Les études économiques et analyses risques pays et risques sectoriels Coface
Islande

Islande

Population 0,3 million
PIB par habitant 70 248 $US
A2
Evaluation des risques pays
A1
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 6,6 4,6 4,9 3,8
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,7 1,8 2,7 3,1
Solde public / PIB (%) 12,4 0,0 1,3 1,0
Solde courant / PIB (%) 7,5 3,6 2,9 1,0
Dette publique / PIB (%) 52,5 42,5 40,3 37,9

(e) : Estimation. (p) : Prévision.

POINTS FORTS

  • Marché du travail servi par une démographie positive et une excellente formation
  • Revenu par tête très élevé
  • Énergie abondante et renouvelable (géothermie, hydroélectricité)
  • Fort potentiel touristique

POINTS FAIBLES

  • Risque volcanique
  • Économie de petite taille et très ouverte, politique monétaire contrainte
  • Volatilité de l’activité liée à une dépendance à l’afflux touristique : défaillances erratiques et concentrées dans la construction, le commerce et l’hébergement
  • Manque d’infrastructures touristiques en dehors de la capitale
  • Concentration de la production et des exportations (aluminium et produits de la mer)
  • Progression des salaires supérieure à celle de la productivité

Appréciation du risque

Assagissement de la croissance

Même si la croissance conservera un bon rythme, l’activité devrait sensiblement ralentir en 2019. Ce ralentissement proviendra surtout des exportations (50 % du PIB). La progression des recettes touristiques (40 % des exportations) devrait être modérée en lien avec la saturation des capacités, le prix élevé des prestations et une demande européenne atone. Par ailleurs, même si les prix internationaux des produits piscicoles devraient continuer de progresser, les exportations correspondantes risquent d’être affectées par la baisse des captures et une remise en cause des quotas suite au Brexit. Le troisième pilier des exportations, l’aluminium, pourrait être confronté à une stagnation de son prix (impact des mesures tarifaires américaines) et de la production, alors que le prix de l’alumine (la matière première importée) pourrait, lui, encore augmenter. Dans le même temps, les importations continueront d’être soutenues par la vigueur de la demande intérieure, ce qui, au final, devrait déboucher sur une contribution largement négative des échanges à la croissance. La consommation des ménages devrait continuer de croître vivement, portée par une progression des salaires toujours forte. Le chômage sera limité à 3 %, malgré le ralentissement du tourisme dans lequel travaille directement ou indirectement 1/3 de la main-d’œuvre. Le taux d’emploi restera élevé (79 %), malgré l’arrivée de travailleurs étrangers, notamment polonais. Au cours des quatre dernières années, le pouvoir d’achat des ménages a augmenté de 25 %. Il devrait continuer de progresser sensiblement, malgré l’accélération de l’inflation liée à l’impact de la dépréciation de la couronne (au second semestre 2018) sur le prix des produits importés, ainsi qu’à la hausse des salaires supérieure à celle de la productivité. Les pressions inflationnistes devraient s’atténuer en cours d’année avec la modération de la croissance, notamment celle du tourisme, l’augmentation du taux directeur qui pourrait passer de 4.5 % (novembre 2018) à 5-6 % fin 2019, allégeant au passage la pression sur la couronne, ainsi que le net ralentissement des prix des logements. Enfin, si le pic d’investissement semble passé chez les entreprises, la construction tant publique que privée, dans le logement, l’hôtellerie et les routes, conservera son dynamisme. Cela s’explique par les sous-capacités dans ces secteurs. De plus, alors que l’endettement du secteur privé représentait 350 % du PIB en 2009, il était redescendu à 160 % (à peu près également réparti entre entreprises et ménages, presque totalement en couronnes) en 2016, pour se maintenir à ce niveau depuis.

 

Légers excédents public et courant

Le léger excédent public devrait se maintenir en 2019. Abstraction faite des intérêts de la dette, l’excédent pourrait représenter plus de 3 % du PIB. Toutefois, la performance est à relativiser par le dynamisme de l’activité, puisqu’ajusté du cycle économique et compte non tenu des intérêts, le solde budgétaire serait légèrement négatif. L’augmentation des recettes fiscales induite par la conjoncture favorable continuera d’être allouée à l’amélioration des services publics et à l’allègement de la dette. Ces recettes supplémentaires permettront de financer les projets d’infrastructures (hôpitaux, maisons de retraite, routes, ports, etc.), ainsi que la hausse des transferts sociaux pour les jeunes parents et le logement. Le gouvernement devrait également poursuivre ses efforts en matière environnementale via la protection de sites naturels et l’augmentation de la taxe sur les émissions de CO2.

L’excédent du compte courant devrait encore diminuer en 2019, en ligne avec celui de la balance commerciale qui passerait de 3,6 à 1,8 % du PIB, avec des importations progressant nettement plus rapidement que les exportations. Cependant, l’excédent des services lié au tourisme surpassera toujours le déficit de marchandises. La balance des revenus est faiblement déficitaire, les transferts des travailleurs étrangers étant encore limités, et les revenus d’investissement à l’étranger étant égalés par ceux des investisseurs étrangers. Bien que les dernières restrictions au contrôle des mouvements de capitaux aient été levées en mars 2017, ces derniers, tels que retracés dans le compte financier (IDE, portefeuille), restent peu importants. D’ailleurs, au 1er semestre 2018, les sorties de capitaux l’emportaient sur les entrées, reflétant les placements des fonds de pension à l’étranger et le moindre différentiel de taux réel. Les investissements étrangers autres que directs font l’objet d’une mise en réserve de 20 % de leur montant auprès de la banque centrale pendant un an sans intérêt. Les réserves de change devraient peu évoluer, représentant environ sept mois d’importations. La dette extérieure (82 % du PIB à juin 2018, dont 47 % du total dus par les entreprises – 60 % au titre de prêts intragroupes –, 40 % par le système financier et 12 % par l’État) continuera de s’alléger.

 

Une coalition gouvernementale hétéroclite dotée d’une faible majorité

Suite à de nouvelles élections anticipées en octobre 2017, la scène politique apparaît encore plus fragmentée avec huit formations au Parlement. La Première ministre Katrín Jakobsdóttir dirige un gouvernement de coalition inattendu composé, outre de son Parti vert de gauche (11 sièges sur 63), du Parti de l’Indépendance au centre-droit (16 sièges) et du Parti du progrès au centre (8 sièges). Les ministères stratégiques ont été attribués aux deux derniers partis. Malgré sa faible majorité (35 sièges sur 63), le consensus sur la politique budgétaire lui a déjà permis de se maintenir plus longtemps que les trois précédents (moins d’un an).

 

Dernière mise à jour : Février 2019

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