Dans un contexte de crises successives et de croissance économique atone, les entreprises françaises doivent trouver de nouveaux clients et de nouveaux marchés pour assurer leur développement. Elles acceptent de plus en plus une prise de risque mesurée, à condition de renforcer leur connaissance client et leur politique de credit management.
Dans son édition du 4 octobre 2026, Option Finance consacre un dossier au rôle de l'assurance-crédit dans le développement commercial des entreprises françaises, en s'appuyant notamment sur la dernière étude Coface consacrée à la gestion des risques.
Une fonction Risque appelée à devenir moteur de croissance
L'étude Coface Gestion du risque : de la maîtrise à la croissance (2026), menée auprès de 1 250 décideurs en gestion des risques dans 13 pays, montre que les attentes envers les équipes risques et finance évoluent. 60 % des répondants estiment que, lorsqu'elles fonctionnent au mieux, ces équipes permettent de saisir des opportunités de croissance que l'entreprise aurait sinon écartées. D'ici trois à cinq ans, 44 % s'attendent à ce qu'elles deviennent des partenaires stratégiques de la croissance, contre 24 % aujourd'hui, et 45 % prévoient qu'elles deviendront des moteurs actifs de croissance et d'expansion.
Des obstacles demeurent cependant. 68 % des répondants citent la lenteur de la prise de décision comme un frein à leur croissance, et 52 % jugent les données utilisées pour leurs décisions de risque fragmentées ou très variables d'un marché à l'autre.
De la garantie à la fourniture de données
Au-delà de la couverture des impayés, qui reste la vocation première de l'assurance-crédit, Coface aide les entreprises à repérer de nouveaux relais de croissance. Avant de s'engager auprès d'un nouveau client, de plus en plus d'entreprises s'appuient sur l'information d'entreprise pour évaluer sa santé financière : Coface reçoit aujourd'hui une demande toutes les cinq secondes.
De plus en plus d'entreprises nous sollicitent pour vérifier la solvabilité des prospects qu'elles ont identifiés dans le cadre de leur développement commercial.
Carine Pichon, directrice générale pour la France, l'Afrique et l'Europe de l'Ouest, Coface
Pour répondre en temps réel, Coface continue d'investir dans l'intelligence artificielle afin d'enrichir ses données qualitatives, d'affiner ses analyses et d'accélérer le travail de ses équipes. Ces outils viennent en appui de ses arbitres et analystes, dont l'expertise et les échanges avec les entreprises restent au cœur de l'évaluation du risque.
Le témoignage d'Isigny Sainte-Mère
Le dossier donne la parole à Benoît Aubry, directeur administratif et financier d'Isigny Sainte-Mère. Cette coopérative laitière réalise 660 millions d'euros de chiffre d'affaires, dont 60 % à l'export. Il explique que Coface l'aide à repérer les clients et prospects financièrement fragiles, et que ses recommandations orientent les conditions de paiement de la coopérative.
Malgré les tensions géopolitiques, notamment au Moyen-Orient, ses encours garantis dans la région n'ont pas diminué. Coface a en revanche intensifié ses échanges de terrain avec l'entreprise, une gestion collaborative du risque qui soutient son développement international.
Lire l'article complet dans Option Finance, édition du 4 octobre 2026.




