Les études économiques et analyses risques pays et risques sectoriels Coface
Autriche

Autriche

Population 8,9 millions
PIB par habitant 50 380 $US
A2
Evaluation des risques pays
A1
Environnement des affaires
Changer de pays
Comparer les pays
Vous avez déjà sélectionné ce pays.
0 pays sélectionnés
Vider
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Ajouter un pays
Comparer

Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2018 2019 2020 (e) 2021 (p)
Croissance PIB (%) 2,4 1,4 -7,0 4,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 2,1 1,5 1,2 1,5
Solde public / PIB (%) 0,2 0,7 -10,0 -5,0
Solde courant / PIB (%) 2,3 2,8 2,0 2,5
Dette publique / PIB (%) 74,0 70,3 85,0 84,0

(e) : Estimation (p) : Prévision

POINTS FORTS

  • Diversification industrielle et tertiaire, forte valeur ajoutée
  • Excédent du compte courant confortable
  • Plus de 30 % de l’énergie consommée d’origine renouvelable
  • Destination touristique importante (11ème du monde)
  • Dépenses publiques élevées en R&D (3 % du PIB)

POINTS FAIBLES

  • Dépendance à l’égard des économies de l’Allemagne et de l’Europe centrale et orientale
  • Secteur bancaire exposé aux pays de l’Europe du Centre, de l’Est et du Sud-Est
  • Multiples échelons administratifs (fédération, Länder, communes)

Appréciation du risque

Reprise progressive de la croissance

L’économie autrichienne est entrée en profonde récession en 2020 suite à la COVID-19. Le pays, touché par la pandémie depuis mars, a mis en place des mesures de confinement strictes permettant de limiter les conséquences sanitaires, mais impactant l’économie. Comme la plupart des pays européens, l’Autriche a ensuite fait face à la deuxième vague à l’automne, ralentissant davantage la croissance économique en 2020. En 2021, les conditions d’une relance économique semblent réunies, mais pourraient être, une nouvelle fois, perturbées. En effet, le virus continue de circuler activement sur le continent européen, et la possibilité d’une troisième vague demeure. Ainsi, les restrictions de déplacements devraient continuer de peser sur le pays début 2021 et la reprise devrait être lente et progressive.

L’Autriche a principalement été affectée par le recul de la consommation des ménages, moteur de son économie (52% du PIB), qui s’est considérablement réduite suite à la crise économique qui a induit une hausse du chômage (10% en 2020 contre 7,4% en 2019) et une baisse des revenus. Afin de limiter l’impact sur les ménages, le gouvernement, soutenu par la BCE, a mis en place un plan de soutien budgétaire s’élevant à 13% du PIB. En plus d’aides allouées au secteur médical et aux entreprises, le plan comprend des aides pour les ménages, comme, par exemple, le report du paiement des cotisations sociales et du service de la dette, le chômage partiel et la réduction de 25 à 20% de la première tranche de l’impôt sur le revenu, rétroactive à janvier 2020. Une partie de ces aides a été prolongée jusqu’en mars 2021, ce qui devrait stimuler la consommation des ménages cette année. Cependant, la consommation restera en deçà de son niveau d’avant crise en raison d’un taux d’épargne des ménages encore élevé. Les ménages devraient continuer de consommer avec prudence.

Par ailleurs, l’Autriche est affectée par la baisse des recettes touristiques, qui représentent 15% du PIB. En effet, les mesures de confinement et la fermeture des frontières lors de la seconde vague ont prolongé la crise de mobilité et ont eu une incidence significative sur le tourisme d’hiver. Le gouvernement a alloué une importante aide financière importante, d’autant plus que le tourisme ne devrait pas reprendre avant le printemps 2021, car le virus circule toujours.

L’investissement (24% du PIB en 2019), jusqu’alors dynamique dans tous les segments, s’est fortement réduit en 2020 en conséquence de la COVID-19, sauf pour le public, car le plan budgétaire inclut une somme dédiée à ce dernier, principalement dans le système sanitaire, le climat et le numérique. En 2021, l’investissement devrait reprendre, mais faiblement pour ce qui concerne le logement et la recherche et développement, le volet public conservant son rythme. Les IDE (2,4% de l’investissement total) se sont, eux aussi, contractés suite à la COVID-19. En 2021, ils devraient rester faibles, car les incertitudes économiques perdureront.

 

Diminution du déficit public et maintien de l’excédent courant

Le traditionnel excédent public s’est transformé en un profond déficit en 2020, suite à l’augmentation des dépenses de l’Etat pour faire face à la crise dans un contexte de baisse des recettes. En effet, le plan de relance est conséquent et concerne beaucoup d’acteurs et de secteurs économiques du pays. En 2021, le déficit devrait reculer en raison d’ajustements budgétaires progressifs, mais restera conséquent du fait de la prolongation de certaines mesures de soutien. La diminution de la dette publique s’est fortement alourdie en conséquence du déficit en 2020. Sa réduction reprendra en 2021.L’excédent courant s’est réduit en 2020 du fait de la forte diminution de l’excédent des services lié à celle du tourisme. L’excédent commercial a peu évolué, car l’importante baisse des exportations (principalement automobile, matériel électrique et électronique, acier, bois et papier, pharmacie, machines), a été compensée par la réduction concomitante de la demande domestique et, ainsi, des importations. Les remises des travailleurs étrangers ont continué d’entretenir le déficit élevé des revenus secondaires, tandis que la balance des revenus d’investissement conservait l’équilibre avec une baisse équivalente des produits des investissements autrichiens à l’étranger et étrangers dans le pays. En 2021, le solde courant se rapprocherait de son niveau d’avant crise en raison de la reprise du commerce international, même contraint par la reprise modérée des principaux partenaires européens, et une reprise partielle du tourisme. Les excédents récurrents ont conféré à l’Autriche une position extérieure créditrice.

 

Gouvernement de coalition entre l’ÖVP et les Verts

Des élections anticipées ont eu lieu en septembre 2019, suite auxquelles l’ÖVP, parti démocrate-chrétien conservateur, est redevenu le parti le plus important (37,5% des voix). Il a entamé des négociations en vue de former une coalition avec les Verts, qui ont terminé quatrième. En janvier 2020, ÖVP et Verts ont conclu un accord pour former un gouvernement de coalition. Ils disposent respectivement de 71 et 26 sièges sur 183 au Nationalrat (Chambre basse). M. Kurz, dirigeant de l’ÖVP, est resté Chancelier. Les deux partis, très disparates, sont susceptibles de faire des compromis, notamment sur l’immigration et le climat. Les options de M. Kurz étaient limitées, parce que les deux autres grands partis, le Parti social-démocrate (SPÖ) et le FPÖ, parti nationaliste, s’étaient retirés des pourparlers préliminaires et que les gouverneurs régionaux appartenant à l’ÖVP, à l’influence significative dans ce parti, ont apporté leur soutien à un partenariat ÖVP-Verts. Cependant, l’inexpérience des ministres Verts et l’influence importante de l’ÖVP pourraient entraver l’efficacité du gouvernement.

 

Dernière mise à jour : Février 2021

Paiement

Les transferts SWIFT et SEPA (au sein de l’UE) sont largement utilisés pour les transactions nationales et internationales. Ils constituent un moyen de paiement économique, rapide et sécurisé.Les lettres de change et, dans une moindre mesure, les chèques sont plus couramment utilisés comme garantie de financement ou de paiement. Néanmoins, les deux méthodes ne sont ni souvent utilisées ni recommandées, car elles ne constituent pas toujours les moyens de paiement les plus efficaces. Les lettres de change doivent satisfaire un certain nombre de critères plutôt stricts pour être valables, ce qui dissuade les entreprises de les utiliser. En parallèle, les chèques n’ont pas besoin d’être provisionnés à la date d’émission, mais doivent l’être à la date d’encaissement. Généralement, les banques retournent les chèques sans provision à leurs émetteurs qui peuvent également interrompre le paiement de leur propre chef, sans crainte de poursuites pénales pour utilisation abusive de ce moyen de paiement.

Recouvrement des créances

En règle générale, la procédure de recouvrement commence par l’envoi au débiteur d’une demande de paiement par lettre recommandée, rappelant l’obligation de payer le montant en souffrance, majoré des éventuels intérêts de retard stipulés dans le contrat ou les conditions de vente.Depuis le 1er août 2002, le taux d’intérêt applicable semestriellement est, en l’absence de clause particulière dans l’accord, le taux de base de la Banque d’Autriche, calculé par rapport au taux de refinancement de la Banque centrale européenne, majoré de huit points de pourcentage.

 

Procédure accélérée

Pour les créances avérées, liquides et non contestées, les créanciers peuvent demander une injonction judiciaire accélérée (Mahnverfahren) au tribunal de district via un formulaire pré-imprimé. Le tribunal de district compétent pour ce type de procédure accélérée est compétent pour les créances ordinaires dans la limite de 75 000 EUR (auparavant, 30 000 EUR).Dans le cadre de cette procédure, le juge prononce une injonction de payer le montant réclamé plus les frais judiciaires engagés. Si le débiteur ne fait pas appel de l’injonction (Einspruch) dans les quatre semaines suivant la notification de la décision, l’ordonnance est exécutoire relativement rapidement.Pour les lettres de change impayées, il existe une procédure spéciale (Wechselmandatsverfahren) en vertu de laquelle le tribunal émet une assignation obligeant le débiteur à régler son impayé dans un délai de deux semaines. Toutefois, si le débiteur conteste la créance, l’affaire est alors jugée par les voies habituelles de la procédure judiciaire.Si le débiteur détient des actifs dans d’autres pays de l’UE, le créancier peut demander au tribunal de commerce de Vienne d’émettre un ordre de paiement européen pour les dettes non contestées, exécutoire dans tous les pays de l’Union (à l’exception du Danemark).

 

Procédure ordinaire

Lorsqu’il n’est pas possible de parvenir à un règlement, ou lorsqu’une demande est contestée, la dernière option consiste à intenter une action ordinaire en justice (Klage) devant le tribunal de district (Bezirksgericht) ou de région (Landesgericht) en fonction du montant de la demande ou du type de litige. Le défendeur a quatre semaines pour présenter ses arguments.En ce qui concerne les tribunaux de région, le défendeur est censé présenter ses arguments en réponse à la citation à comparaître, et dispose pour cela de quatre semaines.Il existe un tribunal de commerce distinct (Handelsgericht) dans le seul district de Vienne. Celui-ci se charge des affaires commerciales (litiges commerciaux, concurrence déloyale, procédures d’insolvabilité, etc.).Au cours de la phase préliminaire de la procédure, les parties doivent présenter des éléments de preuve par écrit et déposer leurs prétentions respectives. Le tribunal statue ensuite sur le fond de l’affaire qui lui est soumise, mais n’enquête pas de sa propre initiative. Lors de l’audience principale, le juge examine les preuves écrites présentées et écoute les arguments des parties ainsi que les témoignages des témoins. En première instance, une injonction de payer peut généralement être obtenue dans un délai d’environ dix à douze mois. Le code de procédure civile prévoit que la partie gagnante a le droit de voir ses frais de justice intégralement indemnisés par la partie déboutée.

Exécution d’une décision de justice

Une décision est exécutoire dès lors qu’elle est définitive. Si le débiteur ne se conforme pas à sa décision, le tribunal peut prononcer une ordonnance de saisie ou une saisie-arrêt. Il peut aussi faire saisir et vendre les actifs du débiteur.En ce qui concerne les sentences étrangères, les circonstances peuvent varier en fonction du pays émetteur. Pour les jugements émis par des pays de l’UE, les deux méthodes principales d’exécution sont les titres exécutoires européens ou l’application des provisions de la réglementation Bruxelles I. Pour les pays n’appartenant pas à l’UE, les jugements sont reconnus et exécutés sous réserve que le pays émetteur soit signataire d’un accord international avec l’Autriche.

Procédure d’insolvabilité

Procédures extrajudiciaires

Les négociations portant sur des tentatives de restructuration extrajudiciaire sont généralement entreprises avant d’entamer une procédure d’insolvabilité. Elles constituent un moyen d’obtenir des prêts de recapitalisation en échange d’un statut de créancier garanti.

 

restructuration

 

Toute procédure de restructuration nécessite au préalable que le débiteur fasse la demande d’ouverture de cette procédure et qu’il soumette en même temps un plan de restructuration. Cette procédure peut être auto-administrée ou administrée par une personne tierce. Pour procéder à une restructuration auto-administrée, le débiteur doit soumettre une demande d’auto-administration assortie des documents requis, ainsi qu’un plan de restructuration qui fournisse un quota minimum de 30 %.

 

liquidation

L’objectif de la procédure de liquidation est de respecter équitablement les droits des différents créanciers. La procédure est dirigée par un syndic de faillite qui prend contrôle de la société, vend ses actifs et répartit la somme collectée entre les créanciers.

 

Réserve de propriété

 

De la même manière qu’en Allemagne, la réserve de propriété est une clause écrite dans le contrat, au titre de laquelle le fournisseur conserve la propriété des biens livrés jusqu’à paiement intégral du prix par l’acheteur. Cela prend habituellement l’une des trois formes suivantes :

  • réserve simple : le fournisseur conserve la propriété des biens livrés jusqu’à paiement intégral du prix par l’acheteur ;
  • réserve élargie : la réserve est élargie à la vente ultérieure des biens concernés ; l’acheteur transfère au fournisseur initial les réclamations issues de la revente à une tierce partie ;
  • réserve étendue : la réserve est étendue aux biens transformés en un nouveau produit et le fournisseur initial reste propriétaire ou copropriétaire à hauteur de la valeur de sa livraison.
Haut de page