise

POINTS FAIBLES

  • Vulnérabilité aux catastrophes naturelles (glissements de terrain, vents violents, inondations)
  • Sous-développement des infrastructures
  • Déficit en capital humain
  • Dépendance très élevée aux revenus pétroliers (98 % des exportations)
  • Près de la moitié de la population vit sous le seuil de pauvreté
  • Taux de chômage élevé chez les jeunes (40 %)
  • Faible intermédiation bancaire

Appréciation du risque

Une période de transition vers une économie post-pétrole marquée par une forte hausse des investissements publics

Sans prendre en compte la production pétrolière dans le calcul du PIB, Timor-Leste devrait continuer à croître en 2017. A moins que le pays ne découvre de nouveaux gisements, il devrait cesser sa production d’énergie d’ici 2023. Cette diminution progressive de la production devrait être amorcée par une hausse des dépenses publiques en investissements de long-terme. De nombreux investissements ont été initiés par le fonds pétrolier du pays en lien avec le Plan de développement stratégique (2011-2030) à l’image du premier partenariat public-privé dans l’histoire du pays, en juin 2016 (construction du nouveau port dans la Baie de Timor). Ces investissements devraient s’axer autour de quatre piliers, à savoir la santé, les infrastructures (télécommunication, énergie et approvisionnement en eau et assainissement), les secteurs porteurs (agriculture, tourisme et pétrochimie) et le cadre institutionnel afin d’améliorer l’efficacité des institutions. Néanmoins, même si les investissements en provenance de l’étranger (+18 % en 2017) et les investissements publics en infrastructures progresseraient, la faible diversification de l’économie pénaliserait toujours l’attractivité du pays. La consommation devrait profiter d’une forte demande domestique en électricité, céréales, boissons et matériaux de construction en raison d’une hausse d’octroi de crédit dans le secteur de la construction et de l’agriculture tandis que les ventes de voitures devraient chuter. En effet, les importations, qui devraient atteindre un pic en 2017 seront surreprésentées par les combustibles minéraux.
L’inflation est historiquement volatile au Timor-Leste, en raison de l’exposition du pays aux changements des prix alimentaires et pétroliers. Elle devrait augmenter en 2017 en raison d’une reprise de la demande domestique et de la hausse progressive des cours du pétrole.

 

Le pays accumule les déficits

Depuis 2016, le pays est en déficit budgétaire du fait de la hausse très importante des dépenses publiques et des faibles revenus du pétrole (pour le budget 2016, le pays avait estimé une hausse des revenus pétroliers de 24 % alors qu’en réalité ils ont diminué de 21 %). Le déficit devrait fortement s’élargir en 2017 en raison d’une baisse des revenus et d’une hausse des dépenses. En effet, les dépenses en capital devraient fortement augmenter. Le risque principal du pays serait le gaspillage excessif des fonds pétroliers en investissant dans des « éléphants blancs » à l’image du nouveau port en construction. Ainsi, le déficit budgétaire pourrait être plus large que prévu initialement.
De la même manière, le compte courant devrait afficher un déficit lié à la forte hausse du déficit commerciale et des services. Les exportations de marchandises, principalement de café, et les transferts courants devraient légèrement augmenter en 2017, tandis que les importations devraient croître en raison du besoin en biens manufacturés et d’équipement. Afin de financer le déficit courant, le pays devrait continuer à fortement s’endetter à l’extérieur puisque sa dette externe augmenterait encore très rapidement (multipliée par 3 entre 2015 et 2016), obligeant le pays à puiser dans les fonds pétroliers du pays.

 

Incertitudes politiques, faible gouvernance et conflit extérieur

Le gouvernement du Timor-Leste, dirigé par le Premier ministre, Rui Maria de Araújo, qui a succédé à Xanana Gusmão en février 2015, devrait rester stable jusqu'à l'élection présidentielle en mars 2017. Avant de démissionner, M. Gusmão a négocié une coalition gouvernementale associant la majorité et l’opposition sur la base d’un programme commun. En raison de l’absence d’opposition politique au sein du gouvernement, les organisations civiles resteront la seule force d’opposition en matière politique et budgétaire. L’efficacité des actions du gouvernement est toujours remise en question par la population, et la pauvreté continue à être très importante. Alors que la grande majorité des Timorais vit toujours en zone rurale et dépend de l’agriculture, le gouvernement n’arrive pas à dynamiser le secteur privé. Le chômage des jeunes est en conséquence très important.
Sur le plan extérieur, le pays se dispute la légitimité du Greater Sunrise avec l’Australie. L’argument avancé par le Timor repose sur la remise en cause du traité, signé en 2006, avec l’Australie. En effet, le pays considère avoir été manipulé par les australiens lors de la négociation du traité qui visait à redistribuer les revenus pétroliers entre les deux pays et à leurs offrir un répit de 50 ans. Cette réserve en hydrocarbures représenterait un apport énorme aux capacités de production du pays ; cela retarderait la pénurie à laquelle le pays va devoir faire face dans les années à venir et augmenterait les recettes du fonds pétrolier du pays. Les négociations, supervisées par le tribunal international du droit de la mer, sont en cours.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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