Guatemala

Amérique du Nord

PIB / Habitant ($)
5 097,6 $
Population (en 2021)
18,6 Millions

Evaluation

Risque Pays
C
Climat des affaires
C
Précédemment :
C
Précédemment :
C

suggestions

Résumé

Points forts

  • Soutien financier des Etats-Unis
  • Accords de libre-échange avec les Etats-Unis (1er partenaire commercial du pays en 2022) et l’Union Européenne
  • Ressources agricoles (banane, café, sucre, huile de palme, cardamone), touristiques, hydroélectriques et géothermiques
  • Potentiel minier (or, argent, nickel, alcalino-terreux)
  • Réserves de change élevées (environ 7 mois d’importations) et fermeté du quetzal
  • Faible niveau de dette publique et extérieure, notamment en comparaison avec ses pairs régionaux

Points faibles

  • Main d'œuvre peu qualifiée
  • Instabilité politique/sociale, corruption et insécurité (trafic de drogue) pesant sur l'environnement des affaires
  • Fracture sociale nourrie par la pauvreté rurale, les inégalités, le sous-investissement public, le clivage ethnique et les chocs externes
  • Faibles recettes fiscales (12% du PIB pour 2023)
  • Forte dépendance aux flux de remises des expatriés installés aux Etats-Unis

Echanges commerciaux

Export des biens en % du total

États-Unis d'Amérique
32%
Salvador
13%
Honduras
10%
Europe
9%
Nicaragua
6%

Import des biens en % du total

États-Unis d'Amérique 35 %
35%
Chine 14 %
14%
Mexique 11 %
11%
Europe 7 %
7%
Salvador 5 %
5%

Perspectives

Cette rubrique est un véritable outil pour le directeur financier ou le credit manager dans l'entreprise. Elle informe sur les moyens de paiement à utiliser et sur la façon de mener des actions de recouvrement.

Une croissance résiliente en dépit du ralentissement américain

Si, en 2022, l’économie guatémaltèque a mieux encaissé le choc inflationniste que ses voisins, le prix élevé de l’énergie a érodé la consommation domestique (85% du PIB en 2022). En 2023, malgré une conjoncture étatsunienne moins favorable, l’activité conservera sa résilience. Premièrement, la baisse des remises d’expatriés provenant des Etats-Unis (30% du revenu disponible des ménages et 16% du PIB en 2022) et l’inflation importée (légèrement supérieure à la cible de la banque centrale de 4%) ne feront pas reculer la consommation domestique. En effet, la prolongation de la subvention du fuel, des produits alimentaires et de l’électricité à destination des ménages (0,8% du PIB en 2022) la préservera (augmentation attendue de 2,6% en 2023 contre 2,4% l’an passé). Deuxièmement, l’investissement ne devrait que légèrement décélérer. L’investissement public (Plan de stratégie nationale de développement à long terme 2022-2024) se porte sur l’aménagement des infrastructures contre les aléas climatiques, au bénéfice du secteur de la construction.

Côté infrastructures de télécommunication, des partenariats publics-privés se concrétiseraient d’ici la fin de l’année 2023. Néanmoins, l’instabilité sociale et l’insécurité pèseront sur le flux d’IDE, comme en 2022. Troisièmement, malgré la décélération de l’activité aux Etats-Unis, les exportations ne devraient pas sensiblement diminuer. Seule l’activité des maquiladoras suivra le recul de la demande américaine en produits transformés (22% des exportations vers les Etats-Unis en 2021, dont 12% pour la confection, et 7% en plastique et papier). Les exportations agroalimentaires (30% des exportations totales en 2021 avec la banane, le café, l’huile de palme et la cardamone) résisteront. Les ventes minières (10%) bénéficieraient de la reprise de la demande chinoise de fer.

Une position extérieure solide, un faible endettement

La hausse de la facture des importations énergétiques a érodé l’excédent courant en 2022. En 2023, il augmentera. La baisse des importations, en particulier d’hydrocarbures (17% des importations totales en 2022 et estimées à au moins 4,9% du PIB en 2023), diminuera le déficit commercial. La poursuite de la reprise touristique (10% du PIB en 2019) réduira celui de la balance des services. L’excédent massif des transferts persistera en dépit de la baisse des remises (97% des transferts de fonds des expatriés provenaient des Etats-Unis en 2021). Par ailleurs, alors que les IDE demeureront modestes, les investissements en portefeuille alimenteront le compte financier, et par-là, les réserves de change (au moins 7 mois d’importations couverts fin 2022).

Dans le contexte du conflit russo-ukrainien, les revenus liés aux taxes sur les hydrocarbures se sont accrus, réduisant le déficit public en 2022. En 2023, il se creusera modérément. D’une part, les recettes fiscales diminueront légèrement, car la réduction des rentrées fiscales (taxes sur les produits alimentaires et les hydrocarbures) ne sera que partiellement compensée par l’amélioration de la collecte des impôts. D’autre part, les dépenses publiques augmenteront pour soutenir le pouvoir d’achat des ménages à l’approche des élections générales de juin. En outre, le service de la dette demeurait stable (moins de 1,7% du PIB attendus en 2023). Les émissions sur les marchés domestique et international financeront le déficit public à des conditions relativement confortables (des taux courts autour de 4,5% et des taux longs autour de 5,0% début janvier 2023). Enfin, principalement domestique (61% du stock de dette publique début 2023), l’endettement conservera une trajectoire stable et soutenable.

Un paysage politique fragmenté, miné par la corruption et l’absence de majorité au Congrès

Elu en octobre 2019 (abstention de 55,0%), le président Alejandro Giammattei du parti Vamos (parti de centre-droit) a dû constituer des majorités de circonstance au Congrès (son parti y détient 16 sièges sur 158) pour gouverner. Ces coalitions de projet ont permis de durcir la réponse pénale aux gangs (les maras) et au trafic de drogue. Toutefois, leur constitution est rendue de plus en plus difficile à l’approche des élections de juin 2023. Parallèlement, le pays connaît depuis la pandémie de Covid19 d’importants mouvements sociaux. L’éviction à l’été 2021 du procureur anti-corruption Juan Francisco Sandoval, qui enquêtait sur l’entourage du président, a entretenu l’impopularité de l’exécutif. La disqualification par la Cour Suprême de candidats de l’opposition aux élections présidentielles nourrirait la contestation. Du fait de la faiblesse des recettes publiques, la bonne santé budgétaire n’est qu’obtenu que par la compression des dépenses sociales et en équipement public Ce mécontentement alimente un flux migratoire important vers les Etats-Unis. Ces derniers financent des programmes de développement pour le contenir. De plus, la Banque mondiale a octroyé en octobre 2022 un prêt de 250 millions d’USD alloué à la couverture éducative et à la prévention des risques climatiques de 2023 à 2024.

Dernière mise à jour : avril 2023

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