Les études économiques et analyses risques pays et risques sectoriels Coface
Maurice

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Population 1,3 million
PIB par habitant 10 504 $US
A4
Evaluation des risques pays
A3
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 3,8 3,8 3,7 3,7
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,0 3,7 3,5 3,0
Solde public / PIB (%) * -3,5 -3,3 -3,5 -3,7
Solde courant / PIB (%) -4,0 -5,7 -6,3 -7,1
Dette publique / PIB (%) 65,0 64,8 63,4 63,3

(e) : Estimation. (p) : Prévision. * Année fiscale du 1er juillet - 30 juin. Données 2019 : AF18-19.

POINTS FORTS

  • Forte activité touristique
  • Bilinguisme anglais/français
  • Solidité du système bancaire
  • Institutions démocratiques et gouvernance efficace

POINTS FAIBLES

  • Dépendance commerciale et économique envers l’Europe (tourisme, construction)
  • Infrastructures défaillantes dans certaines régions
  • Manque de travailleurs qualifiés

Appréciation du risque

 

Les services soutiennent la croissance

En 2019, la croissance resterait robuste soutenue principalement par les services. Les secteurs liés au tourisme, les services financiers et les TIC continueront, notamment, d’être des moteurs de l’expansion de l’activité. Le développement de ces secteurs bénéficiera notamment de l’investissement public : les constructions d’une nouvelle piste d’atterrissage à Plaine-Corail et d’un parc technologique à Rodrigues en constituent des exemples. Grâce au programme d’investissement public, le secteur de la construction devrait aussi continuer à croître à un rythme soutenu en 2019. De leurs côtés, les services financiers, mais aussi l’immobilier, devraient continuer à drainer l’investissement privé. La consommation, en particulier celle des ménages, devrait rester dynamique, bénéficiant de la croissance du crédit, de la faible inflation, ainsi que des mesures sociales visant à soutenir le pouvoir d’achat (impôt sur le revenu négatif et salaire minimum). En revanche, la performance mitigée des industries manufacturières devrait perdurer, principalement à cause des industries textiles et sucrières. Déjà affectées par une modération de la demande externe, les exportations textiles pourraient souffrir du Brexit, tandis que les difficultés de la filière sucrière, qui doit faire face à la baisse des prix consécutive à la fin des quotas de production dans l’UE, devraient se confirmer.

 

La détérioration de la balance commerciale pèse sur le déficit courant

Pour l’exercice budgétaire 2018-2019, l’orientation politique devrait rester expansionniste, et le déficit public se détériorer. En effet, les transferts sociaux, notamment à l’approche des élections, et l’augmentation des dépenses d’investissement en capital, dans le cadre du programme d’investissement public, devraient continuer d’alimenter le déficit budgétaire. La progression des recettes, en ligne avec la croissance économique, ne devrait pas suffire à compenser cette hausse de la dépense. Si les aides budgétaires, de l’Inde et de la Chine notamment, devraient également progresser, celles-ci ne devraient pas permettre au déficit de se résorber. Avec une part importante de l’endettement public satisfaisant au besoin d’emprunt du gouvernement provenant de sources domestiques très liquides, le risque de surendettement demeure limité.

En 2019, le solde courant devrait continuer de se détériorer, dans le sillage de la détérioration de la balance commerciale. La modération de la demande extérieure au niveau mondial, particulièrement en Europe, ainsi que les difficultés de la filière sucrière devraient, en effet, se ressentir sur les exportations. Dans le même temps, les importations, notamment de biens d’équipement, progresseraient. L’excédent de la balance des services, grâce à l’intermédiation financière, à la télécommunication et au tourisme, devrait augmenter, mais ne permettrait pas de compenser la détérioration de la balance des biens. Les rapatriements de profits des nombreuses sociétés offshore installées sur l’île devraient continuer de soutenir l’excédent du compte des revenus, mais resteraient relativement stables. Le léger déficit de la balance des transferts devrait également se maintenir au même niveau. Les flux d’IDE et d’autres investissements devraient permettre de couvrir le déficit de la balance courante.

 

Gouvernement à l’image écornée à l’approche des élections

Largement victorieux lors des élections législatives de 2014, l’Alliance Lepep, au pouvoir, semble fragilisée à l’approche des élections (en 2019 ou début 2020). La nomination de Pravind Jugnauth au poste de Premier ministre en janvier 2017, succédant, ainsi, à son père Sir Arnerood Jugnauth, et la défection de l’un des partis constitutifs de l’Alliance (Parti mauricien social-démocrate) un mois plus tôt, ont affaibli la popularité de l’Alliance Lepep. La coalition souffre également de la perception croissante de clientélisme et de corruption au sein du gouvernement. Cette perception a notamment été alimentée par le scandale, en mars 2018, autour de la présidente Ameenah Gurib-Fakim, accusée d’avoir utilisé une carte bancaire fournie par une ONG à des fins personnelles. Ces scandales pourraient égratigner la réputation d’un des pays les mieux classés d’Afrique subsaharienne selon les indicateurs de gouvernance de la Banque Mondiale. En dépit de ces scandales, la stabilité politique et la bonne gouvernance sur l’île contribuent à un climat des affaires compétitif au niveau international : le pays se classe ainsi au 20e rang sur 190 dans le classement Doing Business 2019.

 

Dernière mise à jour : Février 2019 

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