Nouvelle-Zélande

Océanie

PIB / Habitant ($)
47423,0 $
Population (en 2021)
5,2 Millions

Evaluation

Risque Pays
A3
Climat des affaires
A1
Précédemment
A3
Précédemment
A1

suggestions

Résumé

Points forts

  • Proximité de l'Asie et de l'Australie
  • Attrait touristique
  • Secteur agricole vaste et compétitif (1er exportateur mondial de produits laitiers)
  • Dette publique contenue
  • Un environnement commercial excellent, ainsi qu’une qualité et une stabilité institutionnelles
  • Multiplicité des accords commerciaux
  • Potentiel en matière d'énergies renouvelables
  • Régime de change flotant

Points faibles

  • Points faibles
  • Insularité
  • Vulnérabilité aux aléas sismiques et climatiques ; problèmes environnementaux en lien avec l'importance de l’agriculture intensive
  • Dépendance à l'égard de la demande chinoise
  • Un marché intérieur restreint
  • La pénurie de main-d'œuvre qualifiée et l'augmentation de l'émigration vers l'Australie, dues respectivement au vieillissement de la population et à la conjoncture économique et au marché du travail défavorables
  • Un endettement élevé des entreprises et des ménages, ce dernier atteignant 126 % du revenu disponible, ce qui reflète en grande partie le niveau élevé des emprunts immobiliers lié à la pénurie de logements et aux prix élevés du marché
  • La faiblesse du marché financier local entretient la dépendance vis-à-vis des investissements et des capitaux étrangers
  • Manque de R&D et faible croissance de la productivité du travail en comparaison des autres pays de l’OCDE
  • Socio-economic inequalities between M?ori and non-M?ori people

Echanges commerciaux

Export des biens en % du total

Chine
25%
États-Unis d'Amérique
13%
Australie
13%
Japon
5%
Europe
5%

Import des biens en % du total

Chine 21 %
21%
Europe 12 %
12%
Australie 11 %
11%
États-Unis d'Amérique 10 %
10%
Corée du Sud 9 %
9%

Perspectives

Les perspectives économiques mettent en lumière les opportunités et les risques à venir, aidant à anticiper les changements majeurs. Cette analyse est essentielle pour toute entreprise cherchant à s'adapter aux évolutions du marché.

La reprise économique ralentie par les tensions au Moyen-Orient

Après une contraction économique en 2024 et une croissance faible en 2025, la reprise, favorisée par la baisse des taux d’intérêt et l’amélioration des termes de l’échange, a été retardée par le conflit au Moyen-Orient déclenché fin février 2026. La hausse des coûts des intrants (carburant, fret et matières premières) pèse sur les marges des entreprises, tandis que les incertitudes liées à l’évolution de la situation géopolitique et à l’approche des élections législatives de novembre empêchent les investissements de décoller véritablement. Une inflation relativement élevée, associée à un taux de chômage important (5,6 % au deuxième trimestre 2026), pèse également sur le revenu disponible des ménages et freine la consommation, en particulier pour les dépenses discrétionnaires. Si l’affaiblissement du NZD profite aux exportateurs, il amplifie également l’inflation importée. La hausse des prix ayant dépassé la fourchette cible de 1 à 3 %, la banque centrale (RBNZ) a relevé son taux directeur de 25 points de base, le portant à 2,5 % en juillet. Il s’agissait de la première hausse depuis le début de la guerre, et d’autres sont attendues avant la fin de l’année 2026. Toutefois, la politique monétaire ne devrait pas devenir particulièrement restrictive afin de ne pas nuire à la croissance, compte tenu notamment des capacités inutilisées qui subsistent.

À mesure que la confiance des entreprises et des consommateurs s'améliore, la croissance devrait rebondir en 2027, mais l'ampleur de la reprise dépendra de la persistance ou non des tensions au Moyen-Orient. Au cours de l'année, la demande privée dépassera progressivement les dépenses publiques à mesure que les pressions inflationnistes s'atténueront. Les exportations nettes constitueront le principal moteur de la croissance, grâce à la baisse de la facture des importations de carburant et aux prix favorables qui continueront de profiter au secteur agricole.

En 2025, le secteur agroalimentaire a enregistré des performances record, une tendance qui s’est poursuivie en 2026, malgré les pressions sur les coûts liées aux perturbations commerciales, notamment pour l’urée et les carburants. En 2027, la hausse des prix des produits primaires ralentira, mais partant d’un niveau très élevé, le secteur restera dynamique. Les produits laitiers continueront de bénéficier d’une forte demande en Asie, des opportunités croissantes offertes par l’accord de libre-échange de 2024 avec l’UE et d’une production solide. Les exportations de viande continueront de prospérer, l’offre mondiale d’agneau restant limitée face à une forte demande, tandis que le bœuf continuera de bénéficier d’une demande soutenue aux États-Unis. Le bœuf et les kiwis sont exemptés des derniers droits de douane américains de 12,5 % sur les importations. Toutefois, un phénomène El Niño marqué pourrait constituer un risque baissier en provoquant une sécheresse et des vagues de chaleur qui endommageraient les pâturages. Une agriculture robuste soutiendrait l’industrie manufacturière et les transports via l’agroalimentaire. Ces secteurs à forte intensité énergétique devraient se remettre des pressions sur les coûts si les tensions sur la chaîne d’approvisionnement s’atténuent. De même, le commerce de détail et l’hôtellerie-restauration devraient se redresser à mesure que les pressions sur les prix s’atténuent, que les dépenses des ménages augmentent et que le tourisme rebondit. Enfin, la construction résidentielle devrait également progresser, le nombre de permis de construire étant en hausse depuis le second semestre 2025, grâce à la baisse des taux d’intérêt et aux perspectives de reprise économique. Le gouvernement continuera à soutenir la croissance du secteur du logement, afin de remédier à la pénurie de logements qui persiste mais s’atténue, ainsi que le développement des transports publics et des infrastructures de résilience.

L'instabilité géopolitique influencera la croissance des exportations et les recettes budgétaires.

Le déficit des administrations publiques est resté élevé au cours de l'exercice 2025/26, qui s'est achevé en juin de cette année. La hausse des dépenses, tant au niveau des collectivités locales que du gouvernement central, n’a pas été compensée par une croissance des recettes en raison d’une activité économique atone. Toutefois, le solde devrait s’améliorer en 2026/27 grâce à la reprise économique, à une inflation plus élevée et à la poursuite d’une politique de dépenses prudente. La discipline budgétaire restera de mise, le budget étant axé sur la maîtrise des dépenses et de la dette publique, notamment par le biais de suppressions d’emplois dans la fonction publique. Les mesures de soutien ciblées et temporaires mises en place pour faire face à la hausse des prix de l’essence seront progressivement supprimées. La reprise économique élargira l’assiette fiscale, et donc les recettes, ce qui permettra des dépenses supplémentaires dans les domaines de la santé, des infrastructures, de la défense et de l’éducation. Toutefois, les élections législatives prévues en novembre laissent planer une certaine incertitude quant à la mise en œuvre du budget. La dette publique brute devrait augmenter parallèlement à l’important déficit public.

Le déficit de la balance courante de la Nouvelle-Zélande suit généralement les tendances de la balance des biens et services, qui se caracterise par une forte volatilité. Au cours des trois dernières années, ce déficit s’est réduit en raison de la baisse des prix des matières premières importées et de la faiblesse de la performance économique, qui a limité la demande d’importations. De plus, les exportations ont bondi en 2025 grâce à la flambée des prix des produits exportés (viande, produits laitiers, or et aluminium). Cette tendance positive des exportations devrait se poursuivre en 2026, soutenue par un dollar néo-zélandais plus faible. Cependant, les coûts élevés des importations de pétrole ont creusé le déficit en 2026. En 2027, le déficit courant devrait à nouveau se réduire, les prix des exportations de matières premières se stabilisant à des niveaux élevés et les cours du pétrole baissant. Toutefois, la reprise économique stimulera la demande intérieure de biens importés, empêchant ainsi une amélioration significative du déficit. Si la reprise du tourisme réduira le déficit des services, l’important déficit structurel des revenus primaires, dû aux rapatriements de bénéfices par les investisseurs étrangers, continuera de peser sur le compte courant. Le déficit est traditionnellement financé par des entrées financières et de capitaux, à la fois sous la forme d'investissements directs et de portefeuille. Les réserves de devises, qui représentaient environ cinq mois d’importations en juin 2026, pourraient également contribuer au financement. Les risques liés à une éventuelle érosion des réserves internationales sont limités, la dette extérieure du pays étant principalement libellée en monnaie locale.

Le coût de la vie au cœur des législatives de novembre

Le Premier ministre Christopher Luxon pourrait démissionner à l'issue des élections législatives du 7 novembre 2026, après avoir survécu à un vote de confiance en avril, la popularité de la coalition au pouvoir ayant chuté depuis 2023. Le gouvernement conservateur, dirigé par le Parti national, en coalition avec le Parti ACT et le parti populiste New Zealand First, a supprimé de manière controversée des mesures mises en place par les précédents gouvernements travaillistes, notamment celles relatives aux droits des Maoris et à la réglementation environnementale. De plus, le mandat du gouvernement a été marqué par une économie en difficulté et une hausse du chômage. Le coût de la vie étant la principale préoccupation des Néo-Zélandais, cela pourrait jouer en défaveur de la coalition au pouvoir et en faveur du Parti travailliste.

Sur la scène diplomatique, la rivalité entre les États-Unis et la Chine pose des défis à la Nouvelle-Zélande. Washington est un partenaire diplomatique, sécuritaire et commercial de longue date. Parallèlement, Pékin est de loin la première destination des exportations néo-zélandaises, notamment en matière de produits laitiers, et le tourisme chinois continue de croître. Soucieux de préserver de bonnes relations avec ces deux pays, le gouvernement devrait maintenir le statu quo concernant le partenariat AUKUS, en particulier si le Parti travailliste remporte les élections, celui-ci étant opposé à son adhésion. Comme en témoigne la signature de l’accord de libre-échange avec l’Inde en 2026, Wellington continuera de s’efforcer de diversifier ses relations diplomatiques et commerciales.

Conditions de Paiement et Moyens de Recouvrement

Cette rubrique est un véritable outil pour le directeur financier ou le credit manager dans l'entreprise. Elle informe sur les moyens de paiement à utiliser et sur la façon de mener des actions de recouvrement.

Paiement

Les méthodes de paiements primaires comprennent les cartes (cartes de débit et crédit) et le crédit ou le débit électroniques (débits et crédits directs, paiements de factures automatisés et virements électroniques). Il y a eu une augmentation rapide de l’utilisation des paiements sans contact, des applications sur téléphone mobile et des paiements en ligne. Même si le numéraire reste un mode de paiement important, son utilisation diminue rapidement et l’utilisation des chèques a été divisée par deux entre 2013 et 2016. Les virements bancaires et les virements bancaires SWIFT sont les modes de paiement les plus fréquemment utilisés pour les transactions nationales et internationales. La plupart des banques de Nouvelle-Zélande sont connectées au réseau?SWIFT.

Recouvrement des créances

PROCESSUS GÉNÉRAL

Le processus de recouvrement de créances commence généralement par l’envoi d’une mise en demeure dans laquelle le créancier notifie au débiteur ses obligations de paiement (y compris de tout intérêt contractuel dû) avec un certain délai pour effectuer le paiement.

PROCÉDURES DE JUGEMENT SOMMAIRE

Si le créancier ne reçoit pas de paiement à la suite de la mise en demeure, il est possible d’engager une procédure de jugement sommaire. Cette procédure concerne les situations dans lesquelles le débiteur n’a pas d’opposition réelle à la créance. En fonction de la valeur de la créance, il est possible de saisir le tribunal de district ou de la Haute Cour d’une demande. Le tribunal de district est compétent pour examiner des demandes d'indemnisation d'un montant maximum de 350 000 NZD, et la Haute Cour examine généralement des demandes d'indemnisation d'un montant supérieur à 350 000 NZD. Une requête doit être produite, parallèlement à une mise en demeure, une demande de jugement sommaire et une déclaration sous serment à l’appui du créancier (ou dans le cas d’une entreprise, d’une personne ayant une connaissance personnelle des faits qui est autorisée à faire prêter serment au nom de l'entreprise), qui expose les éléments de la réclamation. Un jugement sommaire est en général une méthode plus efficace pour résoudre les litiges que les procédures ordinaires. Cela implique en général une audience qui dure environ une journée (si le débiteur se défend), les preuves étant données par voie de déclaration sous serment plutôt qu’en faisant appel à des témoins. Si la demande est retenue, le tribunal peut rendre un jugement en faveur du créancier. Si la demande ne fait pas l’objet d’une défense, le jugement peut être rendu par défaut en faveur du créancier, sans besoin d’audience bien qu'une comparution en cour soit nécessaire pour appeler l'affaire. Si le défendeur est en mesure de produire une défense sérieuse, le tribunal peut décliner le jugement sommaire et ordonner que le problème soit examiné en procédure ordinaire.

PROCÉDURE ORDINAIRE

La procédure ordinaire est utilisée lorsque le jugement sommaire n'est pas disponible parce que le débiteur a soulevé une défense véritable, ou si le jugement sommaire n'est pas accordé. Les procédures ordinaires sont initiées en déposant une mise en demeure et une requête. En fonction de la valeur de la créance (comme indiqué ci-dessus), ces procédures peuvent se faire auprès du tribunal de district ou de la Haute Cour. À la différence du jugement sommaire, une procédure avec une défense ordinaire peut impliquer d’autres procédures, notamment la communication de documents, l’audition de témoins et des requêtes interlocutoires, ou la déposition de mémoires d'éléments de preuve, selon la nature de l'instance.

APPELS

La Haute Cour a juridiction pour statuer sur les appels provenant du tribunal de district. La cour d’appel a juridiction pour examiner les appels formés contre les décisions de la Haute Cour. Les appels sont en général limités aux questions de droit uniquement. La juridiction suprême en Nouvelle-Zélande est la Cour suprême. Les appels devant la Cour suprême ne peuvent être examinés qu’avec autorisation de cette Cour. L’autorisation sera accordée si la Cour suprême estime qu’il est nécessaire, dans les intérêts de la justice, d’examiner l’appel.

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Exécution d’une décision de justice

Si le tribunal rend un jugement en faveur du créancier, s’il n’y a pas d’appel, ou si tous les recours possibles ont été épuisés, le créancier peut se tourner vers la Haute Cour ou le tribunal de district (en fonction de la valeur de la créance comme indiqué ci-dessus), pour demander une mesure coercitive. Ceci peut inclure une déduction à partir des salaires ou avantage des débiteurs (si le débiteur est une personne), la saisie des biens, une procédure de saisie-arrêt ou grever les biens du débiteur. Les jugements étrangers doivent tout d’abord être reconnus par le tribunal au titre de la loi sur l’application réciproque des jugements de 1934 (Reciprocal Enforcement of Judgments Act), du Trans-Tasman Proceedings Act 2010, ou du droit commun.

Procédure d’insolvabilité

FAILLITE

Si le créancier ne reçoit pas de paiement après avoir obtenu un jugement contre le débiter et si ce dernier est un particulier, le créancier peut envoyer au débiteur un avis de faillite. Le non-respect d’un avis de faillite du débiteur est considéré par la loi comme un acte de faillite.

SOMMATION DE PAYER

Si le débiteur n’effectue pas un paiement conformément à la mise en demeure et que ce débiteur est une société, le créancier a à sa disposition éventuelle une autre mesure : la préparation et la remise d’une sommation de payer pour les sommes non réglées. Cette mesure peut être utilisée comme alternative au jugement sommaire ou à la procédure ordinaire. Une sommation de payer ne peut être émise que s’il n’y a pas de litige essentiel sur la créance. Dès sa notification, la société débitrice dispose de 15 jours ouvrables pour régler la créance ou pour conclure un arrangement de paiement avec le créancier. Si la société débitrice n’effectue pas le paiement conformément à la sommation de payer, le créancier a 30 autres jours ouvrables pour commencer les procédures de liquidation à l’encontre de la société débitrice en raison du non-respect de la sommation de payer à titre de preuve de l’incapacité du débiteur à régler ses dettes. Néanmoins, une société débitrice peut faire une demande pour annuler une sommation de payer dans les dix jours ouvrables après qu’elle lui ait été remise. Le tribunal peut annuler la sommation de payer s’il y a un litige important sur la question de savoir si la créance est due, si la société débitrice a fait une demande reconventionnelle, une demande de compensation ou une contre-demande ou s’il y a d’autres motifs adéquats.

LIQUIDATION JUDICIAIRE

La liquidation implique la réalisation et la distribution des actifs de la société débitrice lorsque la société est insolvable, ou lorsque l’on ne s’attend pas à ce qu’elle reste en activité. Un liquidateur est nommé, et reprend la gestion de la société, réalise ses actifs, paie ses créanciers et distribue le solde à ses actionnaires.

COMPROMIS AVEC LES CRÉANCIERS

Il existe deux formes potentielles de compromis entre créanciers, soit un accord informel entre débiteur et créancier, soit un compromis formel entre créanciers en vertu du Companies Act 1993. Un compromis formel est un accord contraignant entre une société débitrice et son ou ses créanciers concernant le paiement de ses dettes, les conditions étant moins exigeantes que celles stipulées par les droits légaux des créanciers. Un compromis peut impliquer des paiements au fil du temps, des reports de paiements ou l’acceptation d’un montant inférieur à titre de solde intégral et définitif de la créance. Une fois qu’un compromis avec les créanciers est approuvé par la majorité des créanciers requise ou par le tribunal, le compromis lie tous les créanciers. Une procédure équivalente existe pour les particuliers en vertu de la loi de 2006 sur l'insolvabilité.

ADMINISTRATION VOLONTAIRE

L’objectif de cette dernière est d’essayer d’optimiser les chances d’une société insolvable de poursuivre son activité, ou si cela n’est pas possible, de permettre d’avoir un meilleur retour pour les créanciers que celui qu’apporterait une liquidation immédiate. Elle renforce la procédure de compromis avec les créanciers existants en qualité d’alternative à la liquidation, en imposant un moratorium pour les créanciers qui prennent des mesures pour exiger le remboursement de leurs créances. En attendant, l’administrateur tente de voir s’il est possible de « sauver » la société ou non.

Dernière mise à jour : août 2026

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