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Turkménistan

Turkménistan

Population 5,8 millions
PIB par habitant 8271 $US
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2013 2014  2015 (p) 2016 (p)
Croissance PIB (%) 10,2 10,3 6,5 4,0
Inflation (moyenne annuelle) 6,8 6,0 8,0 7,5
Solde budgétaire / PIB (%) 1,3 0,8 -1,0 -2,0
Solde courant / PIB (%) -7,3 -5,8 -13,6 -12,5
Dette publique / PIB (%) 21,1 16,8 18,7 16,6

 

(e) Estimations  (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Quatrièmes réserves mondiales de gaz naturel
  • Diversification des voies d’exportations d’hydrocarbures vers la Chine et l’Iran
  • Réserves de change importantes
  • Faibles taux d’endettement

POINTS FAIBLES

  • Petite économie enclavée
  • Faible diversification économique
  • Secteur bancaire peu développé
  • Interventionnisme étatique et climat des affaires difficile

Appréciation du risque

Le ralentissement de la croissance devrait se confirmer en 2016 

Le Turkménistan devrait continuer à souffrir en 2016 du prix bas des hydrocarbures et du ralentissement économique en Chine (son premier marché d’exportation). Les investissements publics devraient être revus à la baisse. Certains projets devraient toutefois être mis en œuvre pour répondre aux besoins de diversification de l’économie. Par ailleurs d’importants projets dans le secteur des hydrocarbures (pipeline TAPI- Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde) devraient rester prioritaires, soutenant l’activité, notamment le secteur de la construction.
La consommation des ménages sera contrainte par une politique budgétaire peu expansionniste et une inflation qui devrait rester élevée.
La hausse des prix, alimentée en 2015 par les conséquences de la dévaluation du manat en début d’année restera forte en 2016. La baisse des subventions sur le prix des services publics maintiendront les tensions inflationnistes. La modération de la demande devrait cependant éviter une accélération de l’inflation.

 

Le déficit budgétaire apparu en 2015 devrait se creuser et le déficit courant rester élevé

Le gouvernement a annoncé en septembre 2015 des mesures visant à maîtriser les dépenses face à la chute de ses revenus consécutive à la baisse des cours du pétrole et du gaz (48% des revenus de l’Etat en 2014). La réalisation de certains projets prévus dans le Programme National de Développement Economique et Social (PNDES) devrait être poursuivie. Par ailleurs, le gouvernement ne devrait pas renoncer à augmenter les salaires, les ménages subissant déjà les effets de l’inflation sur leur pouvoir d’achat. Mais leur progression (17% par an en moyenne sur les cinq dernières années) ainsi que celle des dépenses liées aux services publics (20% par an en moyenne) pourraient ralentir. Les subventions (électricité, eau, gaz) seront également réduites. Les actifs du Fonds de Stabilisation confèrent cependant une marge de manœuvre à l’Etat, au moins à court terme, d’autant que la dette publique demeure relativement peu élevée.
Les recettes d’exportation provenant essentiellement de la vente d’hydrocarbures (95% du total), la baisse conjuguée des prix et de la demande affecte fortement le solde courant. Après la décision de la Russie, début 2015, de réduire ses importations de gaz turkmène, le pays a dû faire face à la baisse de la demande de la Chine (80% des exportations du pays). La récession russe et le ralentissement chinois devraient continuer à peser sur les exportations du Turkménistan en 2016. L’augmentation des capacités de raffinage pourraient toutefois soutenir les ventes de produits raffinés. Par ailleurs, les besoins d’importation, moins élevés compte tenu du report de certains projets et d’une demande intérieure moins vive devraient contribuer à empêcher une nouvelle dégradation du solde courant. L’afflux d’IDE dans le secteur énergétique, notamment des pays d’Asie (Japon, Corée du Sud) devrait se poursuivre.
Face à la forte dépréciation du rouble et à la baisse des recettes d’exportations, les autorités monétaires ont été contraintes de dévaluer le manat de 19% en janvier 2015. Une nouvelle dévaluation ne peut être exclue en 2016, si la baisse des prix du pétrole se poursuit et que les devises des principaux partenaires du Turkménistan (Chine, Russie, Turquie) continuent à se déprécier.

 

Situation sécuritaire instable aux frontières et lacunes persistantes en matière de gouvernance

Les relations avec l'Azerbaïdjan semblent se détendre malgré un désaccord concernant des droits sur les gisements d’hydrocarbures en mer Caspienne. La situation sécuritaire reste en revanche très fragile aux frontières avec l’Afghanistan et avec l’Ouzbékistan en raison de la présence de mouvements islamistes extrémistes, source d’instabilité potentielle.
Le président G. Berdymukhamedov a été réélu en février 2012. Le système multipartiste introduit en janvier 2012 n’a pas modifié l’emprise de son parti (Parti Démocratique) aux élections législatives fin 2013. Un amendement à la Constitution, destiné à allonger la durée du mandat présidentiel de cinq à sept ans et à supprimer la limite d’âge (70 ans) pour occuper la fonction présidentielle, pourrait être approuvé en 2016, garantissant à G. Berdymukhamedov (58 ans) un mandat à vie.
La baisse des subventions et le niveau d’inflation pourraient accentuer le mécontentement de la population, mais une politique sécuritaire très stricte limite les risques de mouvements de grande ampleur.
Le Turkménistan est l’un des pays les plus mal classés de la CEI selon les indicateurs de gouvernance de la Banque Mondiale. Malgré quelques progrès, le pays occupe la 191ème place (sur 215) en matière de lutte contre la corruption et la 194ème s’agissant du respect des lois. Le climat des affaires reste très difficile pour les entreprises étrangères.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2016

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