Les études économiques et analyses risques pays et risques sectoriels Coface
Corée du Sud

Corée du Sud

Population 51,7 millions
PIB par habitant 31 846 $US
A3
Evaluation des risques pays
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Synthèse

principaux Indicateurs économiques

  2018 2019 2020 (e) 2021 (p)
Croissance PIB (%) 2,7 2,7 -1,0 3,0
Inflation (moyenne annuelle, %) 1,5 0,4 0,3 0,4
Solde public / PIB (%) 2,6 0,4 -3,2 -4,2
Solde courant / PIB (%) 4,5 3,6 3,3 3,4
Dette publique / PIB (%) 40,0 41,9 48,4 52,2

(e) : Estimation (p) : Prévision

POINTS FORTS

  • Base industrielle diversifiée
  • Leader dans l’électronique haut de gamme
  • Des dépenses de R&D privées et publiques élevées
  • Bon système éducatif
  • IDE diversifiés en Asie

POINTS FAIBLES

  • Concurrence de la Chine (acier, construction navale, électronique)
  • Niveau élevé d’endettement des ménages
  • Vieillissement de la population
  • Taux de chômage élevé chez les jeunes
  • Importateur net de marchandises
  • Surreprésentation des chaebols dans l’économie
  • Proximité de la Corée du Nord
  • Tensions croissantes avec le Japon

Appréciation du risque

La croissance devrait rebondir malgré les risques de baisse

La croissance devrait se redresser progressivement tout au long de 2021, grâce à une reprise de la consommation privée soutenue par des mesures de relance budgétaire, même si les exportations (40 % du PIB) devaient rester modestes. La demande extérieure est stimulée par la reprise stable en Chine, partenaire commercial clé (25 % des exportations), et dans le secteur des semi-conducteurs (17 % des exportations). Cela dit, les récentes restrictions américaines sur la technologie chinoise pourraient ajouter des pres- sions à la baisse, parallèlement à la diminution du prix des semi-conducteurs ces dernières années. Les quatre budgets supplémentaires (représentant 3,6 % du PIB) adoptés en 2020 devraient renforcer le moral des entreprises et des consommateurs, et entraîner une reprise de la consommation privée (46 % du PIB), bien qu’une hausse du taux de chômage (3,9 % en septembre 2020 contre 3,4 % pour la même période en 2019) et un endettement élevé des ménages (97,8 % du PIB en 2020) puissent la freiner dans une certaine mesure. Les investissements devraient rester modérés à la suite des perturbations de l’activité intérieure et à des perspectives de croissance plus faibles. L’inflation devrait rebondir et se rapprocher de la fourchette cible de 2 % fixée par la BOK (Banque de Corée), mais il est peu probable qu’elle l’atteigne malgré une reprise de la demande intérieure. Après deux baisses de taux de 25 points de base en 2020, la BOK ne devrait pas abaisser davantage son taux directeur afin d’éviter d’accroître l’endettement des ménages (qui a déjà atteint des niveaux élevés), laissant la reprise reposer uniquement sur des mesures de relance budgétaire, ce qui creuserait davantage le déficit budgétaire.

 

Le déficit budgétaire va se creuser pour la deuxième année consécutive

Le déficit budgétaire va se creuser en raison des mesures expansionnistes qui seront prolongées jusqu’en 2021 afin de soutenir une économie ayant souffert à cause de la pandémie. Le gouvernement a élaboré un budget record de 469,9 milliards de dollars pour 2021, la deuxième année consécutive où les dépenses dépassent les recettes. Compte tenu de l’augmentation du taux de chômage, le budget sera principalement axé sur la santé, le bien-être et l’emploi (30,5 % des dépenses budgétaires), et sur la création d’emplois (5,5 %), le président Moon Jae-in s’étant engagé à développer les emplois du secteur public avant la fin de son mandat en 2022. L’endettement public devrait s’aggraver en 2021 et être partiellement financé par l’émission d’obligations d’État. Le gouvernement prévoit de vendre 172 900 milliards de wons d’obligations en 2021 (167 000 milliards en 2020).

La balance des comptes courants devrait rester positive, car l’excédent commercial augmentera probablement en 2021. Si le tassement de la demande d’importations est partiellement compensé par les mesures de relance budgétaire, les exportations seront stimulées par la reprise en Chine. Étant donné que les frontières internationales resteront fermées jusqu’au premier semestre 2021, le déficit de la balance touristique (dû au fait que le nombre de Coréens se rendant à l’étranger dépasse celui des visiteurs étrangers) devrait diminuer, ce qui à son tour augmenterait l’excédent des comptes courants. L’économie devrait continuer à bénéficier de réserves de change confortables, représentant 10,4 mois d’importations en septembre 2020.

 

Pas d’améliorations majeures avec ses voisins

Le Parti démocratique au pouvoir du président Moon Jae-in a obtenu la majorité aux élections parlemen- taires d’avril 2020, grâce à l’approbation massive de la population pour sa gestion de la pandémie de COVID-19. Le parti de gauche au pouvoir pourrait faire avancer son programme de réformes avant les élections présidentielles de 2022, notamment en ce qui concerne le chômage et la réforme des chaebols – qui consiste à réduire la domination des conglomérats sur l’économie. Les relations avec les pays voisins ne semblent pas s’améliorer jusqu’à présent. Les tensions croissantes ont récemment conduit Pyongyang à faire exploser le bureau de liaison commun avec Séoul près de Kaesong (Corée du Nord). Il est peu probable que le conflit commercial actuel entre le Japon et la Corée du Sud – la Corée du Sud demandant des réparations au Japon pour des crimes commis pendant la Seconde Guerre mondiale – puisse s’apaiser sous l’impulsion du nouveau Premier ministre japonais Suga, qui a hérité de la ligne politique d’Abe.

 

Dernière mise à jour : Mars 2021

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