Les études économiques et analyses risques pays Coface
Indonesie

Indonesie

Population 255,462 millions
PIB par habitant 3362 $US
A4
Evaluation des risques pays
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

   2014 2015  2016 (e) 2017 (p)
Croissance PIB (%) 5,0 4,9 5,0 5,1
Inflation (moyenne annuelle) 6,4 6,4 3,7 4,2
Solde budgétaire / PIB (%) 1 -2,1 -2,6 -2,5 -2,6
Solde courant / PIB (%) -3,1 -2,1 -2,4 -2,5
Dette publique / PIB (%) 24,7 27,3 27,5 28,2

 

(e) Estimations    (p) Prévisions

POINTS FORTS

  • Diversité des ressources naturelles (agricoles, énergétiques, minières)
  • Compétitivité élevée grâce à un faible coût du travail
  • Tourisme dynamique
  • Marché intérieur dynamique
  • Renforcement du secteur bancaire

POINTS FAIBLES

  • Taux d’investissement faible
  • Exportations de matières premières de plus en plus tributaires de la demande de la Chine
  • Carences en infrastructures
  • Corruption et manque de transparence persistants
  • Niveaux de chômage et de pauvreté élevés, accentuant les tensions inter-ethniques

Appréciation du risque

La croissance devrait se stabiliser en 2017

En 2016, pour la première fois depuis 4 années, l’activité a accéléré. En 2017, la croissance devrait rester dynamique. La consommation des ménages devrait continuer à progresser, soutenue par l’émergence d’une classe moyenne au niveau de dette peu élevée alors que la banque centrale devrait poursuivre son cycle d’assouplissement de la politique monétaire initié en 2016 (-275 points de base en 2016). Par ailleurs, malgré une légère hausse en raison de l’augmentation modérée des cours des matières premières, l’inflation devrait rester contenue ce qui permettrait de soutenir la demande privée. L’investissement privé devrait continuer à profiter des réformes structurelles entreprises par l’administration Widodo. Les dépenses publiques resteront robustes grâce au développement des infrastructures et à la construction de logements destinés aux ménages les plus modestes. De plus, le secteur de la construction devrait bénéficier de l’abaissement des taxes sur la propriété. Néanmoins, la confiance des investisseurs devrait rester contrainte par les incertitudes concernant l’évolution de la politique monétaire de la Réserve Fédérale américaine et de nouveaux épisodes de pressions baissières sur la roupie. Par ailleurs, le pays, abondamment doté en ressources naturelles (pétrole, charbon, gaz naturel, huile de palme, caoutchouc, minerais) devrait continuer à souffrir de l’atonie du prix des matières premières. L’affaiblissement de la demande en provenance de Chine, second récipiendaire des exportations indonésiennes, continuera de peser sur le commerce extérieur du pays.
Enfin, l’activité devrait rester contrainte par les fragilités structurelles de l’économie, les goulots d’étranglement et la corruption.

 

La situation des finances publiques et des comptes extérieurs resteraient maîtrisée

En 2017, malgré une très légère hausse, la dette publique resterait modérée. La suppression des subventions énergétiques en 2015 et 2016, qui pesaient lourdement sur le budget de l’Etat, a permis une réallocation des dépenses au profit de l’investissement public en infrastructures. En dépit de la réduction du taux d’imposition sur les sociétés et de la baisse des revenus liés aux hydrocarbures, le déficit public devrait rester contenu grâce à l’élargissement de la base fiscale et une amnistie fiscale partielle pour les contribuables rapatriant leurs fonds de l’étranger.
Le déficit courant resterait stable en 2017 : la balance commerciale devrait continuer à souffrir de l’atonie du prix des matières premières et de la demande chinoise tandis que les importations devraient rester soutenues. Enfin, la balance des services resterait déficitaire mais elle devrait bénéficier de la progression des revenus touristiques.
La devise indonésienne reste tributaire des flux de capitaux de court terme et pourrait se déprécier en cas de montée de l’aversion globale pour le risque ce qui permettrait d’améliorer la compétitivité des exportations indonésiennes mais pourrait générer de l’inflation supplémentaire. Néanmoins, la situation s’est assainie depuis 2015, les autorités ont mis en place une politique monétaire plus prudente, le solde courant s’est redressé et les réserves de change ont progressé (8 mois d’importations en 2017). Mais des réformes supplémentaires sont encore nécessaires pour limiter la vulnérabilité du taux de change (libéralisation des investissements, notamment assouplissement des règles pour les investisseurs étrangers et levée de l’interdiction sur les exportations de minerais bruts).

 

La position de Joko Widodo ne cesse de se renforcer

Les élections présidentielles de juillet 2014 ont conduit à la victoire de Joko Widodo (Parti Démocratique Indonésien de Lutte), ancien gouverneur de Jakarta et premier président qui ne soit pas issu de l’armée. Bien que l’opposition contrôle 60 % du parlement (elle est dirigée par Prabawo Subianto, candidat malheureux aux élections présidentielles), le président a réussi à renforcer son pouvoir dès l’été 2015 grâce à de nouvelles alliances et un important remaniement ministériel. Un sondage réalisé en septembre 2016 souligne la popularité du Président qui réunit 66,5 % d’opinions favorables. Ainsi, après avoir été ralentie dans sa volonté de réformer par l’opposition et des dissensions au sein de son parti, l’administration Widodo a réussi à initier des programmes ambitieux afin, notamment, de réduire les lourdeurs bureaucratiques. En un an, l’Indonésie a progressé de 15 places dans le classement Banque Mondiale « Ease of doing business ». Cependant, le pays continue de souffrir de sérieuses lacunes en matière de gouvernance.

 

Dernière mise à jour : Janvier 2017

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