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Rwanda

Rwanda

Population 11,8 millions
PIB par habitant 772 $US
A4
Evaluation des risques pays
A4
Environnement des affaires
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

 

  2016 2017 2018 (e) 2019 (p)
Croissance PIB (%) 6,0 6,1 7,2 7,8
Inflation (moyenne annuelle, %) 5,7 4,9 1,9 2,7
Solde public / PIB (%) * -3,5 -4,9 -4,2 -4,9
Solde courant / PIB (%) -15,9 -6,8 -8,7 -8,6
Dette publique / PIB (%) 44,5 48,4 49,2 49,8

(e) : Estimation. (p) : Prévision. * Année fiscale du 1er juillet au 30 juin. Données 2019 : AF 18-19.

POINTS FORTS

  • Potentiel géologique : cassitérite, coltan, or, pierres précieuses (aigue-marine, rubis, saphir),
  • Potentiel touristique
  • Développement d’un tissu industriel
  • Environnement des affaires comptant parmi les plus favorables du continent africain
  • Progrès importants en matière de gouvernance et relative stabilité politique

POINTS FAIBLES

  • Forte dépendance aux cours des matières premières et à l’aide internationale
  • Enclavement et exposition aux tensions géopolitiques de la région des Grands Lacs
  • Forte pression démographique ; densité de population parmi les plus élevées d’Afrique

Appréciation du risque

Un modèle de croissance toujours porteur

En 2019, l’activité restera vive et devrait continuer à accélérer, récoltant, notamment, les dividendes de l’investissement public. En particulier, l’investissement réalisé, en cours et prévu, dans le secteur agricole devrait se traduire par une nouvelle montée en puissance de la production de thé et de café, principales cultures d’exportations du pays. L’accent mis sur le développement du secteur minier et les industries de transformation (textiles et cuirs, aliments transformés) devrait aussi se traduire par une hausse de la production, mais aussi participer à l’élargissement de la base d’exportations. L’investissement dans le tourisme et les infrastructures, à l’image du projet de construction de l’aéroport de Bugesera, continuera également de soutenir l’activité. Si l’impulsion de la croissance proviendra toujours du secteur public, l’investissement privé devrait poursuivre sa progression graduelle, grâce à la dynamique de réformes favorables aux entreprises qui ne faiblit pas. L’ouverture de la première usine d’assemblage de véhicules du pays en 2018 témoigne, par exemple, de la diversité des opportunités d’investissements. Par ailleurs, la reprise de la croissance du crédit au secteur privé (soutenue par une politique monétaire accommodante) et la faible inflation soutiendront la consommation privée, catalysant notamment les activités de commerce, ainsi que les services financiers et de transports.

 

Le déclin des aides influence la politique budgétaire

En 2018/19, la priorité des autorités en matière de gestion budgétaire reste l’effort visant à améliorer la mobilisation des revenus domestiques, dans un contexte de réduction progressive des aides budgétaires. Si le programme d’instrument de soutien à la politique économique du FMI a permis de réaliser des progrès, une nouvelle loi fiscale, entrée en vigueur en avril 2018, vise à poursuivre les efforts. Du côté des dépenses, les autorités ont adopté une nouvelle directive afin de contenir la progression de la masse salariale et de libérer des ressources supplémentaires pour les dépenses d’investissements en capital. Ces dernières continueront à progresser dans le but d’achever les projets en cours. Au global, le déficit budgétaire devrait se détériorer en 2018/19 en lien avec l’augmentation des dépenses dans la protection sociale, la santé, et l’éducation.

En dépit de la rapide progression de la dette publique, principalement à cause de l’investissement consenti ces dernières années, celle-ci semble engager sur une trajectoire soutenable, notamment en raison de la forte part de prêts concessionnels.

 

Position extérieure moins vulnérable, malgré un déficit courant toujours important

En 2019, le déficit courant devrait rester important, grevé par une balance commerciale toujours déficitaire. Les importations de biens d’équipement dans le cadre de la construction de l’aéroport de Bugesera pèseront particulièrement dans la balance. En les excluant, le déficit commercial se réduirait grâce au développement d’une plus large base d’exportations et à l’amélioration de la production agricole et minière. Un progrès des recettes touristiques devrait contribuer au comblement progressif du déficit du compte des services. En revanche, le compte des revenus devrait continuer à se détériorer à cause de la hausse des rapatriements de profits et, dans une moindre mesure, des rémunérations de salariés. Il pourrait en être de même pour le solde des transferts avec la baisse structurelle des aides et dons. En dépit de ce déficit courant, les flux d’IDE et les prêts projets devraient permettre de financer le déficit. Cela se traduit par une accumulation des réserves, qui s’établissent à plus de quatre mois d’importations, et à un ralentissement de la dépréciation du franc rwandais.

 

Environnement domestique stable malgré les tensions aux frontières

Le président Paul Kagamé s’est octroyé un troisième mandat consécutif en août 2017 obtenant officiellement près de 99 % des voix. En septembre 2018, l’hégémonie du Front patriotique rwandais (FPR) et de M. Kagamé s’est une nouvelle fois vérifiée lors du scrutin législatif : avec une coalition élargie de six partis, le FPR a remporté 74 % des voix et 40 des 53 sièges soumis au vote des électeurs. La place de l’opposition sera d’autant plus limitée que neuf autres sièges ont été obtenus par des alliés traditionnels du FPR. Régulièrement accusés de museler les dissidences et de contrôler l’espace politique, le président Kagame et le FPR sont aussi crédités du retour à la paix et à la stabilité politique. Le pays, en constante amélioration dans les classements internationaux depuis 15 ans, continue les réformes visant à améliorer l’attractivité de son environnement des affaires. En 2018, des mesures visant à réduire certaines lourdeurs administratives dans le secteur de la construction, à faciliter l’obtention des permis de construire et à réduire les pannes d’électricité ont par exemple été ciblées pour pallier certaines faiblesses. Classé 29e (sur 190 pays) dans le rapport Doing Business 2019, le pays se distingue par un climat des affaires comptant parmi les plus attrayants du continent. En revanche, les relations restent tendues avec ses voisins dans la région des Grands Lacs. Les tensions avec le Burundi, dégradées depuis l’éclatement de la crise politique burundaise en 2015, ont notamment connu une escalade à l’été 2018 après des attaques dans le sud du Rwanda. La situation sécuritaire précaire dans la région du Kivu (à l’est de la République démocratique du Congo) constitue également une source de crispation avec le voisincongolais.

 

Dernière mise à jour : Février 2019

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