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Indonesie

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Population 264,2 millions
PIB par habitant 3 871 $US
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2017 2018 2019 (e) 2020 (p)
Croissance PIB (%) 5,1 5,2 5,0 5,1
Inflation (moyenne annuelle, %) 3,8 3,2 3,2 3,3
Solde public / PIB (%) -2,5 -1,8 -1,9 -1,8
Solde courant / PIB (%) -1,6 -3,0 -2,9 -2,7
Dette publique / PIB (%) 29,4 30,1 30,2 30,0

(e) : Estimation. (p) : Prévision

POINTS FORTS

  • Ressources naturelles diversifiées (agriculture, énergie, mines)
  • Faibles coûts salariaux et dividende démographique
  • Croissance de l’industrie touristique (5,8 % du PIB)
  • Vaste marché intérieur
  • Obligations souveraines notées Investment Grade par les trois principales agences de notation
  • Flexibilité du taux de change

POINTS FAIBLES

  • Retard important en matière d’investissement dans les infrastructures / faibles recettes fiscales (15 % du PIB)
  • Exposition à l’évolution de la demande chinoise
  • Fragmentation du marché : archipel étendu avec de nombreuses îles et diversité ethnique susceptible de provoquer des troubles (Papouasie)
  • Corruption persistante et manque de transparence

Appréciation du risque

Croissance soutenue malgré des facteurs extérieurs défavorables

La croissance est confrontée à des facteurs extérieurs défavorables, mais elle restera forte en 2020. La croissance du PIB s’est ralentie pour s’établir au troisième trimestre 2019 à 5,0 % sur un an, manquant ainsi l’objectif officiel de croissance de 5,4 %. La consommation (55 % du PIB et principal moteur de croissance) bénéficie de la croissance démographique, de l’urbanisation et de l’augmentation du PIB par habitant, facteurs interconnectés qui pointent vers la classe moyenne en pleine croissance. L’inflation est restée inférieure à la fourchette cible (4±1 %) de la Banque d’Indonésie (BI) en 2019, les hausses des prix des produits alimentaires ayant été contenues et les prix du pétrole moins élevés, ce qui a permis, en octobre, à la BI de réduire à 5,0 % son taux directeur de 25 points de base. Cette baisse des taux pourrait fournir un soutien supplémentaire à la consommation et à un investissement atone, qui a été découragé par les taux d’intérêt élevés et la détérioration de la confiance des investisseurs en raison du protectionnisme mondial et du ralentissement de la demande de la Chine. Les investissements (32 % du PIB) devraient néanmoins contribuer à la croissance grâce au soutien de l’État à travers le programme de développement des infrastructures lancé en 2016. En 2020, le gouvernement a prévu dans son budget 30,2 milliards USD (423,3 mille milliards de roupies) pour les investissements dans les infrastructures, soit 2 % de plus que l’année précédente. Toutefois, cela ne suffira pas à combler le déficit d’infrastructures et le Président Joko Widodo (Jokowi) devra donc mettre en œuvre des réformes structurelles pour stimuler les investissements étrangers directs (IED). Grâce aux réformes, l’Indonésie a progressé de 33 places pour atteindre le 73e rang de l’indice Ease of Doing Business en 2020. Néanmoins, les réformes continuent, mais certains projets restent bloqués en raison d’un financement insuffisant. Les mines de charbon et de minerais bénéficient d’investissements soutenus, tandis que l’industrie manufacturière devrait se développer, quoique moins vigoureusement que les années précédentes en raison de la faiblesse de la demande chinoise et d’autres facteurs extérieurs défavorables. Les exportations (23,4 % du PIB) de produits manufacturés et de produits de base (pétrole et gaz, huile de palme, coprah, lignite et cuivre) devraient diminuer, tandis que les importations continueront de croître grâce aux mesures de relance, affaiblissant la contribution des exportations nettes. Le secteur du tourisme continuera d’être sous-performant en raison du manque d’infrastructures dans la plupart des régions.

 

Déficit budgétaire sur la corde raide avec une pression extérieure sur les comptes courants

Le Parlement a adopté un budget de 180 milliards USD pour 2020, avec un déficit de 1,8 % du PIB. L’objectif est de s’attaquer aux problèmes intérieurs tout en anticipant les incertitudes de l’économie mondiale. Le budget est destiné à améliorer l’environnement national par des investissements dans les infrastructures et les ressources humaines, notamment dans l’éducation et les infrastructures des villages. Cela dit, le budget prévoit des réductions d’impôts (impôt sur le revenu et TVA) pour stimuler l’investissement, ce qui pose des problèmes au niveau des recettes fiscales. Compte tenu de la baisse des impôts perçus consécutive à celle des bénéfices des entreprises, le gouvernement pourrait avoir du mal à maintenir le déficit budgétaire sous contrôle. Bien que la limite imposée par la Constitution garantisse que les niveaux de la dette publique restent faibles, des pressions pourraient se faire jour, si un retour au resserrement monétaire aux États-Unis augmentait les sorties de capitaux, les étrangers détenant une grande partie de la dette extérieure à court terme.

La balance courante restera déficitaire en raison des tensions commerciales persistantes entre les États-Unis et la Chine. Les exportations devraient rester atones, en particulier pour les matières premières (énergie et huile de palme), les prix restant faibles. Dans le même temps, la croissance des importations sera soutenue par la demande, liée au programme d’investissement public. Le gouvernement est susceptible de recourir à des mesures de contrôle des importations (permis d’importation, centralisation et tarifs douaniers) au cas où le déficit se creuserait sensiblement. La balance commerciale des biens et services devrait toutefois rester légèrement déficitaire. Le déficit de la balance courante est principalement alimenté par le compte des revenus liés au paiement des intérêts de la dette et au rapatriement des dividendes. Toutefois, le déficit de la balance courante est adéquatement financé par les entrées d’IDE et les investissements de portefeuille. Parmi les points positifs, les entrées de capitaux de portefeuille devraient se maintenir tout au long de 2020, car les pressions sur la roupie semblent s’être atténuées depuis que la Fed a adopté une position plus douce en 2019. Les réserves de change restent à un niveau adéquat, couvrant 5,8 mois d’importations.

 

Recherche de la stabilité politique par le biais d’une large coalition

Le Président Jokowi a été élu pour un second mandat de cinq ans en avril 2019, tirant parti de son bilan en matière de réformes même s’il n’a pas atteint son objectif de croissance de 7 %. En mettant l’accent sur les questions intérieures au cours de son deuxième mandat, il a réaffirmé le programme de réformes, en particulier dans les domaines du travail, de la santé et des infrastructures pour attirer les investissements étrangers. Cela dit, sa victoire a été contestée par le parti d’opposition de Prabowo, donnant lieu à de violentes protestations. Considérant que Jokowi cherche à faire avancer le programme de réforme avec facilité, il a formé une large coalition avec Prabowo et ses principaux opposants en octobre 2019, espérant ainsi affaiblir les critiques à l’égard du gouvernement. Cela pourrait ouvrir la voie à une plus grande stabilité politique et contribuer à atténuer les risques représentés par l’islam politique, car cela permettrait de concilier le pluralisme de Jokowi et les groupes islamistes qui soutiennent Prabowo.

 

Dernière mise à jour : Février 2020

Paiement

Les espèces, les chèques, et les virements bancaires sont tous des moyens de paiement populaires en Indonésie. Le virement bancaire SWIFT est un moyen de paiement de plus en plus prisé pour les transactions nationales et internationales compte tenu du solide développement du réseau bancaire indonésien.

La lettre de crédit de soutien constitue un moyen de paiement fiable, car la banque garantit la qualité et les capacités de remboursement du débiteur. En outre, le crédit documentaire confirmé est également considéré comme fiable : une somme d’argent donnée est mise à disposition du bénéficiaire par l’intermédiaire d’une banque.

 

Recouvrement des créances

Phase amiable

La première étape à suivre pour recouvrer une créance consiste à négocier avec le débiteur pour rechercher une solution amiable. La culture et la philosophie indonésiennes (le Pancasila) encouragent ce processus. Les créanciers remettent généralement une convocation/une lettre d’avertissement au débiteur lui rappelant qu’il a manqué à ses obligations. La lettre invite également le débiteur à prendre contact avec son créancier pour déterminer si le litige nécessite une action en justice. Si la phase amiable échoue, les parties peuvent intenter une action en justice.

 

Procédure judiciaire

Le système judiciaire indonésien est composé de plusieurs types de tribunaux placés sous l’égide de la Cour suprême. La majorité des litiges sont portés devant les tribunaux de droit commun, le tribunal étatique statuant en première instance. Les appels des décisions rendues par ces tribunaux sont entendus par la Haute Cour (cour d’appel de circonscription). Les appels des décisions rendues par la Haute Cour et, dans certains cas, par le tribunal étatique peuvent être entendus par la Cour suprême.

 

Procédure ordinaire

Une action en justice ordinaire peut être ouverte à défaut d’accord amiable entre les parties. Le créancier peut intenter une action auprès du tribunal de district, qui est alors chargé de citer le débiteur à comparaître. Si ce dernier ne se présente pas à l’audience pour produire un mémoire en défense, le tribunal peut décider de tenir une deuxième audience ou de rendre une décision par défaut (Verstekvonnis).

Avant de considérer la défense du débiteur, tel que susmentionné, le tribunal doit s’assurer que les parties ont tenté de trouver un accord ou une solution amiable par le biais d’une médiation. Si les parties ont suivi le processus de médiation, les jurés poursuivent les audiences et les éléments de preuve fournis par les parties sont examinés. Le juge rend une décision et peut accorder des dommages et intérêts compensatoires ou punitifs.

Le tribunal de district prend généralement six mois à un an pour statuer en première instance. La procédure peut se prolonger lorsqu’une partie étrangère est impliquée.

 

Exécution d’une décision de justice

Un jugement national devient définitif et exécutoire lorsque toutes les voies de recours ont été épuisées. Si le débiteur ne respecte pas la décision du juge, le créancier peut saisir le tribunal de circonscription pour demander l’exécution par voie de saisie et la vente des actifs du débiteur par le biais d’une action collective.

L’Indonésie n’a ratifié aucun traité concernant l’exécution réciproque des sentences, d’où une extrême difficulté à faire appliquer les sentences étrangères au sein du pays ou les sentences indonésiennes à l’étranger. Puisque les tribunaux indonésiens ne peuvent pas exécuter les sentences étrangères sur le territoire indonésien, les affaires étrangères doivent être rejugées devant les tribunaux indonésiens compétents. Dans de tels cas, la décision rendue par le tribunal étranger peut servir de preuve, excepté dans certains cas prévus par la législation indonésienne.

 

Procédure d’insolvabilité

Deux types de procédures s’appliquent pour les sociétés confrontées à des difficultés financières.

 

Procédure de cessation de paiement

Cette procédure s’adresse aux sociétés qui ne sont pas en mesure de régler leur dette en raison de problèmes de liquidités temporaires, mais qui pourront effectuer le remboursement par la suite. Elle soulage provisoirement les débiteurs et leur permet de se réorganiser, de poursuivre leur activité et de payer leurs créances. La société poursuit son activité et les dirigeants continuent d’exercer leurs fonctions, assistés d’un administrateur judiciaire placé sous l’égide du juge. La société doit soumettre à l’approbation des créanciers une proposition d’accord, qui nécessite en outre la ratification du tribunal. Si les créanciers ou le tribunal rejettent la proposition, la société débitrice est mise en liquidation.

 

Liquidation judiciaire

La liquidation consiste à saisir l’ensemble des actifs du débiteur en faillite en vue de rembourser ses créanciers. Cette procédure peut être ouverte par le tribunal de commerce à la demande du débiteur ou de ses créanciers. Une fois saisi, le tribunal convoque le débiteur et ses créanciers à une audience. Lorsque la faillite est déclarée, le pouvoir des dirigeants de la société débitrice passe aux mains de l’administrateur judiciaire chargé de gérer les actifs insolvables et le remboursement des créances. L’administrateur judiciaire procède à la vente aux enchères publiques des actifs du débiteur.

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