Djibouti

Afrique

PIB / Habitant ($)
3 604,0 $
Population (en 2021)
1,0 Millions

Evaluation

Risque Pays
C
Climat des affaires
C
Précédemment :
C
Précédemment :
C

suggestions

Résumé

Points forts

  • Position géostratégique à l’entrée de la mer Rouge et soutien de la communauté internationale
  • Émergence du pays en tant que plateforme commerciale, logistique et militaire régionale
  • Afflux d’investissements directs étrangers
  • Processus de modernisation des infrastructures portuaires et ferroviaires, zones franches
  • Au cœur du projet de route de la soie de la Chine
  • Seul accès à la mer pour l’Éthiopie, où transite plus de 90 % de son commerce

Points faibles

  • Points faibles
  • Risque élevé de surendettement
  • Dépendance à l’égard de l’Éthiopie et de la Chine
  • Importante économie informelle : grande pauvreté et chômage endémiques
  • Aridité du climat
  • Environnement des affaires difficile

Echanges commerciaux

Export des biens en % du total

Éthiopie
38%
Somalia, Somali Republic
23%
Yémen
7%
Brésil
6%
Qatar
5%

Import des biens en % du total

Europe 18 %
18%
Émirats arabes unis 18 %
18%
Chine 14 %
14%
Taïwan (République de Chine) 6 %
6%
Arabie saoudite 6 %
6%

Perspectives

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Croissance économique soutenue par l’amélioration des conditions extérieures

Après un net ralentissement en 2022, imputable aux retombées de l’instabilité économique et politique en Ethiopie et du conflit russo-ukrainien ayant particulièrement affecté l’activité portuaire, mais aussi à l’intensification des effets du changement climatique, la croissance économique a rebondi en 2023. La reprise du commerce international et régional accompagnant un apaisement relatif du conflit éthiopien a contribué à une croissance plus soutenue, qui devrait encore accélérer en 2024. L’activité du pays restera dominée par la demande pour les services (83 % du PIB en 2020), principalement logistiques et de transbordement, grâce à la croissance de la demande éthiopienne. Cependant, si le pays bénéficie d’une situation géostratégique favorisant les activités maritimes, il reste exposé aux aléas du commerce mondial et à la situation politique et économique de l’Ethiopie (dont 80 % du trafic de fret annuel du port de Djibouti dépend), soumise à la fragilité de l’accord de paix signé en novembre 2022 par le gouvernement fédéral éthiopien et les forces rebelles. Par ailleurs, le gouvernement poursuivra la mise en œuvre du Plan National de Développement (2020-2024) et du plan de développement à long terme, Vision 2035, qui ambitionnent de renforcer la position de Djibouti en tant que carrefour régional du commerce et de la logistique. Ainsi, l’investissement en capital fixe (33,8 % du PIB en 2022) continuera à être un moteur de croissance important, soutenu par la poursuite de différents projets d’infrastructures de transport et portuaires, financés principalement par l’endettement public auprès des principaux bailleurs bilatéraux (Chine, Arabie saoudite) et multilatéraux (Banque islamique de développement, Fonds arabe pour le développement économique et social). Ces projets en cours incluent le réaménagement du port historique en centre d’affaires, et la poursuite du développement de la zone franche industrielle du port de Damerjog, avec la construction d’une nouvelle jetée pétrolière en lien avec l’Ethiopie. En outre, la consommation des ménages (53,6 % du PIB en 2022) sera soutenue par une inflation plus modérée à mesure que les prix mondiaux des denrées alimentaires, des carburants et des produits de première nécessité diminuent.

Les déficits jumeaux se réduisent, mais le risque de surendettement reste élevé

En 2024, le déficit fiscal devrait rester sur une trajectoire descendante, sous l’impulsion du redressement des recettes douanières et de transbordement qui accompagne le regain de l’activité portuaire et de fret. Toutefois, les dépenses publiques resteront élevées. Ces dernières seront tirées par des dépenses d’investissement en capital accrues. Aussi, le gouvernement poursuivra son soutien du pouvoir d’achat des ménages via des programmes de subventions alimentaires et énergétiques. Le service de la dette, ayant triplé pour atteindre environ 4 % du PIB en 2022, continuera à alimenter le déficit. Cette vive hausse du service de la dette a déjà entraîné une accumulation d'arriérés extérieurs, estimés à plus de 3 % du PIB en 2022, et continuera de grever les finances publiques. Le financement des infrastructures pèsera encore lourdement sur la dette publique extérieure, dont plus de la moitié est due à la Chine, faisant apparaitre un risque élevé de surendettement.

Le déficit courant devrait continuer de se réduire en 2024, en raison de l’amélioration de la situation extérieure favorable à la reprise des activités d’exportation . Malgré une hausse des importations en volume (principalement de pétrole, fertilisant et huile de palme), le déficit commercial (25,3% du PIB en 2022) s’atténuera, et la reprise des activités portuaires favorisera l’élargissement de l’excédent des services (14,8% du PIB en 2022). Les rapatriements de leurs bénéfices par les investisseurs étrangers continueront d’alimenter le déficit du compte des revenus. Le compte des transferts gardera son excédent, alimenté par la location des terrains des bases et installations militaires étrangères (notamment par la France et les Etats-Unis, la Chine et le Japon) visant à lutter contre les activités terroristes et la piraterie dans la région. Cependant, le surplus du compte des transferts se réduira légèrement à mesure que l’aide extérieure diminue, dans le contexte de la guerre en Ukraine et d’un ralentissement économique mondial. Par ailleurs, les réserves de change devraient se maintenir à l’équivalent d’environ 3 mois d’importations sur 2023-24, et seront supportées par l’arrimage de la monnaie djiboutienne au dollar américain.

Une stabilité politique et sociale relative

Ismaïl Omar Guelleh, au pouvoir depuis 1999, a obtenu un cinquième mandat en remportant l’élection présidentielle en 2021 avec plus de 97% des voix, dans un scrutin boycotté par une large partie de l’opposition. La pauvreté généralisée (16,3 % de la population vivait sous le seuil de pauvreté en 2022), est accrue par une large population de réfugiés affluant depuis les pays voisins (Somalie, Ethiopie, Yémen, Erythrée), mais aussi par la crise alimentaire amplifiée par les pressions inflationnistes persistantes, et la sécheresse dans la Corne de l’Afrique. Dans ce contexte, la grogne populaire pourrait s’intensifier, mais la mainmise du gouvernement dissuade toutes formes de contestations d’ampleur. Le gouvernement poursuivra la mise en œuvre du plan de développement Vision 2035, qui a pour objectif de tripler le revenu par tête et d’améliorer les indicateurs de développement humain et social. L’environnement des affaires reste médiocre, souffrant notamment de la faiblesse de la gouvernance et de la corruption (130ème sur 180 en 2022, d’après Transparency International). Sur le plan international, les tensions avec les EAU sont entretenues par la persistance du litige entre Djibouti et DP World, détenu par l’émirat de Dubaï. En 2018, le pays avait résilié unilatéralement la concession du terminal à conteneurs de Doraleh au profit de l’opérateur portuaire China Merchants Port Holdings, renforçant ainsi les relations avec la Chine, premier partenaire économique de Djibouti.

Dernière mise à jour : août 2023

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