#Conseils d'experts

TPE-PME : la facturation électronique ne protège pas contre les impayés !

La réforme de la facturation électronique arrive, et avec elle, une idée reçue tenace : beaucoup de dirigeants imaginent que l'obligation de dématérialiser leurs factures sécurisera aussi leurs encaissements. Cette confusion est compréhensible, mais potentiellement dangereuse. Car si la réforme va faire évoluer les processus administratifs, elle ne changera rien en elle-même au risque d'impayé. Voici pourquoi, et surtout, ce que vous devez mettre en place en complément.

Une réforme qui change la forme, pas le fond

Dès septembre 2026, toutes les entreprises françaises assujetties à la TVA devront être en capacité de recevoir des factures électroniques structurées, transitant par une plateforme agréée. Les grandes entreprises et les ETI auront également l'obligation d'émettre des factures électroniques à compter de cette date. Les TPE et PME, en revanche, devront être en mesure de les recevoir, mais ne se verront dans l’obligation de modifier leur mode d’émission qu’en septembre 2027.

Le but de la réforme est avant tout l’amélioration de la traçabilité, au bénéfice des services fiscaux. Des avantages en découlent cependant pour les entreprises : un gain de temps et de clarté grâce à l’automatisation des flux de traitement, permettant une délivrance plus rapide des factures, avec un impact potentiel sur le DSO (délai moyen de paiement). Notons également que cela engendre une réduction des erreurs de saisie et une traçabilité accrue et sans erreur du statut de chaque document.

Les 4 apports de la réforme :

  • Automatisation de la facturation
  • Réduction des erreurs de saisie
  • Délais de traitement des factures raccourcis
  • Meilleure traçabilité du statut des documents

Attention, sécuriser le parcours de la facturation n’apporte cependant aucune sécurité réelle quant au risque client. La réforme ne fait qu’accélérer et améliorer un process déjà en cours pour nombre d’entreprises. Selon l'enquête Coface & Les Échos Études (Septembre 2025), 38% des TPE-PME utilisent déjà des outils de digitalisation de la facturation et 34% les jugent prometteurs. Ces outils améliorent la gestion, mais n’ont aucune incidence sur votre capacité réelle à être payé.

 

Quatre problématiques cruciales non abordées par la réforme

Une facture qui parvient plus rapidement chez votre client n'est pas nécessairement une facture mieux payée ! La dématérialisation n’impacte pas les aspects essentiels de votre recouvrement :

  1. Elle ne vous renseigne pas sur la solvabilité de votre client : le format structuré d'une facture ne dit rien de la capacité réelle de votre client à vous régler.
  2. Elle n'empêche pas les défaillances ou la soudaine tension sur la trésorerie de vos débiteurs, dans une période historiquement à risque. Rappelons qu’en 2025, près de 68 000 entreprises françaises ont été placées en procédure collective.
  3. Elle ne modifie pas les comportements de paiement des grands donneurs d'ordre, alors que les grandes entreprises restent structurellement parmi les moins bons payeurs vis-à-vis de leurs fournisseurs TPE et PME.
  4. Elle ne couvre pas l'export : c’est un angle mort de grande importance pour toute entreprise agissant à l’export, la réforme s'applique exclusivement aux transactions entre entreprises établies en France. La vente à l’étranger présente pourtant un risque client accru, avec des retards de paiement souvent plus longs et des impayés plus difficiles à recouvrer.

 

15 milliards d'euros : le coût des retards de paiement pour les PME

Selon le rapport 2024 de l'Observatoire des délais de paiement (Banque de France), les retards de paiement interentreprises ont privé les PME françaises de 15 milliards d'euros de trésorerie sur l'année. La réforme liée à la facturation électronique pourra certainement réduire la durée de certains retards liés à des frictions administratives, mais n’est pas calibrée pour s’attaquer aux causes réelles du problème.

 

Un format amélioré plutôt qu’une assurance de paiement

Considérant la lutte contre les impayés, la réforme imposant la facturation électronique ne touche donc que la structuration du document et la circulation des factures, avec une optimisation propice à éviter l’erreur.

Plusieurs points clés restent totalement à la charge de l’entreprise, sans protection ni facilitation :

  • L’évaluation du risque client en amont ;
  • L’ajustement des conditions de vente en fonction du risque client ;
  • La gestion des relances et du recouvrement ;
  • La capacité à absorber une perte en cas de défaillance client.

Or c'est précisément sur ces thématiques que les TPE-PME ont intérêt à étoffer leur arsenal. L'enquête Coface & Les Échos Études (Septembre 2025) révèle que 57 % des dirigeants de petites entreprises estiment ne pas être suffisamment protégés contre les retards de paiement et les impayés. Pour autant, seulement 10 % d’entre eux ont recours à l'assurance-crédit, alors même que 33 % la jugent efficace. Un décalage qui s’explique largement par une méconnaissance de cet outil et de ses bénéfices concrets.

Le risque client : des causes multiples pouvant conduire à l’impayé

La capacité de paiement de votre client peut évoluer indépendamment de votre relation commerciale et des habitudes de paiement antérieures. Les crises sectorielles, les tensions de trésorerie, la défaillance de l’un de ses propres clients, une exposition à l'international mal couverte : le format de votre facture ne réduit pas l’incertitude liée au risque client.

 

EasyLiner : la solution pour sécuriser vos factures et votre trésorerie

C'est précisément pour couvrir les risques liés à l’ensemble du processus de facturation et de recouvrement qu'EasyLiner a été conçu. Cette solution d'assurance-crédit développée par Coface et dédiée aux entreprises réalisant jusqu’à 10M € de chiffre d'affaires, repose sur trois piliers 

  • La prévention : avant même d'engager une relation commerciale, EasyLiner vous donne accès à l'évaluation de la solvabilité de vos prospects et clients, grâce à l'expertise mondiale de Coface et à ses données sur près de 200 marchés. Vous contractez en connaissance de cause et en cas de dégradation ultérieure, une alerte est déclenchée.
  • Le recouvrement : en cas de retard ou d'impayé de la part de débiteurs situés en France comme à l’étranger, Coface prend en charge les démarches de recouvrement grâce à un maillage d’experts locaux disposant d’une parfaite connaissance des procédés juridiques des pays concernés. Vous préservez ainsi votre relation commerciale tout en maximisant les chances de récupérer vos créances.
  • L'indemnisation : si le sinistre est avéré, vous êtes indemnisé. Votre trésorerie est protégée, l'effet domino est stoppé.

EasyLiner fonctionne en forfait annuel tout compris. Les équipes Coface vous accompagnent à la mise en place du contrat et jusqu’à sa gestion au quotidien, via un outil de gestion 100 % en ligne.

 

Deux approches complémentaires, non substituables

La facturation électronique et l'assurance-crédit n’ont pas le même objectif : la première optimise le traitement des factures, l'autre sécurise vos encaissements.

Utilisés ensemble, ces deux outils forment un dispositif cohérent et redoutable contre les impayés : vous agissez plus rapidement, plus sûrement et vous optimisez vos chances d’être payé.

Si la facturation électronique devient obligatoire en septembre 2026, l’apport d’EasyLiner peut sécuriser votre business dès aujourd’hui : obtenez votre devis EasyLiner en ligne, gratuitement et sans engagement !

Découvrez notre solution pour vous