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République dominicaine

République dominicaine

Population 10,3 millions
PIB par habitant 8341 $US
B
Evaluation des risques pays
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Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB (%) 4,6 7,0 5,0 -1,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 3,3 3,6 2,1 3,2
Solde public / PIB (%) -3,2 -2,7 -3,0 -3,2
Solde courant / PIB (%) -0,2 -1,4 -1,5 -1,5
Dette publique / PIB (%) 40,9 41,7 42,4 42,6

(e) : Estimation. (p) : Prévision. 

POINTS FORTS

  • 1re destination touristique des Caraïbes
  • Transferts de la diaspora
  • Accord de libre-échange avec les États-Unis (CAFTA-DR)
  • Zones franches (57 % des exportations de biens en 2018)
  • Stabilité institutionnelle

POINTS FAIBLES

  • Dépendance à la conjoncture américaine
  • Dépendance au cours de l’or
  • Approvisionnement électrique défaillant
  • Pauvreté et inégalités élevées
  • Criminalité liée au trafic de drogue
  • Corruption élevée

Appréciation du risque

Une économie affectée par la conjoncture américaine

Après une année 2018 où l’économie a été dopée par la reconstruction post-ouragan Maria, la croissance a ralenti en 2019. Elle devrait de nouveau reculer en 2020, tout en restant à un niveau convenable. L’activité sera pénalisée par le ralentissement de l’économie américaine. Les exportations dominicaines (or, tabac, textile, produits électroniques et médicaux) pourraient ainsi être moins robustes, bien que le prix de l’or se soit redressé en 2019. Néanmoins, les recettes touristiques et les transferts des expatriés devraient rester dynamiques et alimenter la consommation privée, principal moteur de la croissance (67 % du PIB). L’afflux d’IDE dans le pays se poursuivra, favorisé par la présence de zones franches et la vigueur du secteur de la construction et du tourisme. Par ailleurs, la banque centrale a récemment assoupli sa politique monétaire à partir de l’été 2019, à l’instar de la Réserve fédérale américaine, afin de stimuler la croissance et ramener l’inflation dans sa zone cible (3 à 5 %). En effet, celle-ci a nettement ralenti en 2019, essentiellement en raison de la baisse du prix du pétrole et des produits agricoles.

 

Déficits jumeaux stables

Le budget 2020 prévoit une légère dégradation du déficit public. Les dépenses devraient progresser d’environ 10 %, notamment en raison du coût de l’organisation des élections et de mesures sociales décidées en avril 2019 (revalorisation des retraites, hausse du salaire minimum dans le secteur public). Les deux postes de dépenses principaux sont la santé et l’éducation tandis que le paiement des intérêts de la dette représente 18 % du total. En parallèle, l’objectif est d’augmenter les revenus de l’État de 8 % grâce à une meilleure efficacité de la collecte des impôts et des droits de douane. La dette publique, sur une tendance haussière, est principalement extérieure, libellée en dollar et contractée vis-à-vis de créanciers privés.

Du côté des comptes extérieurs, le déficit du compte courant devrait être stable en 2020 : le léger ralentissement des exportations sera compensé par une baisse concomitante des importations, due en partie à la dépréciation tendancielle du peso dominicain vis-à-vis du dollar. La balance des biens restera fortement déficitaire à cause de la dépendance du pays en produits finis et en énergie. En revanche, la balance des services demeurera largement positive grâce au tourisme, tout comme la balance des revenus, portée par les transferts de la diaspora dominicaine (près de 8 % du PIB). Le déficit courant sera en grande partie financé par des IDE.

 

Des élections à l’issue incertaine

Les élections présidentielle et législatives auront lieu au mois de mai 2020, tandis que les municipales se tiendront en février 2020. Depuis 2004, le paysage politique est dominé par le Partido de la Liberacion Dominicana (libéral conservateur) du président sortant Danilo Medina, qui détient la majorité dans les deux chambres parlementaires. Danilo Medina étant inéligible, le nombre de mandats consécutifs étant limité à deux par la Constitution, son parti devait choisir un autre candidat. Les primaires ont désigné Gonzalo Castillo, malgré les protestations de l’ancien Président Leonel Fernandez, également candidat, qui contestait la régularité du scrutin et qui a annoncé son intention de se présenter tout de même à la présidentielle. L’issue du scrutin est donc incertaine, d’autant que le principal parti d’opposition, Partido Revolucionario Moderno (centre gauche), semble en mesure de disputer la victoire, grâce à son candidat Luis Abinader. En effet, malgré la popularité du président, la contestation populaire reste présente. Depuis 2017, des marcha verde se sont organisées, comme celle d’août 2018 qui a réuni près d’un million de personnes, pour dénoncer la corruption et obtenir la condamnation de douze actuels ou anciens responsables politiques accusés d’avoir obtenu des pots-de-vin de l’entreprise brésilienne Odebrecht. La lutte contre la corruption sera un des sujets centraux de l’élection présidentielle. Par ailleurs, le pays a engagé, fin 2018, un nouveau plan de sécurité de sa frontière avec Haïti pour lutter contre le trafic d’armes, de drogue et l’immigration illégale des Haïtiens, qui représentent l’essentiel des immigrants.

En outre, le pays a rompu ses relations diplomatiques avec Taïwan en 2018. Les conséquences ont été l’ouverture de l’ambassade de Chine à Saint-Domingue et la signature de 18 accords de coopération renforcée entre les deux pays. Les investissements chinois devraient se multiplier dans les années à venir, principalement dans les secteurs de l’énergie, de la construction et des minerais.

 

Dernière mise à jour : Mai 2020

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